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Joint Mobile Group

Organisation de défense des droits humains
Lauréat du Prix Front Line Defenders
2011

Le 5 mai 2011, Mary Robinson, ancienne présidente de l'Irlande et fondatrice de la Mary Robinson Foundation - Climate Justice, a remis le Prix Front Line Defenders au Joint Mobile Group de Fédération de Russie, pour récompenser leur travail exceptionnel d'enquête sur la torture, les assassinats et les disparitions en Tchétchénie.

En remettant le Prix, Mme Robinson a déclaré "Le travail du Joint Mobile Group est un exemple qui inspire de la façon dont les individus peuvent continuer à défendre la justice, la vérité et l'état de droit en dépit des pressions qu'on leur inflige. C'est le déni de justice qui permet aux tyrans de gagner. C'est pourquoi le travail des défenseur-ses des droits humains tels que le Joint Mobile Group est si important".

Prix Martin Ennals
2013

En octobre 2013, le Joint Mobile Group a reçu le Prix Martin Ennals pour son travail courageux d'enquête sur les exactions perpétrées en Tchétchénie. Micheline Calmy-Rey, présidente de la Martin Ennals Foundation a déclaré: "Le choix du jury montre une nouvelle fois que les défenseur-ses des droits humains sont les acteurs les plus importants et qu'ils peuvent faire la différence sur le terrain".

Le Joint Mobile Group est composé d'experts juridiques et en communication venant de différentes parties de la Fédération de Russie; ils se rendent en Tchétchénie lorsqu'il y a une affaire de violation des droits humains. Ils voyagent avec des caméras vidéo qui leur permettent de rassembler des preuves et d'interviewer les survivants et témoins, afin d'utiliser ces témoignages lors de poursuites devant la justice.

Compte tenu du climat d'impunité total qui règne en Tchétchénie, le Joint Mobile Group joue un rôle clé pour rassembler des preuves avant qu'elles ne soient contaminées ou détruites par la police locale et les forces de sécurité, qui ont par le passé tenté de bloquer des enquêtes en détruisant ou falsifiant des preuves. Pour de nombreuses familles qui ont perdu un être aimé, le Joint Mobile Group est le dernier espoir pour que justice soit rendue.

Russia

En Fédération de Russie, les défenseur-ses des droits humains (DDH) font l’objet d’actes de harcèlement, de surveillance, de violations de leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion, d’agressions violentes, de raids et perquisitions de leurs domiciles et bureaux, de campagnes de calomnie et diffamation, d'acharnement judiciaire, de détentions arbitraires et de mauvais traitements. Les DDH qui travaillent sur les questions relatives à la situation dans le Nord du Caucase (notamment en Tchétchénie, en Ingouchie et au Dagestan) sont particulièrement exposés au danger.