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Procès a venir de sept défenseur-ses de l'environnement accusés de "déplacement forcé".

Statut: 
Procès à venir
À propos de la situation

Le procès des défenseur-ses de l'environnement Christopher Castillo, Jeffry Suazo, Michael Aguilar, Víctor Hernández, Patricia Godoy, María Valladares et Fernando Hernández doit avoir lieu le 27 avril 2021 devant la Cour suprême du Barrio la Granja, Tegucigalpa. Les défenseur-ses de l'environnement sont assignés à résidence depuis qu'ils ont été arrêtés par la force le 29 mars 2021. Tous les sept sont inculpés de « déplacement forcé », passible d’une peine de trois à neuf ans d’emprisonnement.

À propos d'ARCAH

Alternativa de Reivindicación Comunitaria y Ambientalista de Honduras (ARCAH) est une organisation qui défend les ressources naturelles de la communauté et qui plaide contre les projets d'extraction au Honduras. Christopher Castillo est coordinateur général de l'ARCAH.

26 Avril 2021
Procès a venir de sept défenseur-ses de l'environnement accusés de "déplacement forcé".

Le procès des défenseur-ses de l'environnement Christopher Castillo, Jeffry Suazo, Michael Aguilar, Víctor Hernández, Patricia Godoy, María Valladares et Fernando Hernández doit avoir lieu le 27 avril 2021 devant la Cour suprême du Barrio la Granja, Tegucigalpa. Les défenseur-ses de l'environnement sont assignés à résidence depuis qu'ils ont été arrêtés par la force le 29 mars 2021. Tous les sept sont inculpés de « déplacement forcé », passible d’une peine de trois à neuf ans d’emprisonnement.

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Christopher Castillo, Jeffry Suazo, Michael Aguilar, Víctor Hernández, Patricia Godoy, María Valladares et Fernando Hernández sont défenseur-ses de l'environnement dans la communauté de Loarque et membres de l'Alternativa de Reivindicación Comunitaria y Ambientalista de Honduras (ARCAH), une organisation qui défend les ressources naturelles de la communauté et qui plaide contre les projets d'extraction au Honduras. Christopher Castillo est coordinateur général de l'ARCAH.

Le 29 mars 2021, les sept défenseur-ses des droits de l'environnement et d'autres membres de l'ARCAH étaient en train de manifester pacifiquement devant les bureaux de l'entreprise avicole "El Cortijo" pour protester contre les activités de l'entreprise qui polluent une rivière locale, lorsqu'ils ont été violemment arrêtés et menacés par près de 90 agents des forces de sécurité de l'État. Le groupe d'agents était composé d'officiers de la police nationale hondurienne, du Commando des "Tigres" et de la Direction des enquêtes policières (DPI). Les agents sont arrivés sur le site dans deux tanks militaires et cinq voitures de patrouille et n'ont présenté aucun ordre de dispersion ni mandat d'arrêt. Les policiers ont confisqué les téléphones portables des défenseur-ses et les ont fouillés, avant de les emmener à la Direction des enquêtes policières (DPI) à Kennedy, à Tegucigalpa. De là, les défenseur-ses de l'environnement ont ensuite été conduits à l'Unité métropolitaine de prévention (UMEP 1), où ils ont été détenus pendant plus de 20 heures et accusés de « déplacement forcé ». Christopher Castillo, Jeffry Suazo, Michael Aguilar, Víctor Hernández, Patricia Godoy, María Valladares et Fernando Hernández ont été libérés de l'UMEP 1 le 30 mars 2021 et assignés à résidence en attendant leur procès.

Des membres de l'ARCAH ont déjà signalé aux autorités des menaces et des attaques contre eux en relation avec leur travail légitime en faveur de la défense des ressources naturelles et du territoire. Depuis janvier 2020, Christopher Castillo bénéficie des mesures de sécurité du Mécanisme de protection des défenseur-ses des droits humains au Honduras, en raison des précédentes tentatives d'assassinat et des menaces de mort répétées qu'il a reçues.

Au cours des derniers mois, Front Line Defenders a observé une augmentation inquiétante de l'utilisation de l'accusation de déplacement forcé contre les défenseur-ses des droits humains au Honduras, en particulier contre ceux et celles qui défendent l'environnement, le droit à la terre et le territoire. En décembre 2020, le défenseur des droits humains Víctor Vásquez du Movimiento Indígena Independiente Lenca de La Paz (Mouvement Lenca Indigène de La Paz, Honduras (MILPAH) a été mis en examen pour des accusations fabriquées de toutes pièces de déplacement forcé et en mars 2021, la défenseuse Jennifer Solórzano, membre de l'Organisation fraternelle noire du Honduras (OFRANEH), a été inculpée en vertu du même chef d'accusation.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par la criminalisation de Christopher Castillo, Jeffry Suazo, Michael Aguilar, Víctor Hernández, Patricia Godoy, María Valladares et Fernando Hernández en vertu d'accusations sans fondement, ainsi que par les menaces persistantes à leur encontre et le recours excessif à la force lors de leur arrestation. Front Line Defenders estime que le recours excessif à la force lors de leur arrestation et la criminalisation des défenseur-ses de l'environnement lors d'une manifestation pacifique font partie d'une stratégie plus large d'intimidation contre les défenseur-ses de l'environnement au Honduras, qui vise à décourager leurs activités légitimes en faveur des droits humains.