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Suspension des appels téléphoniques de la défenseuse des droits humains Alieh Motallebzadeh

Statut: 
Détenue
À propos de la situation

Le 5 septembre 2021, la défenseuse des droits humains Alieh Motallebzadeh, actuellement détenue à la prison d’Evin, a été informée que ses appels téléphoniques sont suspendus pour deux mois, sans aucune explication. Alieh Motallebzadeh est incarcérée dans le prison d'Evin depuis le 13 octobre 2020.

À propos de la FDDH

Alieh Motallebzadeh est défenseuse des droits humains, journaliste et responsable adjointe de l’Association iranienne pour la défense de la liberté de la presse. Elle travaille pour différentes publications sur les droits des femmes, notamment le magazine Zanan (Femmes) désormais interdit et a participé à la campagne Un Million de Signatures, qui appelait à une plus grande égalité des sexes. En outre, elle est membre de la campagne pour protéger les femmes contre les attaques à l'acide en Iran.

8 Septembre 2021
Suspension des appels téléphoniques de la défenseuse des droits humains Alieh Motallebzadeh

Le 5 septembre 2021, la défenseuse des droits humains Alieh Motallebzadeh, actuellement détenue à la prison d’Evin, a été informée que ses appels téléphoniques sont suspendus pour deux mois, sans aucune explication. Alieh Motallebzadeh est incarcérée dans le prison d'Evin depuis le 13 octobre 2020.

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Alieh Motallebzadeh est défenseuse des droits humains, journaliste et responsable adjointe de l’Association iranienne pour la défense de la liberté de la presse. Elle travaille pour différentes publications sur les droits des femmes, notamment le magazine Zanan (Femmes) désormais interdit et a participé à la campagne Un Million de Signatures, qui appelait à une plus grande égalité des sexes. En outre, elle est membre de la campagne pour protéger les femmes contre les attaques à l'acide en Iran.

Le 5 septembre 2021, Alieh Motallebzadeh a été informée que ses appels téléphoniques sont suspendus pour deux mois et elle n'a reçu aucune explication concernant ces restrictions. La décision a été annoncée verbalement par le conseil de la prison, qui est dirigé par le représentant du procureur et par les autorités pénitentiaires. La défenseuse des droits humains s’est prononcée ouvertement contre la propagation du COVID-19 dans le quartier des femmes de la prison d’Evin et a critiqué la réponse inadéquate des autorités pénitentiaires face à la pandémie en juillet 2021.

Ce n’est pas la première fois qu’Alieh Motallebzadeh est prise pour cible pour avoir exercé son droit fondamental à la liberté d’expression en prison. Le 26 avril 2021, les autorités de la prison d’Evin ont refusé qu'elle passe des appels téléphonique après qu'elle a déposé une plainte depuis la prison contre l’utilisation de la mise à l'isolement dans les prisons iraniennes comme moyen de torture.

En juillet 2017, la défenseuse a été condamnée à trois ans de prison pour « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » et « activités de propagande contre l’État » par la 26e branche du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Ce verdict avait été confirmé par le 36e branche de la cour d'appel de Téhéran en octobre 2017. L’une des accusations portées contre elle était « l'organisation et la participation à des ateliers sur l’autonomisation des femmes à l'étranger (en Géorgie) ». Alieh Motallebzadeh a commencé à purger sa peine le 13 octobre 2020.

Le 19 juillet 2021, Alieh Motallebzadeh a obtenu une permission pour des raisons médicales après avoir contracté le COVID-19 dans le quartier des femmes de la prison d’Evin. Elle a été renvoyée à la prison d’Evin le 30 août 2021, bien que, selon les médecins, elle souffrait toujours de séquelles dues au COVID-19. Le 17 juillet 2021, elle a publié un fichier audio depuis la prison d’Evin dans lequel elle critiquait la négligence des autorités pénitentiaires d’Evin face au COVID-19 et leur incapacité à mettre en œuvre des mesures de prévention et de protection suffisantes. Elle a également critiqué l’accès discriminatoire aux permissions médicales, ce qui expose les défenseur-ses des droits humains à un risque plus élevé de contracter le COVID-19 en prison.

Front Line Defenders est préoccupée par la suspension des appels téléphoniques d'Alieh Motallebzadeh à sa famille, ses amis et ses avocats et pense qu'il s'agit de représailles contre ses efforts légitimes et pacifiques pour promouvoir et protéger les droits humains en Iran. Front Line Defenders réitère également ses préoccupations concernant les conditions de détention en Iran pendant la pandémie de COVID-19, notamment le surpeuplement, le refus de soins médicaux et le mépris du bien-être des prisonniers, ainsi que le manque d'hygiène.