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Opération de police contre la société civile et des universitaires

Statut: 
Inculpé
À propos de la situation

Le 20 février 2019, le parquet a prononcé l'acte d'accusation de 16 défenseur-ses des droits humains, dont Yiğit Aksakoğlu, Ils sont notamment accusés d'avoir "tenté de renverser le gouvernement" à cause de leur participation présumée à l'organisation des manifestations du Parc Gezi, un important mouvement de protestation qui avait eu lieu en 2013.

Yiğit Aksakoğlu a été arrêté le 17 novembre 2018, pour avoir soi-disant "tenté de renverser le gouvernement ou pour éviter, en partie ou entièrement, qu'il exerce le pouvoir". Les 12 autres défenseur-ses des droits humains placés en détention préventive en même temps que lui lors d'opérations de police simultanées le 16 novembre, ont été libérés et placés sous contrôle judiciaire.

À propos de Yiğit Aksakoğlu

Yigit AksakogluYiğit Aksakoğlu est défenseur des droits humains et directeur de la section turque de la Bernar van Leer Foundation, qui travaille sur le développement dès la petite enfance. Il coordonnait le projet Istanbul95, en collaboration avec quatre autorités municipales d'Istanbul ; il s'agissait de surveiller la santé et le développement social de 480 nouveaux-nés et de leur famille. Il a également travaillé pour l'Unité de recherche et de formation sur les ONG de l'université Bilgi d'Istanbul et la Turkish Economic and Social Studies Foundation.

28 Février 2019
Inculpation de seize défenseur-ses des droits humains, dont Yiğit Aksakoğlu

Le 20 février 2019, le parquet a prononcé l'acte d'accusation de 16 défenseur-ses des droits humains, dont Yiğit Aksakoğlu, Ils sont notamment accusés d'avoir "tenté de renverser le gouvernement" à cause de leur participation présumée à l'organisation des manifestations du Parc Gezi, un important mouvement de protestation qui avait eu lieu en 2013. Yiğit Aksakoğlu est détenu depuis le 17 novembre 2018.

Yiğit Aksakoğlu est directeur de la section turque de la Bernar van Leer Foundation, qui travaille sur le développement dès la petite enfance. Il coordonnait le projet Istanbul95, en collaboration avec quatre autorités municipales d'Istanbul ; il s'agissait de surveiller la santé et le développement social de 480 nouveaux-nés et de leurs familles. Il a également travaillé pour l'Unité de recherche et de formation sur les ONG de l'université Bilgi d'Istanbul et la Turkish Economic and Social Studies Foundation. Les 15 autres défenseur-ses des droits humains sont des avocats, des urbanistes, des acteurs, des écrivains, des journalistes ainsi que des employés et des membres du conseil de l'organisation de la société civile Anadolu Kültür. Les 16 défenseur-ses des droits humains sont membres actifs de la société civile et appellent à la démocratie et à l'état de droit en Turquie depuis plusieurs années.

Le 20 février 2019, le parquet d'Istanbul a organisé une conférence de presse et a publié les détails de l'acte d'accusation des 16 DDH dont Yiğit Aksakoğlu. L'acte d'accusation est en attente d'approbation par la 30e Haute cour criminelle d'Istanbul. Dans l'acte d'accusation, long de 657 pages, les 16 défenseur-ses des droits humains sont accusés d'avoir organisé les manifestations du Parc Gezi en 2013, d'avoir "provoqué et préparé" les manifestations depuis 2011 et d'avoir "financé et coordonné les manifestations. Les défenseur-ses des droits humains sont accusés de plusieurs crimes, dont : "avoir tenté de renverser le gouvernement", "dégradation de biens publics", "possession illégale et transfert de substances toxiques", "dégradation de sanctuaires et de cimetières", "pillage" et "agression". Ils risquent la prison à perpétuité sans libération conditionnelle. Yiğit Aksakoğlu est détenu depuis novembre 2018 et il est placé à l'isolement.

Dans une lettre adressée au journal en ligne Bianet le 18 février 2019, Yiğit Aksakoğlu a révélé les détails de son interrogatoire en novembre 2018. Il a présenté une liste de questions de 100 pages, dont les retranscriptions de 150 enregistrements de ses conversations téléphoniques personnelles ou professionnelles. Les conversations datent de la période entre juin 2013 et février 2014, et seraient liées aux manifestations du Parc Gezi. Selon le défenseur, toutes ces conversations étaient liées à ses activités légitimes et légales dans le cadre de la société civile. Dans la lettre, il déclare également avoir été interrogé avec insistance pour déterminer s'il avait reçu des ordres d'une autre personne.

Au cours des deux dernières années, les autorités turques ont rouvert l'enquête criminelle sur les organisateurs présumés des manifestations du Parc Gezi en 2013. Osman Kavala, un éminent philanthrope et défenseur des droits humains, est accusé d'avoir commandité ces manifestations. Il est détenu depuis novembre 2017. De nombreux acteurs de la société civile turque ont été interrogés à propos de leur implication présumée dans les manifestations et au sujet de leur lien présumé avec Osman Kavala et de ses organisations Anadolu Kültür et Açık Toplum Vakfı.  

Yiğit Aksakoğlu a été arrêté lors d'opérations policières simultanées contre d'éminents universitaires et acteurs de la société civile dans plusieurs lieux d'Istanbul, Adana, Antalya et Muğla le 16 novembre 2018.  Le 17 novembre, il a été accusé d'avoir "tenté de renverser le gouvernement". La cour a basé sa décision sur des allégations indiquant qu'il a participé à plusieurs réunions, en tant que modérateur et facilitateur, pour organiser une nouvelle vague de protestations après les manifestations du Parc Gezi. La cour a également déclaré qu'il n'avait pas pu confirmer la date des réunions mais a conclu que les réunions étaient liées à la désobéissance civile et aux manifestations pacifiques d'après les enregistrements de son téléphone. Les conversations téléphoniques de Yiğit Aksakoğlu sont surveillées depuis 2013 et les autorités l'on également placé sous surveillance physique.

Front est préoccupée par la criminalisation des défenseur-ses des droits humains accusés d'avoir participé à des manifestations pacifiques, par la détention de Yiğit Aksakoğlu et par l'acharnement judiciaire contre les 16 défenseur-ses des droits humains, car il semble qu'ils soient pris pour cible uniquement à cause de leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Front Line Defenders exhorte les autorités turques à abandonner immédiatement et sans condition toutes les charges qui pèsent contre les 16 défenseur-ses des droits humains, et à garantir qu'en toutes circonstances, ils-elles puissent mener à bien leur travail légitime en Turquie, sans craindre ni restrictions ni représailles.

25 Novembre 2018
Arrestation de Yiğit Aksakoğlu

Yiğit Aksakoğlu a été arrêté le 17 novembre 2018, pour avoir soi-disant "tenté de renverser le gouvernement ou pour éviter, en partie en entièrement, qu'il exerce le pouvoir". Les 12 autres défenseur-ses des droits humains placés en détention préventive en même temps que lui lors d'opérations de police simultanées le 16 novembre, ont été libérés et placés sous contrôle judiciaire.

Yiğit Aksakoğlu est un défenseur des droits humains; il est directeur de la section turque de la Bernar van Leer Foundation, qui travaille le développement dès la petite enfance. Il coordonnait le projet Istanbul95, en collaboration avec quatre autorités municipales d'Istanbul; il s'agissait de surveiller la santé et le développement sociale d 480 nouveaux-nés et de leur famille. Il a également travaillé pour l'Unité de recherche et de formation sur les ONG de l'université Bilgi d'Istanbul et la Turkish Economic and Social Studies Foundation

Dans la matinée du 16 novembre 2018, la police a mené des perquisitions simultanées dans plusieurs lieux à Istanbul, Adana, Antalya et Muğla. 13 défenseur-ses des droits humains, dont des académiciens et d'éminents acteurs de la société civile ont été placés en détention préventive tandis qu'un mandat d'arrêt a été lancé contre 20 personnes. Les défenseur-ses des droits humains ont été détenus au poste de police de Vatan et interrogés par le procureur à propos de leur implication dans les grandes manifestations du parc Gezi en 2013, ainsi qu'à propos de leur lien avec Anadolu Kültür et Açık Toplum Vakfı, deux organisations de la société civile affiliées à Osma Kavala. Après leur interrogatoire, les 16 et 17 novembre 2018, tous les défenseur-ses des droits humains, à l'exception de Yiğit Aksakoğlu, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Bien que le verdict ne précise pas les termes du contrôle judiciaire, leurs avocats pensent que ce contrôle comprend une interdiction de voyager, une pratique répandue en Turquie.

Yiğit Aksakoğlu a été traduit devant la cour le 17 novembre 2018, et arrêté pour avoir soi-disant "tenté de renverser le gouvernement ou pour éviter, en partie en entièrement, qu'il exerce le pouvoir". La cour a motivé sa décision car il est accusé d'avoir participé à plusieurs rencontres, en tant que médiateur et facilitateur, dans le but d'organiser une nouvelle série de manifestations après celles du parc Gezi. La cour a également déclaré qu'elle n'a pas été en mesure de confirmer le calendrier des réunions mais a conclu que les réunions traitaient de désobéissance civile et de protestation pacifique, en se basant sur des écoutes téléphoniques. Les conversations téléphoniques de Yiğit Aksakoğlu sont surveillées depuis 2013, et les autorités le surveillent aussi physiquement.

Front Line Defenders fait part de ses inquiétudes concernant l'arrestation de Yiğit Aksakoğlu et l'enquête criminelle ouverte contre 13 défenseur-ses des droits humains, car il semble que cela soit uniquement lié à leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.

18 Novembre 2018
Opération de police contre la société civile et des universitaires

Le 16 novembre 2018 vers 6h, 13 défenseur-ses des droits humains, dont des universitaires et d'éminents acteurs de la société civile, ont été placés en détention préventive lors d'opérations menées simultanément par la police à Istanbul, Adana, Antalya et Muğla. Selon la police, 13 DDH ont été placés en détention préventive pour leurs "activités au sein d'une structure hiérarchique dirigée par Osman Kavala", un éminent philanthrope placé en détention préventive depuis plus d'un an. Les défenseur-ses des droits humains détenus sont des acteurs de la société civile affiliés à Anadolu Kültür, une organisation de la société civile dirigée par Osman Kavala. Ce mandat d'arrêt était initialement lancé contre 20 personnes mais à ce jour, seules 13 ont été arrêtées.

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Les DDH arrêtés sont Prof. Dr. Betül Tanbay, membre du département de mathématiques de l'université de Boğaziçi, membre d'Academics for Peace et directrice adjointe de l'European Mathematical Society ; Prof. Dr. Turgut Tarhanlı, Doyen de la faculté de droit de l'université Istanbul Bilgi et professeur de droit relatif aux droits humains ; Yiğit Ali Ekmekçi, directeur adjoint du conseil d'administration d'Anadolu Kültür ; Ali Hakan Altınay, membre du conseil d'administration d'Anadolu Kültür Executive ; Asena Günal, coordinateur générale d'Anadolu Kültür à Istanbul ; Meltem Aslan, ancienne directrice d'Anadolu Kültür et codirectrice du Truth Justice Memory Venter ; Çiğdem Mater, producteur de films et consultant pour Anadolu Kültür ; Yiğit Aksakoğlu, ancien employé de l'unité recherche et formation de l'ONG de l'université İstanbul Bilgi ; Hande Özhabeş, ancien employé de la Turkish Economic and Social Studies Foundation ; Bora Sarı, Ayşegül Güzel, Filiz Telek et Yusuf Cıvır.

Dans la matinée du 16 novembre 2018, la police a mené des perquisitions simultanées dans plusieurs lieux à Istanbul, Adana, Antalya et Muğla. Pour le moment, 13 défenseur-ses des droits humains, dont des universitaires et d'éminents acteurs de la société civile ont été placés en détention préventive tandis que le mandat d'arrêt vise 20 personnes. Les défenseur-ses des droits humains sont détenus au poste de police de Vatan, où ils seront interrogés par le parquet. Çiğdem Mater est le seul à être détenu au poste de police de Kaş et il sera transféré à Istanbul le 16 novembre. Après leur interrogatoire, ils pourraient être libérés ou déférés devant un tribunal après le week-end.

Selon une note d'information de la police, les défenseur-ses des droits humains ont été arrêtés dans le cadre d'une enquête sur l'éminent philanthrope Osman Kavala et sur les organisations de la société civile Anadolu Kültür et Toplum Vakfı, dont il est proche. Il est accusé d'avoir "tenté de renverser le gouvernement par la force en soutenant les manifestations du parc Gezi en 2013, pour propager le chaos et le désordre au niveau national". Cette note d'information prétend que les défenseur-ses des droits humains, en concertation avec Osman Kavala, ont organisé des réunions pour promouvoir et généraliser les manifestations du parc Gezi, ont fait venir des manifestants professionnels, des formateurs et des médiateurs de l'étranger pour se concentrer sur des questions telles que la désobéissance civile et les protestations pacifiques dans le but de faire durer les manifestations du parc Gezi, de participer à la création de nouveaux médias pour influencer l'opinion publique au sujet des manifestations actuelles et futures, et de rencontrer des organisations occidentales ou des étrangers afin de faire interdire la vente de gaz lacrymogène à la Turquie.

Front Line Defenders est préoccupée par la détention des 13 défenseur-ses des droits humains et par l'enquête criminelle dont il font l'objet, car il semble que tout cela soit uniquement lié à leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.