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Anastasia Baburova

Anastasia Baburova

DDH & journaliste
Novaya Gazeta

Le 19 janvier 2009, un agresseur qui portait un masque de ski a tué Anastasia Baburova, 25 ans, correspondante freelance pour le journal indépendant Novaya Gazeta, vers 15h, dans une rue du centre de Moscou à quelques pas du Kremlin. Anastasia Baburova venait tout juste de couvrir une conférence de presse lors de laquelle l'éminent avocat en droits humains Stanislav Markelov avait fermement dénoncé la libération anticipée d'un officier de l'armée russe inculpé en 2000 du meurtre d'une jeune fille Tchétchène. L'avocat et la journaliste venait de quitter l'Independent Press Center, où avait lieu la conférence de presse, et discutaient en marchant dans la rue.

Selon le quotidien indépendant Kommersant, qui cite des sources proches du parquet général, l'agresseur a tiré une balle derrière la tête de Stanislav Markelov avec un pistolet muni d'un silencieux. Anastasia Baburova aurait tenté de stopper le tueur qui est passé près d'elle après avoir tiré sur Stanislav Markelov; selon le Kommersant qui cite des témoins anonymes, le tueur lui a alors tiré une balle dans la tête. Stanislav Markelov, 34 ans, est décédé sur le coup; Anastasia Baburova est décédée quelques heures plus tard dans un hôpital de Moscou, où elle venait de subir une opération chirurgicale.

Anastasia Baburova était étudiante en journalisme à l'Université de Moscou et contribuait au journal Novaya Gazeta depuis octobre 2008, pour lequel elle couvrait les activités des groupes néo-nazis et les crimes raciaux.

Chaque année à Moscou, le Comité du 19 janvier organise une manifestation anti-fasciste et les gens apportent toujours des fleurs à l'endroit où l'avocat et la journaliste ont été tués.

 

Russia

Les DDH sont souvent victimes de harcèlement, de surveillance, d'agressions physiques, de menaces, de perquisitions et de fouilles de leurs bureaux et domiciles, de campagnes de diffamation et calomnieuses, d'acharnement judiciaire, de détention arbitraire et de mauvais traitements, ainsi que de violations du droit à la liberté d'expression, d'association et de rassemblement. Des DDH ont aussi été assassinés à cause de leur travail.