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La défenseuse des droits humains Atena Daemi n’est plus autorisée à passer des appels téléphoniques

Statut: 
Harcèlement
À propos de la situation

Le 26 octobre 2021, la famille d’Atena Daemi a annoncé que les autorités de la prison de Lakan continuent de refuser de remettre sa carte de téléphone à la défenseuse. Atena Daemi n’a plus accès à sa carte et ne peut donc plus passer d’appels téléphoniques à sa famille depuis deux mois.

À propos d'Atena Daemi

Atena DaemiAtena Daemi est défenseuse des droits humains, militante contre la peine de mort et défenseuse des droits des femmes et des enfants. À cause de ses activités pacifiques en faveur des droits humains, notamment des manifestations pacifiques en faveur des enfants de Kobané en Syrie et en raison de son opposition à la peine de mort en Iran, elle a été arrêtée pour la première fois en Iran le 21 octobre 2014. En prison, Atena Daemi continue de défendre les droits humains en particulier les droits des prisonniers au sein du système carcéral iranien.

27 Octobre 2021
La défenseuse des droits humains Atena Daemi n’est plus autorisée à passer des appels téléphoniques

Le 26 octobre 2021, la famille d’Atena Daemi a annoncé que les autorités de la prison de Lakan continuent de refuser de remettre sa carte de téléphone à la défenseuse. Atena Daemi n’a plus accès à sa carte et ne peut donc plus passer d’appels téléphoniques à sa famille depuis deux mois.

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Atena Daemi est défenseuse des droits humains, militante contre la peine de mort et défenseuse des droits des femmes et des enfants. À cause de ses activités pacifiques en faveur des droits humains, notamment des manifestations pacifiques en faveur des enfants de Kobané en Syrie et en raison de son opposition à la peine de mort en Iran, elle a été arrêtée pour la première fois en Iran le 21 octobre 2014. En prison, Atena Daemi continue de défendre les droits humains en particulier les droits des prisonniers au sein du système carcéral iranien.

Le 26 octobre 2021, la famille d’Atena Daemi a annoncé que les autorités de la prison refusent toujours de donner une carte téléphonique à la défenseuse et qu’elle n’a donc pas pu téléphoner à sa famille depuis plus de deux mois. Il a également été signalé que ses codétenues ont été menacées et ne sont pas autorisées à communiquer avec elle ou sa famille sous quelque forme que ce soit. Le 12 août 2021, Atena Daemi a entamé une grève de la faim pour protester contre les privations répétées de ses appels téléphoniques et la mauvaise gestion de la prison. Elle a mis fin à sa grève le 17 août 2021 lorsqu’elle a pu de nouveau passer des appels. Cependant, sa carte de téléphone a été confisquée et la défenseuse des droits humains ne peux plus contacter sa famille depuis. Atena Daemi a également signalé des épisodes d’humiliation et elle est privée de son droit de travailler dans l’atelier de la prison parce qu’elle ne porte pas le « tchador », un voile exigé par le règlement du quartier des femmes de la prison de Lakan.

Le 21 mai 2015, la 28e branche du tribunal révolutionnaire a condamné la défenseuse à 14 ans de prison après un procès inéquitable de seulement 15 minutes. En janvier 2016, l’affaire d’Atena Daemi a été jugée en appel devant la 36e branche de la Cour d’appel, et le 15 février 2016, elle a été libérée après avoir payé une caution de 6,5 milliards de rials iraniens. En vertu de l’article 134 du Code pénal islamique, Atena Daemi devait purger la peine maximale de l’accusation la plus grave, qui est de sept ans d’emprisonnement dans son cas. Elle a donc été arrêtée le 26 novembre 2016 après que les forces de sécurité ont perquisitionné son domicile familial, où elle vivait depuis qu’elle avait été libérée sous caution en février ; ils l’ont placée en détention préventive et transférée dans la prison d’Evin.

L’acharnement judiciaire et les poursuites contre la défenseuse des droits humains sur la base de fausses accusations se sont poursuivis dans la prison d’Evin. Bien que la défenseuse des droits humains ait presque fini de purger sa peine, de nouvelles accusations ont été portées contre elle pendant sa détention. Le 2 juillet 2020, Atena Daemi a été condamnée par la 24e Branche du tribunal révolutionnaire de Téhéran à deux ans de prison supplémentaires et 74 coups de fouet. L’avocat de la défenseuse des droits humains a assisté à l’audience pour l’accusation de "propagande contre l’État", accusation pour laquelle elle a été condamnée à un an, et à un an de plus et 74 coups de fouet pour avoir "troublé de l’ordre de la prison".

Dans la soirée du 16 mars 2021, Atena Daemi a été transférée de la prison d’Evin à la prison de Lakan à Rasht, dans le nord de l’Iran. Elle purgeait sa peine dans le quartier des femmes de la prison d’Evin depuis décembre 2016, période au cours de laquelle elle n’a bénéficié d’aucune permission. Aucune raison n'a été donnée pour expliquer ce changement. Après son transfert à la prison de Lakan, au cours duquel Atena Daemi a été menottée, on lui a refusé de passer des appels téléphoniques et d’accéder à ses effets personnels. La famille de la défenseuse des droits humains estime que son transfèrement à la prison de Lakan, située à quatre heures et demie du domicile de ses parents, est une forme d'exil et un acte destiné à limiter les droits de visite de la famille.

Le 21 octobre 2021 a marqué le 7e anniversaire de la détention de la défenseuse des droits humains. Front Line Defenders est préoccupée par le fait que les autorités refusent à Atena Daemi de passer des appels téléphoniques à sa famille, à ses amis et à ses avocats et pense qu’il s’agit de représailles contre ses efforts légitimes et pacifiques pour promouvoir et protéger les droits humains en prison en Iran. Front Line Defenders réitère également ses préoccupations concernant les conditions de détention en Iran pendant la pandémie de COVID-19, notamment le surpeuplement, le refus de laisser les prisonniers passer des appels téléphoniques, et le mépris pour le bien-être des prisonniers, ainsi que le manque d’hygiène.