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Harcèlement continu contre le défenseur des droits humains et journaliste sri lankais Selvakumar Nilanthan

Statut: 
Menaces et intimidations
À propos de la situation

Le 27 novembre 2022, la police sri lankaise s’est rendue au domicile de Selvakumar Nilanthan à Batticaloa et a interrogé sa famille pour savoir où il se trouvait. Selvakumar Nilanthan a été forcé de quitter le Sri Lanka il y a 8 mois en raison de menaces et d’intimidations continues.

Le 2 septembre 2022, le défenseur des droits humains et journaliste Selvakumar Nilanthan a reçu l’ordre de se présenter au siège de la Division des enquêtes antiterroristes (CTID) à Kirulapone, Colombo, le 14 septembre 2022, pour un interrogatoire sur son soutien présumé à l’ancien groupe séparatiste armé tamoul, les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE).

À propos de Selvakumar Nilanthan

Selvakumar NilanthanSelvakumar Nilanthan est défenseur des droits humains et journaliste régional indépendant basé à Batticaloa, au Sri Lanka. Il est secrétaire du Batti Press Club et était membre du Batticaloa District Youth Club. Il couvre les injustices sociales, politiques et environnementales dans la province de l’Est. Il milite pour les droits humains et a écrit plusieurs articles pour des journaux tamouls. En raison de son militantisme légitime en faveur des droits humains et de son travail de journaliste, il est pris pour cible par la police de Batticaloa, convoqué à des interrogatoires, et il a été la cible de plusieurs ordonnances judiciaires limitant son droit de manifester.

7 Décembre 2022
Harcèlement continu contre le défenseur des droits humains et journaliste sri lankais Selvakumar Nilanthan

Le 27 novembre 2022, la police sri lankaise s’est rendue au domicile de Selvakumar Nilanthan à Batticaloa et a interrogé sa famille pour savoir où il se trouvait. Selvakumar Nilanthan a été forcé de quitter le Sri Lanka il y a 8 mois en raison de menaces et d’intimidations continues. La police a demandé à sa famille dans quel pays il vit actuellement, quels pays il a récemment visités et son numéro de téléphone. Ils ont menacé la famille de la forcer à comparaître à sa place, si Selvakumar Nilanthan ne répondait pas à la convocation de la police. L’intimidation de journalistes et de défenseur⸱ses des droits humains tamouls dans le nord et l’est du Sri Lanka, des zones très militarisées, se poursuit en toute impunité. Les menaces contre les membres des familles des défenseur⸱ses des droits humains est un fardeau supplémentaire s’ajoutant aux difficultés qu’ils sont forcés d’endurer.

14 Septembre 2022
Menaces et intimidations contre le défenseur des droits humains Selvakumar Nilanthan

Le 2 septembre 2022, le défenseur des droits humains et journaliste Selvakumar Nilanthan a reçu l’ordre de se présenter au siège de la Division des enquêtes antiterroristes (CTID) à Kirulapone, Colombo, le 14 septembre 2022, pour un interrogatoire sur son soutien présumé à l’ancien groupe séparatiste armé tamoul, les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE).

Selvakumar Nilanthan est défenseur des droits humains et journaliste régional indépendant basé à Batticaloa, au Sri Lanka. Il est secrétaire du Batti Press Club et était membre du Batticaloa District Youth Club. Il couvre les injustices sociales, politiques et environnementales dans la province de l’Est. Il milite pour les droits humains et a écrit plusieurs articles pour des journaux tamouls. En raison de son militantisme légitime en faveur des droits humains et de son travail de journaliste, il est pris pour cible par la police de Batticaloa, convoqué à des interrogatoires, et il a été la cible de plusieurs ordonnances judiciaires limitant son droit de manifester.

En mai 2022, Selvakumar Nilanthan a été pris pour cible sur internet. Des photos de membres de sa famille, dont ses enfants, ont été publiées sur Facebook dans le but de ternir son image et sa crédibilité en tant que journaliste. En réponse, il a écrit au commissaire adjoint de la police de Batticaloa pour lui demander de prendre des mesures adéquates contre la violence et les attaques en ligne.

Le 9 février 2022, des agents du Département des enquêtes criminelles (CID) ont interrogé Selvakumar Nilanthan pendant deux heures au poste de police d’Eravur, dans le district de Batticaloa. Il a été interrogé au sujet de ses antécédents personnels et professionnels, de ses liens avec les Tigres de libération de l’Eelam tamoul, ainsi qu’avec les médias de la diaspora. Il a également été interrogé sur son travail avec l’Association des journalistes tamouls du district de Batticaloa. Le 12 juillet 2021, Selvakumar Nilanthan a été interrogé sur les mêmes questions par la Division des enquêtes sur le terrorisme de la police de Batticaloa, qui a également demandé ses coordonnées de connexion à ses comptes Facebook, WhatsApp, courriel et bancaire.

En janvier 2020, des tracts contenant des menaces de mort à l’encontre de sept journalistes tamouls du district de Batticaloa, dont Selvakumar Nilanthan, ont été déposés au bureau du Batticaloa Press Club. Les journalistes pensent que ces tracts menaçants ont été placés sous la porte. La traduction du texte imprimé sur les tracts dit « Faites attention ! Faites attention !! Ce sont les Reporters qui ont reçu de l’argent des Tigres à l’étranger et qui travaillent contre le gouvernement. Ils seront bientôt condamnés à mort ! ». La photo sur les tracts provenait d’un événement que les journalistes de Batticaloa ont organisé le 9 janvier 2020 pour commémorer le 11e anniversaire du meurtre du journaliste et rédacteur en chef basé à Colombo, Lasantha Wickramathunga.

Le Sri Lanka a toujours ciblé et attaqué les défenseur⸱ses des droits humains pacifiques et les journalistes à cause de leur travail. Celles et ceux qui travaillent dans les zones touchées par la guerre dans les provinces du nord et de l’est du pays et les minorités religieuses et/ou ethniques sont particulièrement vulnérables aux menaces, à l’intimidation et aux représailles légales. Front Line Defenders a appelé à plusieurs reprises à mettre fin aux représailles et à protéger les défenseur⸱ses des droits humains et les journalistes au Sri Lanka.