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Trois défenseuses des droits humains polonaises bientôt jugées

Statut: 
Acquittée
À propos de la situation

Le 3 mars 2021, Elżbieta Podleśna, Anna Prus et Joanna Gzyra-Iskandar ont été acquittées par le tribunal de Plock des accusations d'« atteintes aux croyances religieuses » en vertu de l'article 196 du Code pénal polonais.

La première audience de l'affaire ouverte contre Elzbieta Podlesna, Anna Prus et Joanna Gzyra-Iskandar doit avoir lieu le 13 janvier 2021 dans la ville de Plock. Les trois défenseuses des droits des femmes sont accusées d'"offense à des croyances religieuses", en vertu de l'article 196 du Code pénal polonais, et risquent jusqu'à 2 ans d'emprisonnement.

À propos d'Elzbieta Podlesna

Elzbieta (Ela) Podlesna est une militante indépendante ; elle est l'une des 14 femmes agressées par des manifestants d'extrême droite après qu'elles ont brandi une banderole sur laquelle on pouvait lire «Stop au fascisme» lors d'une marche organisée le jour de l'indépendance à Varsovie en 2017. Des manifestants d'extrême droite marchaient avec des symboles racistes et fascistes et scandaient des slogans tels que "Pologne blanche".

9 Mars 2021
Les défenseuses des droits humains acquittées dans l'affaire de la "Vierge Marie arc-en-ciel"

Le 3 mars 2021, Elżbieta Podleśna, Anna Prus et Joanna Gzyra-Iskandar ont été acquittées par le tribunal de Plock des accusations d'« atteintes aux croyances religieuses » en vertu de l'article 196 du Code pénal polonais. Les accusations avaient été portées contre les défenseuses des droits humains suite à leur publication d'autocollants et d'affiches représentant la Vierge Marie avec un halo arc-en-ciel pour promouvoir les droits des LGBTIQ+. Les frais de justice sont à la charge de l'État.

Dans son ordonnance de clôture, la juge qui présidait l'audience a déclaré : " L'objectif [des militantes] était de soutenir les personnes LGBT. [...] Ici se pose la question : cette forme d'expression controversée n'avait-elle pas pour but d'introduire un problème important dans le débat public? Il semble que cette audience et un tel intérêt pour le procès soient la réponse à cette question. Il n'y a aucune disposition dans le catéchisme de l'Église catholique qui exclut les personnes non-hétéronormatives. Il y a de l'amour, du respect mutuel et de la compréhension ". La juge a déclaré que leur action ne répondait pas aux critères d'« atteintes aux croyances religieuses » et visait plutôt à attirer l'attention sur la question de l'homophobie. Elle a également mentionné de nombreuses lettres reçues de catholiques qui affirmaient que l'image de la Vierge Marie sur un fond arc-en-ciel ne les offensait pas, ni leurs croyances religieuses.

Le procureur chargé de l'affaire avait requis une restriction de liberté de six mois sous la forme de 30 heures de travaux d'intérêt général non rémunérés à titre de peine pour les défenseuses des droits humains si elles étaient condamnées. L’avocat de l’ancien curé de la paroisse où les autocollants avaient été collés avait exigé une peine plus sévère d’un an et demi d’emprisonnement. La peine maximale prévue par l’article 196 du Code pénal est de deux ans d’emprisonnement. Front Line Defenders salue l'acquittement des trois défenseuses des droits humains ainsi que la démonstration de solidarité nationale et internationale en réponse à cette affaire.

6 Janvier 2021
Trois défenseuses des droits humains polonaises bientôt jugées

La première audience de l'affaire ouverte contre Elzbieta Podlesna, Anna Prus et Joanna Gzyra-Iskandar doit avoir lieu le 13 janvier 2021 dans la ville de Plock. Les trois défenseuses des droits des femmes sont accusées d'"offense à des croyances religieuses", en vertu de l'article 196 du Code pénal polonais, et risquent jusqu'à 2 ans d'emprisonnement.

Le 29 avril 2019, Elzbieta Podlesna, Anna Prus et Joanna Gzyra-Iskandar ont collé des affiches représentant la Vierge Marie (connue sous le nom de Vierge noire de Częstochowa), avec un halo arc-en-ciel autour de la tête et des épaules, en soutien aux droits LGBTI+. Aux premières heures du 6 mai 2019, l'appartement d'Elzbieta Podlesna a été perquisitionné par la police, son matériel a été saisi et elle a été détenue pendant plusieurs heures. En juillet 2020, Elzbieta Podlesna, Anna Prus et Joanna Gzyra-Iskandar ont été accusées d'avoir «insulté publiquement un objet de culte religieux sous la forme de cette image qui offensait les sentiments religieux d'autrui» en vertu de l'article 196 du Code pénal.

Front Line Defenders pense que la diffusion d'affiches fait partie du droit à la liberté d'expression, et qu'Elzbieta Podlesna, Anna Prus et Joanna Gzyra-Iskandar sont criminalisées à cause de leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Front Line Defenders appelle les autorités polonaises à abandonner les charges portées contre les trois défenseuses des droits humains.