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Sanaa Seif enlevée et placée en détention préventive

Statut: 
Détenue
À propos de la situation

Le 11 octobre 2020, le parquet a annoncé au tribunal du Sud du Caire qu'il n'examinerait pas les images de vidéo surveillance des caméras situées devant le parquet, pour des raisons de confidentialité.

Le 17 septembre 2020, la Cour d’assise du Caire a reporté l’audience de la défenseuse des droits humains Sanaa Seif au 11 octobre 2020. 

Le 9 août 2020, la défenseuse des droits humains Sanaa Seif a été interrogée par le parquet de l'État, en l'absence de son avocat. Le parquet a lancé deux chefs d'accusation supplémentaires : "insulte verbale à l'encontre d'un policier en fonction" et "diffamation d'un policier".

Le 8 juillet 2020, la famille de la défenseuse des droits humains Sanaa Seif a été informée que le 5 juillet 2020, le parquet a renouvelé la détention préventive de la défenseuse pour une durée supplémentaire de 15 jours.

Le 23 juin 2020, plusieurs officiers des Forces de sécurité en civil ont enlevé la défenseuse des droits humains Sanaa Seif devant le parquet général dans le quartier de Rehab au Caire. Elle a été reconduite au parquet une heure et demi plus tard.

À propos de Sanaa Seif

Sanaa SeifSanaa Seif est une défenseuse des droits humains qui a activement participé aux manifestations pacifiques lors de la révolution égyptienne en 2011. Elle réclame constamment la libération des défenseur-ses des droits humains et des prisonniers politiques emprisonnés en Égypte, et son travail se concentre également sur la promotion des droits sociaux et économiques dans le pays. À 17 ans, Sanaa Seif et un groupe d'amis ont lancé le journal indépendant "Al-gornal", pour aborder les problèmes au cœur du Printemps arabe. Elle est la sœur de la défenseuse des droits humains Mona Seif et du militant Alaa Abd El Fattah.

26 Mars 2021
Sanaa Seif condamnée à 18 mois de prison

Le 17 mars 2021, la Cour d'assise du Caire a condamné la défenseuse des droits humains Sanaa Seif à 18 mois d'emprisonnement pour « diffusion de fausses rumeurs sur la propagation du COVID-19 dans les prisons égyptiennes » et « utilisation abusive des réseaux sociaux ».

Sanaa Seif a été enlevée par plusieurs officiers en civil des forces de sécurité le 23 juin 2020, devant le parquet général dans le quartier de Rehab au Caire. Elle a été renvoyée devant le parquet une heure et demie plus tard et elle est placée en détention préventive depuis.

13 Octobre 2020
Le procureur refuse d'examiner des images vidéo surveillance

Le 11 octobre 2020, le parquet a annoncé au tribunal du Sud du Caire qu'il n'examinerait pas les images de vidéo surveillance des caméras situées devant le parquet, pour des raisons de confidentialité. Le tribunal avait précédemment accepté la demande de la défense de revoir les images, à la lumière de l'enlèvement de Sanaa Seif devant les locaux le 23 juin 2020. Le tribunal a également entendu un certain nombre de témoignages de policiers avant de programmer la prochaine audience, qui doit avoir lieu le 10 novembre 2020.

21 Septembre 2020
L’audience de Sanaa Seif reportée

Le 17 septembre 2020, la Cour d’assise du Caire a reporté l’audience de la défenseuse des droits humains Sanaa Seif au 11 octobre 2020. Selon sa famille, la cour a accepté la demande de la défense d’analyser les bandes de vidéo surveillance devant le parquet où Sanaa Seif avait été enlevée le 23 juin 2020, ainsi que les images devant la prison Tora, où sa mère et sa sœur avaient été agressées physiquement la veille.

Sanaa Seif avait été arrêtée peu après son enlèvement le 23 juin. Elle est accusée de « diffusion de fausses rumeurs », « incitation à des crimes terroristes » et « mauvais usage des réseaux sociaux ».

12 Août 2020
Sanaa Seif sous le coup de deux nouvelles accusations

Le 9 août 2020, la défenseuse des droits humains Sanaa Seif a été interrogée par le parquet de l'État, en l'absence de son avocat.

Le parquet a lancé deux chefs d'accusation supplémentaires : "insulte verbale à l'encontre d'un policier en fonction" et "diffamation d'un policier". La défenseuse des droits humains est déjà accusée de "diffusion de fausses rumeurs", "d'incitation à des crimes terroristes" et "d'utilisation malveillante des réseaux sociaux".

Sanaa Seif a été enlevée le 23 juin 2020 et placée en détention préventive pendant 15 jours, détention renouvelée tous les 15 jours depuis.

12 Juillet 2020
Renouvellement de la détention préventive de Sanaa Seif par contumace

Le 8 juillet 2020, la famille de la défenseuse des droits humains Sanaa Seif a été informée que le 5 juillet 2020, le parquet a renouvelé la détention préventive de la défenseuse pour une durée supplémentaire de 15 jours. Le renouvellement a eu lieu en l'absence de Sanaa Seif, de son avocat ou de sa famille, et ils n'ont pas été informés à l'avance que la détention pouvait être renouvelée.

24 Juin 2020
Sanaa Seif enlevée et placée en détention préventive

Le 23 juin 2020, plusieurs officiers des Forces de sécurité en civil ont enlevé la défenseuse des droits humains Sanaa Seif devant le parquet général dans le quartier de Rehab au Caire. Elle a été reconduite au parquet une heure et demi plus tard.

Télécharger l'appel urgent

Sanaa Seif est une défenseuse des droits humains qui a activement participé aux manifestations pacifiques lors de la révolution égyptienne en 2011. Elle réclame constamment la libération des défenseur-ses des droits humains et des prisonniers politiques emprisonnés en Égypte, et son travail se concentre également sur la promotion des droits sociaux et économiques dans le pays. À 17 ans, Sanaa Seif et un groupe d'amis ont lancé le journal indépendant "Al-gornal", pour aborder les problèmes au cœur du Printemps arabe. Elle est la sœur de la défenseuse des droits humains Mona Seif et du militant Alaa Abd El Fattah.

Le 22 juin 2020, Sanaa Seif, sa sœur Mona Seif et leur mère, la défenseuse des droits humains Lila Soueif, ont été agressées physiquement et volées par des femmes non identifiées devant la prison Tora. Sana Seif, sa sœur et sa mère venaient se présenter au poste de police depuis plusieurs jours, après que les autorités pénitentiaires aient promis de leur remettre une lettre de leur frère et fils emprisonné, Alaa Abd El Fattah. La famille n'a plus eu de nouvelles de lui depuis mars 2020, date à laquelle les visites familiales ont été suspendues à cause de l'épidémie de COVID-19. L'agression physique s'est produite devant plusieurs policiers, mais ces derniers ne sont pas intervenus lors de l'incident. Sanaa Seif souffre d'importantes ecchymoses à cause de l'attaque.

Le 23 juin 2020, les trois femmes se sont rendues au parquet avec leurs avocats pour déposer une plainte concernant l'incident de la veille devant la prison Tora. Sanaa Seif et son avocat ont été arrêtés à l'entrée du bâtiment et invités à présenter leur pièce d'identité. Lorsqu'ils ont présenté leurs cartes d'identité, l'avocat de Sanaa Seif a été repoussé et la défenseuse des droits humains a été contrainte de monter dans une camionnette sans plaque d'immatriculation, qui s'est éloignée suivie par trois voitures non immatriculées Sanaa Seif a été conduite dans un lieu inconnu, puis ramenée au parquet environ une heure et demie plus tard.

Elle a ensuite été interrogée par le procureur de la sûreté de l'État avant d'être condamnée à 15 jours de détention préventive pour diffusion de fausses rumeurs, incitation à des crimes terroristes et utilisation abusive des réseaux sociaux. Le même jour, le parquet public a publié une déclaration reliant les accusations portées contre Sanaa Seif à ses publications sur les réseaux sociaux, dans lesquelles elle plaidait pour la libération des défenseur-ses des droits humains et des militant-es politiques emprisonnés dans le contexte du COVID-19.

Sanaa Seif et sa famille ont été harcelées à plusieurs reprises par les autorités égyptiennes ces dernières années en raison de leurs activités en faveur des droits humains. En 2016, Sanaa Seif a été emprisonnée pendant six mois, tandis que son frère, le militant Alaa Abd El Fattah est en détention arbitraire depuis septembre 2019.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par le harcèlement continu contre la défenseuse des droits humains Sanaa Seif et les membres de sa famille. Front Line Defenders pense que Sanaa Seif a été enlevée et détenue en représailles contre ses activités pacifiques et légitimes en faveur des droits humains.