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Les défenseuses des droits humains Zahra Mohammadi et Mursal Ayar enlevées

Statut: 
Enlevée
À propos de la situation

Le 3 février 2022, la défenseuse des droits humains Zahra Mohammadi a été enlevée dans son bureau de Kart-e-Parwan, à Kaboul, et détenue par les talibans dans un lieu inconnu. Le 2 février 2022, une autre défenseuse des droits humains, Mursal Ayar, a également été enlevée chez elle, dans le district de Kart-e-Naw, à Kaboul. La famille de la défenseuse a indiqué qu’au moins dix hommes armés, également soupçonnés d’être des talibans, sont entrés dans leur maison en agressant physiquement Mursal Ayar, avant de l’enlever. Ces attaques surviennent deux semaines après l’enlèvement et la disparition de la défenseuse des droits humains Tamana Zaryab Paryani, aux côtés de ses trois sœurs et de la défenseuse Parwana Ibrahimkhel, enlevées chez elles à Kaboul.

À propos de Zahra Mohammadi

Zahra Mohammadi est membre de l’Afghan Women’s Solidarity Team, qui a organisé une manifestation en intérieur pour demander la libération de Tamana Zaryab Paryani et Parwana Ibrahimkhel le 2 février 2022. Dentiste de profession, elle défend pacifiquement les droits des femmes au travail et à l’éducation depuis la prise de contrôle de Kaboul par les talibans en août 2021. Même face à la répression violente des droits humains, de la liberté d’expression et de la dissidence, elle a participé à de nombreuses manifestations pacifiques à Kaboul, réclamant l’égalité des droits pour les femmes.

9 Février 2022
Les défenseuses des droits humains Zahra Mohammadi et Mursal Ayar enlevées

Le 3 février 2022, la défenseuse des droits humains Zahra Mohammadi a été enlevée dans son bureau de Kart-e-Parwan, à Kaboul, et détenue par les talibans dans un lieu inconnu. Le 2 février 2022, une autre défenseuse des droits humains, Mursal Ayar, a également été enlevée chez elle, dans le district de Kart-e-Naw, à Kaboul. La famille de la défenseuse a indiqué qu’au moins dix hommes armés, également soupçonnés d’être des talibans, sont entrés dans leur maison en agressant physiquement Mursal Ayar, avant de l’enlever. Ces attaques surviennent deux semaines après l’enlèvement et la disparition de la défenseuse des droits humains Tamana Zaryab Paryani, aux côtés de ses trois sœurs et de la défenseuse Parwana Ibrahimkhel, enlevées chez elles à Kaboul.

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Zahra Mohammadi est membre de l’Afghan Women’s Solidarity Team, qui a organisé une manifestation en intérieur pour demander la libération de Tamana Zaryab Paryani et Parwana Ibrahimkhel le 2 février 2022. Dentiste de profession, elle défend pacifiquement les droits des femmes au travail et à l’éducation depuis la prise de contrôle de Kaboul par les talibans en août 2021. Même face à la répression violente des droits humains, de la liberté d’expression et de la dissidence, elle a participé à de nombreuses manifestations pacifiques à Kaboul, réclamant l’égalité des droits pour les femmes.

Mursal Ayar est une défenseuse des droits humains et journaliste travaillant pour CNN. Elle plaide également pour les droits des femmes et a participé à plusieurs manifestations à Kaboul.

Les défenseuses des droits humains font face à des représailles pour leur résistance pacifique contre les talibans. Lors du sommet d’Oslo qui a eu lieu récemment, les représentantes afghanes ont fait part de leurs vives préoccupations au sujet de la détérioration de la situation des droits des femmes dans le pays et des graves représailles auxquelles font face celles et ceux qui dénonçaient les talibans. Elles ont aussi fait part de leur indignation concernant l’arrestation et la disparition de Tamana Zaryab Paryani et Parwana Ibrahimkhel et ont demandé leur libération immédiate.

Le 23 janvier 2022, le porte-parole taliban Zabihullah Mujahid a affirmé que les talibans avaient le droit d’arrêter et de détenir des dissidents. Depuis leur prise de contrôle de Kaboul en août 2021, les talibans commettent de graves violations des droits humains, notamment en arrêtant, détenant et torturant des défenseur-ses des droits humains, en effectuant des descentes dans des organisations de la société civile, en privant les femmes de leur droit à l’éducation et au travail, en battant les manifestants, mais aussi, en torturant ou tuant des activistes, des journalistes, des minorités et d’anciens dignitaires du gouvernement.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par l’enlèvement et la disparition subséquente des défenseuses des droits humains Zahra Mohammadi et Mursal Ayar. Elle estime que les défenseuses des droits humains sont attaquées pour avoir défendu les droits des femmes en Afghanistan et pour avoir participé à des manifestations pacifiques contre les talibans. Front Line Defenders est également préoccupée par la disparition de Parwana Ibrahimkhel, Tamana Zaryab Paryani et de ses trois sœurs, qui ont été enlevées chez elles le 19 janvier 2022.

Front Line Defenders appelle la communauté internationale à exiger que les talibans libèrent immédiatement les défenseuses des droits humains et mettent fin à toute forme de harcèlement à leur encontre. La communauté internationale doit également reconnaître les violations graves et continues des droits humains en Afghanistan, et tenir les talibans responsables de leurs attaques contre les défenseur-ses des droits humains.