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Procès des défenseur-ses des droits des migrants Seán Binder, Sarah Mardini et Nassos Karakitsos

Statut: 
En procès
À propos de la situation

Le procès de Seán Binder, Sarah Mardini et Nassos Karakitsos débutera le 18 novembre 2021 devant le tribunal de Mytilene Misdemeanor à Lesvos. Les trois défenseur-ses des droits humains sont accusés de « trafic de clandestins », de « blanchiment d’argent », d’« espionnage » et d’« appartenance à une organisation criminelle » et, s’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à 25 ans de prison.

À propos des DDH

Seán Binder, Sarah Mardini et Nassos Karakitsos sont des défenseur-ses des droits des migrants qui ont travaillé avec l’Emergency Response Center International (ERCI) entre 2016 et 2018. L’ERCI accomplissait un travail humanitaire considérable qui consistait à aider plus de 1000 personnes à rester en sécurité, à organiser des ateliers et des cours de natation pour les enfants dans le camp de Kara Tepe pour les migrants et à fournir une assistance médicale aux résidents du camp de Moria à Lesbos. L’ERCI était enregistrée en tant qu’organisation non gouvernementale et coopérait régulièrement avec les autorités grecques, y compris avec les garde-côtes grecs dans le cadre d’opérations de sauvetage.

17 Novembre 2021
Procès des défenseur-ses des droits des migrants Seán Binder, Sarah Mardini et Nassos Karakitsos

Le procès de Seán Binder, Sarah Mardini et Nassos Karakitsos débutera le 18 novembre 2021 devant le tribunal de Mytilene Misdemeanor à Lesvos. Les trois défenseur-ses des droits humains sont accusés de « trafic de clandestins », de « blanchiment d’argent », d’« espionnage » et d’« appartenance à une organisation criminelle » et, s’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à 25 ans de prison.

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Seán Binder, Sarah Mardini et Nassos Karakitsos sont des défenseur-ses des droits des migrants qui ont travaillé avec l’Emergency Response Center International (ERCI) entre 2016 et 2018. L’ERCI accomplissait un travail humanitaire considérable qui consistait à aider plus de 1000 personnes à rester en sécurité, à organiser des ateliers et des cours de natation pour les enfants dans le camp de Kara Tepe pour les migrants et à fournir une assistance médicale aux résidents du camp de Moria à Lesbos. L’ERCI était enregistrée en tant qu’organisation non gouvernementale et coopérait régulièrement avec les autorités grecques, y compris avec les garde-côtes grecs dans le cadre d’opérations de sauvetage.

Le procès de Seán Binder, Sarah Mardini et Nassos Karakitsos débutera le 18 novembre 2021 devant le tribunal de Mytilene Misdemeanor à Lesvos. Les trois défenseur-ses des droits des migrants sont accusés de « trafic de clandestins », de « blanchiment d’argent », d’« espionnage » et d’« appartenance à une organisation criminelle ». S’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à 25 ans de prison. Sarah Mardini a été arrêtée le 21 août 2018 alors qu’elle partait de l’aéroport de Lesbos pour l’Allemagne pour commencer sa deuxième année d’études à Berlin. Le même jour, Seán Binder s’est rendu volontairement en garde à vue pour rencontrer Sarah Mardini et a lui aussi été arrêté. Nassos Karakitsos a été arrêté dans les jours suivants. Ils ont été détenus pendant 106 jours en Grèce avant d’être libérés sous caution. Pendant son incarcération, Sarah Mardini a été placée à l’isolement et elle continue de recevoir des menaces de mort depuis qu’elle a été libérée sous caution. Suite à leur criminalisation, l’ERCI a mis un terme à ses activités en faveur des droits humains. Les trois défenseur-ses des droits humains ont signalé l’impact négatif de leur criminalisation sur leur situation personnelle et professionnelle, ainsi que sur leur santé mentale.

Le cas de Seán Binder, Sarah Mardini et Nassos Karakitsos n’est pas isolé, 21 autres personnes sont également poursuivies. En outre, en octobre 2020, les autorités grecques ont ouvert une enquête criminelle sur quatre organisations humanitaires internationales qui aident les réfugiés et les migrants, à savoir Mare Liberum, FFM (Forschungsgesellschaft Flucht und Migration), Sea Watch et Josoor, accusées d’ « espionnage, contrebande et participation à une organisation criminelle ». La seule source d’information à propos de l’enquête est le communiqué de presse publié par la Direction de la police de Lesbos le 28 septembre 2020. Le dossier criminel et les noms des ONG qui font l’objet d’une enquête ont été divulgués aux médias grecs et ont déclenché une campagne de diffamation contre les ONG, y compris des allégations d’arrestation imminente de leurs membres. Au moment de la rédaction de cet appel, le dossier a été transmis au juge et aucune des personnes concernées n’a reçu d’information officielle concernant l’enquête en cours contre elles.

Front Line Defenders est préoccupée par les poursuites judiciaires intentées contre Seán Binder, Sarah Mardini et Nassos Karakitsos, car il semble que cela soit uniquement lié à leur travail légitime et pacifique en faveur des droits des réfugiés et des migrants, ainsi qu’à leur rôle au sein de l’ERCI.