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Nouvelles poursuites judiciaires intentées contre la défenseuse des droits humains Kenia Inés Montalván

Statut: 
Acharnement judiciaire
À propos de la situation

Le 25 mars 2021, les avocats de la défenseuse des droits humains Kenia Inés Hernandez Montalván ont été informés par le parquet (FGR) qu'une nouvelle enquête a été ouverte contre la défenseuse des droits humains. La première audience est prévue pour le 27 mars 2021 et déterminera si elle sera formellement inculpée « d'attaques contre les voies de communication générales » en raison de sa résistance pacifique aux modèles de développement néolibéraux imposés par l'État mexicain.

À propos de Kenia Inés Hernández Montalván

Kenia MontalvanKenia Inés Hernández Montalván est une défenseuse des droits humains mexicaine ; elle est actuellement coordinatrice du Colectivo Libertario Zapata Vive (Collectif libertaire Zapata vit) et pendant longtemps elle était l'éminente dirigeante du Movimiento Nacional por la Libertad de los Presos Políticos (Mouvement national pour la liberté des prisonniers politiques). Le Colectivo Libertario Zapata Vive est un mouvement paysan qui défend le droit à la terre, l'identité collective et qui promeut différentes formes de résistance pacifique contre les modèles de développement ayant une approche néolibérale imposés par l'État mexicain.

26 Mars 2021
Nouvelles poursuites judiciaires intentées contre la défenseuse des droits humains Kenia Inés Montalván

Le 25 mars 2021, les avocats de la défenseuse des droits humains Kenia Inés Hernandez Montalván ont été informés par le parquet (FGR) qu'une nouvelle enquête a été ouverte contre la défenseuse des droits humains. La première audience est prévue pour le 27 mars 2021 et déterminera si elle sera formellement inculpée « d'attaques contre les voies de communication générales » en raison de sa résistance pacifique aux modèles de développement néolibéraux imposés par l'État mexicain.

L'ouverture d'une nouvelle procédure pénale contre la défenseuse des droits fonciers et indigènes Kenia Inés Hernandez Montalván porte à sept le nombre total de poursuites engagées contre elle, mettant en évidence une campagne de criminalisation. Ses avocats estiment que cette campagne est orchestrée par des acteurs corporatifs en collaboration avec les autorités locales en raison de son militantisme légitime pour le droit à la terre.

Kenia Inés Hernandez Montalván a été arbitrairement arrêtée pour la première fois le 6 juin 2020 alors qu'elle manifestait pacifiquement à un péage à Hortaliza-Valle de Bravo dans l'État de Mexico. À l'époque, elle avait été inculpée de « vol qualifié » et envoyée dans la prison de Chiconautla, Ecatepec, dans l'État de Mexico, avant d'être libérée sous condition.

Le 18 octobre 2020, Kenia Inés Hernández Montalván a été arrêtée une deuxième fois au péage d'Amozoc dans l'État de Puebla par environ 22 policiers et escortée par 20 voitures de police jusqu'à un poste de police. Lors de son arrestation, les policiers ne lui ont pas indiqué les raisons de l'arrestation ni des accusations portées contre elle. Elle a été incarcérée au Centre de réadaptation sociale de Santiaguito, situé à Almoloya de Juarez dans l'État de Mexico et accusée de « vol avec violence ».

Le 25 octobre 2020, le parquet général a demandé qu'un nouveau mandat d'arrêt soit émis contre elle pour le crime présumé « d'attaques contre les voies de communication générales ». Kenia Inés Hernandez Montalván a été transférée au CEFERESO n°16, où elle est maintenue en détention provisoire depuis. L'enquête est maintenant passée au stade de l'examen des preuves et la prochaine audience sur cette affaire devrait avoir lieu le 29 mars 2021 à Almoloya de Juárez, dans l'État de Mexico.

Kenia Inés Hernández Montalván, est bénéficiaire du Mécanisme fédéral pour la protection des défenseur-ses des droits humains et des journalistes depuis septembre 2019. Plusieurs autres membres du mouvement social qu'elle coordonne, Zapata Vive, qui milite pour le droit à la terre, font l'objet de menaces persistantes et de persécutions politiques depuis février 2019.

Front Line Defenders pense que Kenia Inés Hernandez Montalván est prise pour cible par les autorités mexicaines en raison de sa défense légitime du droit à la terre et des droits des peuples autochtones. En outre, l'organisation considère que la campagne de criminalisation contre la défenseuse des droits humains fait partie d'une stratégie plus large visant à intimider et à dissuader les autres de s'engager dans la défense des droits humains dans le pays. Front Line Defenders réitère son appel aux autorités mexicaines à libérer Kenia Inés Hernandez Montalván et à annuler les accusations infondées retenues contre elle.