Back to top

Interdiction de sortie du territoire imposée à Negad El-Borai

Statut: 
Abandon des charges
A propos de la situation

Le 30 août, le juge dinstruction nommé par la Cour dappel du Caire pour enquêter sur laffaire 173 de 2011 (connue sous le nom daffaire de financement étranger) a décidé dabandonner laffaire contre les défenseur-ses des droits humains  Azza Soliman, Negad El Borei, Magdi Abdel Hameed et Hossameldin Ali et leurs ONG de défense des droits humains.

Le 26 janvier, les autorités égyptiennes ont interdit à l'avocat spécialiste des droits humains M. Negad El-Borai de sortir du pays alors qu'il se trouvait à l'aéroport international du Caire pour prendre un avion à destination de la Jordanie, arguant de son implication dans la soi-disant affaire des « financements étrangers ».

A propos de Negad El-Borai

Negad El BoraiNegad El Borai est une personnalité connue au sein du mouvement des droits humains en Égypte. Il est avocat et dirige la section juridique de l'United Group. L'United Group est un cabinet d'avocats qui a joué un rôle historique pour le respect, notamment, de la propriété et des libertés individuelles. Il a aussi été chroniqueur pour le journal Al-Shorouk et plaide pour la liberté d'expression, de réunion et d'association. En janvier 2014, Negad El Borai a démissionné du National Council for Human Rights -NCHR (Conseil national égyptien des droits humains), pour protester contre sa position politisée et incohérente sur les violations des droits humains en Égypte. Le défenseur avait fondé et présidait également le Groupe pour le développement démocratique et était secrétaire général de l'Organisation égyptienne pour les droits humains.

6 Septembre 2021
Abandon de l'affaire intentée contre quatre défenseur-ses des droits humains et leurs ONG

Le 30 août, le juge dinstruction nommé par la Cour dappel du Caire pour enquêter sur laffaire 173 de 2011 (connue sous le nom daffaire de financement étranger) a décidé dabandonner laffaire contre les défenseur-ses des droits humains  Azza Soliman, Negad El Borei, Magdi Abdel Hameed et Hossameldin Ali et leurs ONG de défense des droits humains.  La décision garantit que les défenseur-ses des droits des droits humains seront acquittés de toutes les charges. Cependant, il y a d'autre procédures juridiques à suivre afin de retirer leurs noms des listes dinterdiction de voyager et pour lever le gel des avoirs personnels et institutionnels.

27 Janvier 2017
Interdiction de sortie du territoire imposée à Negad El-Borai

Le 26 janvier, les autorités égyptiennes ont interdit à l'avocat spécialiste des droits humains M. Negad El-Borai de sortir du pays alors qu'il se trouvait à l'aéroport international du Caire pour prendre un avion à destination de la Jordanie, arguant de son implication dans la soi-disant affaire des « financements étrangers ».

Télécharger l'appel urgent (PDF)

 

Le personnel de la sécurité de l'aéroport a empêché Negad El-Borai d'embarquer sur son vol pour la Jordanie le 26 janvier dernier en raison de la présence de son nom sur une liste comptant plusieurs autres défenseurs et défenseuses des droits humains interdits de sortie du pays. L'injonction en question provient du ministère public et du juge d'instruction en charge de l'affaire dite des « financements étrangers », aussi connue sous le nom Affaire n 173, qui a donné lieu à plusieurs interdictions de sortie du territoire depuis un an. Plus de 37 organisations égyptiennes des droits humains, ainsi que leurs dirigeants et personnel, ont été accusées de « réception de financements étrangers » et de « travail sans autorisation légale ».

Negad El-Borai a déjà été pris pour cible par les autorités égyptiennes en raison de son action de lutte contre l'usage de la torture en Égypte. Le 17 mai 2016, ce défenseur des droits humains a été sommé de se rendre à un cinquième interrogatoire par les autorités égyptiennes en lien avec la rédaction d'une nouvelle loi anti-torture. Negad El-Borai a également été entendu le 3 mars 2016 pour des accusations de « réception de financements étrangers » et de « travail sans autorisation légale ». L'année précédente, le 21 mai 2015, Negad El-Borai avait été interrogé par un juge d'instruction du Tribunal de Gizeh nord également pour la rédaction de cette loi anti-torture. Les interdictions de voyager sont une pratique commune dans le cadre de la répression contre les défenseurs et défenseuses des droits humains en Égypte depuis un an. Elles sont de plus souvent utilisées en Égypte pour intimider et faire taire ces derniers.

Ces derniers temps, les autorités égyptiennes ont interdit à l'éminent défenseur des droits humains Aida Seif de se rendre en Tunisie sur la base de « l'affaire des financements étrangers ». Plusieurs autres DDH sont sous le coup d'interdiction de sortie du pays en lien avec cette affaire, dont Mozn Hassan, Hossam Eldin Ali, Ahmed Ghonim, Bassim Samir, Esraa Abdel Fattah, Hoda Abdelwahab, Nasser Amin et Ahmed Ragheb. En 2016, de similaires interdictions ont frappées des défenseurs et défenseuses des droits humains égyptiens en dehors du cadre de cette affaire, dont Malek Adly , Omar Hazek , Reda Al Danbouki et Mohamed Lotfy uniquement en raison de leur action légitime et pacifique de défense des droits humains.

Front Line Defenders condamne l'interdiction de voyager imposée à Negad El-Borai ; celle-ci semble être un acte de représailles à la suite de son action légitime et pacifique en faveur des droits humains.

Front Line Defenders exhorte les autorités égyptiennes à :

1. lever immédiatement et sans condition l'interdiction de voyager imposée à Naged El-Borai et tous les autres défenseur-ses des droits humains en Égypte, Front Line Defenders considérant que ceux-ci sont pris pour cibles uniquement en raison de leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains ;

2. garantir qu’en toutes circonstances, tous-tes les défenseur-ses des droits humains en Égypte puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre de restrictions ni représailles.