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La défenseuse des droits humains Nasta Loika transférée dans un centre de détention provisoire et exposée à des accusations pénales

Statut: 
Détenue
À propos de la situation

Le 24 décembre 2022, les forces de l’ordre biélorusses ont transféré la défenseuse des droits humains Nasta Loika dans le centre de détention provisoire N° 1 à Minsk. La défenseuse est accusée en vertu d’au moins deux articles du Code pénal de la République de Biélorussie, dont l’un concerne le trouble de l’ordre public, tandis qu’on ignore encore quel est l’autre article.

Le 14 décembre 2022, la défenseuse des droits humains Nasta Loika a été condamnée à 15 jours supplémentaires de détention administrative pour « vandalisme mineur » (article 19.1 du Code des infractions administratives) par le tribunal du district de Pershamaiski à Minsk, en Biélorussie. C’est la sixième fois en quatre mois, et la quatrième fois consécutive que la défenseuse est condamnée.

Le 14 novembre 2022, le tribunal de district de Pershamaiski à Minsk, en Biélorussie, a de nouveau condamné la défenseuse des droits humains Nasta Loika à 15 jours de détention administrative pour « vandalisme mineur ». Nasta Loika devait initialement être libérée de sa précédente période de détention administrative, qui a commencé le 28 octobre 2022, le samedi 12 novembre. Cependant, les collègues de la défenseuse ont rapporté que le jour de sa libération, ils n’avaient aucune nouvelle de l’endroit où se trouvait Nasta Loika.

Le 31 octobre 2022, le tribunal de district de Pieršamajski à Minsk, en Biélorussie, a condamné la défenseuse des droits humains Nasta Loika à 15 jours de détention administrative pour « vandalisme mineur » en vertu de l’article 19.1 du Code des délits administratifs. On ignore à quoi ces charges sont liées. Avant cette condamnation, Nasta Loika a été arbitrairement arrêtée le 28 octobre 2022 par les forces de sécurité à Minsk, soi-disant pour extrémisme. C’est la troisième fois que la défenseuse des droits humains est condamnée pour la même accusation depuis septembre 2022.

À propos de Nasta Loika

Nasta Loika est une éminente défenseuse des droits humains biélorusse. Dans le cadre de son travail en faveur des droits humains, Nasta Loika se concentre sur les lois répressives « anti-extrémistes » et sur la protection des droits des migrants et des apatrides en Biélorussie. La défenseuse travaille également dans le domaine de l’enseignement des droits humains. À l’été 2021, les autorités biélorusses ont fermé l’organisation avec laquelle Nasta Loika travaillait, Human Constanta, qui promouvait les intérêts publics et les actions conjointes en réponse aux défis modernes dans le domaine des droits humains, dans le cadre d’une attaque orchestrée contre la société civile dans le pays.

7 Janvier 2023
La défenseuse des droits humains Nasta Loika transférée dans un centre de détention provisoire et exposée à des accusations pénales

Le 24 décembre 2022, les forces de l’ordre biélorusses ont transféré la défenseuse des droits humains Nasta Loika dans le centre de détention provisoire N° 1 à Minsk. La défenseuse est accusée en vertu d’au moins deux articles du Code pénal de la République de Biélorussie, dont l’un concerne le trouble de l’ordre public, tandis qu’on ignore encore quel est l’autre article.

Nasta Loika est une éminente défenseuse des droits humains biélorusse qui travaille dans le domaine de l’éducation aux droits humains. Elle travaille également sur l’utilisation de lois répressives « contre l’extrémisme » et milite pour la protection des migrants et des droits des apatrides en Biélorussie. À l’été 2021, les autorités biélorusses ont fermé l’organisation avec laquelle Nasta Loika travaillait, Human Constanta, qui promouvait les intérêts publics et les actions conjointes en réponse aux défis modernes dans le domaine des droits humains. Cette fermeture faisait partie d’une attaque orchestrée contre la société civile du pays.

Le 24 décembre 2022, les forces de l’ordre biélorusses ont transféré la défenseuse des droits humains Nasta Loika dans le centre de détention provisoire N° 1 à Minsk. Elle est accusée en vertu d’au moins deux articles du Code pénal de la République de Biélorussie. L’une d’elles concerne « l’organisation d’activités de groupe qui portent gravement atteinte à l’ordre public et comprennent la désobéissance évidente aux exigences juridiques des représentants du gouvernement ou aux activités qui ont entraîné l’interruption du fonctionnement des transports en commun, des entreprises, des institutions, ainsi que l’organisation ou la participation active à une telle action en l’absence de signes d’un crime plus grave », en vertu de l’article 342.1 du Code pénal. On ignore quelle est la 2e accusation pour le moment. Pour la première accusation, Nasta Loika risque jusqu’à 4 ans de prison.

Nasta Loika est détenue depuis le 28 octobre 2022. La défenseuse des droits humains a fait face à quatre arrestations administratives consécutives et à six arrestations administratives en tout pour « vandalisme mineur ». Au cours de ses précédentes périodes de détention administrative, Nasta Loika a été privée de son droit à l’assistance juridique et de son droit à recevoir des médicaments et des vêtements chauds. Nasta Loika a indiqué que pendant sa détention, elle a été exposée à la torture et aux traitements inhumains. De plus, la maison de sa mère a été perquisitionnée et des collègues soupçonnent qu’il s’agissait d’un acte de pression contre Nasta Loika. Les défenseur⸱ses des droits humains biélorusses ont indiqué que pendant qu’elle se trouvait dans le centre de détention d’Akrestina, elle a été forcée de rester dans la cour sans manteau pendant 5 à 6 heures. Nasta Loika a également voulu déclarer une grève de la faim, mais les gardiens du centre de détention ont refusé de lui fournir un papier et un stylo pour rédiger une déclaration.

Front Line Defenders condamne les accusations portées contre Nasta Loika ainsi que son placement en détention préventive. Front Line Defenders condamne les violences physiques et psychologiques perpétrées contre la défenseuse pendant sa détention. Les accusations et arrestations persistantes de Nasta Loika reflètent l’escalade des attaques menées par les autorités biélorusses contre les défenseur⋅ses des droits humains et la société civile. Front Line Defenders appelle à la libération immédiate et sans condition de Nasta Loika et à la fin des attaques répétées dont elle est la cible.

25 Décembre 2022
La défenseuse des droits humains Nasta Loika condamnée pour 15 jours de détention pour « vandalisme mineur » pour la quatrième fois consécutive

Le 14 décembre 2022, la défenseuse des droits humains Nasta Loika a été condamnée à 15 jours supplémentaires de détention administrative pour « vandalisme mineur » (article 19.1 du Code des infractions administratives) par le tribunal du district de Pershamaiski à Minsk, en Biélorussie. C’est la sixième fois en quatre mois, et la quatrième fois consécutive que la défenseuse est condamnée.

Nasta Loika est une éminente défenseuse des droits humains biélorusse qui travaille dans le domaine de l’éducation aux droits humains. Elle travaille également sur l’utilisation de lois répressives « contre l’extrémisme » et milite pour la protection des migrants et des droits des apatrides en Biélorussie. À l’été 2021, les autorités biélorusses ont fermé l’organisation avec laquelle Nasta Loika travaillait, Human Constanta, qui promouvait les intérêts publics et les actions conjointes en réponse aux défis modernes dans le domaine des droits humains. Cette fermeture faisait partie d’une attaque orchestrée contre la société civile du pays.

Le 14 décembre 2022, la défenseuse des droits humains Nasta Loika a été condamnée à 15 jours de détention administrative pour « vandalisme mineur » par le tribunal de district de Pershamaiski à Minsk. L’audience s’est déroulée en ligne. Nasta Loika devait être libérée le 12 décembre 2022, mais ce jour-là, ses collègues ont signalé qu’elle n’avait pas été libérée et qu’on ignorait où elle se trouvait.

Les collègues de la défenseuse ont également rapporté que le Comité des droits de l’Homme des Nations Unies avait déposé une plainte contre la Biélorussie et adopté des mesures provisoires dans l’affaire de Nasta Loika. La plainte a été déposée en vertu des articles 9 (droit à la liberté et à la sécurité d’une personne — détention arbitraire) et 14 (droit à un procès équitable) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. En vertu de l’article 94 du règlement intérieur du Comité, l’État partie est prié de fournir à Nasta Loika un accès immédiat à des soins médicaux indépendants et adéquats, y compris un transfert vers un établissement médical pertinent si nécessaire, lui fournir les vêtements adaptés selon les saisons et veiller à ce que son intégrité physique et mentale et sa vie soient protégées pendant que le Comité examine son cas.

Il s’agit de la quatrième détention administrative consécutive de Nasta Loika, la sixième en tout en 2022, pour « vandalisme mineur ». Au cours de ses précédentes périodes de détention administrative, la défenseuse a été privée de son droit à l’assistance juridique et de son droit à recevoir des médicaments et des vêtements chauds. Nasta Loika a indiqué que pendant sa détention, elle a été exposée à la torture et aux traitements inhumains. De plus, la maison de sa mère a été perquisitionnée et des collègues soupçonnent qu’il s’agissait d’un acte de pression contre Nasta Loika.

Front Line Defenders est très préoccupée par l’arrestation et la détention répétées de Nasta Loika. Front Line Defenders condamne les violences physiques et psychologiques perpétrées contre la défenseuse pendant sa détention. Les accusations et arrestations persistantes de Nasta Loika reflètent l’escalade des attaques menées par les autorités biélorusses contre les défenseur⋅ses des droits humains et la société civile. Front Line Defenders appelle à la libération immédiate et sans condition de Nasta Loika et à la fin des attaques répétées dont elle est la cible.

6 Décembre 2022
La défenseuse des droits humains Nasta Loika de nouveau condamnée à 15 jours de détention administrative pour « vandalisme mineur »

Le 29 novembre 2022, pour la cinquième fois en trois mois, le tribunal du district de Pershamaiski à Minsk, en Biélorussie, a condamné la défenseuse des droits humains Nasta Loika à 15 jours de détention administrative pour « vandalisme mineur ». Nasta Loika devait initialement être libérée de sa précédente détention administrative le 26 novembre 2022. Cependant, ses collègues ont rapporté que le jour de sa libération ils n’ont pas eu de nouvelles de Nasta Loika. La défenseuse devrait désormais être libérée le 14 décembre 2022.

Nasta Loika est une éminente défenseuse des droits humains biélorusse qui travaille dans le domaine de l’éducation aux droits humains. Elle travaille également sur l’utilisation de lois répressives « contre l’extrémisme » et milite pour la protection des migrants et des droits des apatrides en Biélorussie. À l’été 2021, les autorités biélorusses ont fermé l’organisation avec laquelle Nasta Loika travaillait, Human Constanta, qui promouvait les intérêts publics et les actions conjointes en réponse aux défis modernes dans le domaine des droits humains. Cette fermeture faisait partie d’une attaque orchestrée contre la société civile du pays.

Le 29 novembre 2022, le tribunal de district de Pershamaiski à Minsk a de nouveau condamné Nasta Loika à 15 jours de détention administrative pour « vandalisme mineur » en vertu de l’article 19.1 du Code des infractions administratives. Le 28 novembre 2022, à 10 h du matin, heure de Minsk, la maison de la mère de Nasta Loika a été perquisitionnée par la Direction principale pour la lutte contre le crime organisé et la corruption du ministère de l’Intérieur de la République de Biélorussie. La Direction est chargée d’enquêter sur les affaires criminelles, mais les collègues de la défenseuse soupçonnent qu’il s’agissait d’un acte de pression contre Nasta Loika. À ce stade, on ignore si Nasta Loika continue d’être exposée à la torture en détention.

Il s’agit de la troisième arrestation consécutive et de la cinquième arrestation en tout de Nasta Loika pour « vandalisme mineur » en 2022. Lors de ses précédentes périodes de détention administrative, la défenseuse n’avait pas eu accès à un soutien juridique et elle s’était vu refuser le droit de recevoir des médicaments et des vêtements chauds en prison. Nasta Loika a indiqué qu’elle a déjà été exposée à la torture et à des traitements inhumains en prison.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par les multiples arrestations et incarcérations de la défenseuse des droits humains Nasta Loika, ainsi que par les rapports troublants de violences physiques et psychologiques dont la défenseuse a été victime pendant sa détention. Front Line Defenders condamne également les actions ciblées contre la mère de Nasta Loika. Front Line Defenders pense que la défenseuse est régulièrement ciblée à cause de son travail pacifique en faveur des droits humains en Biélorussie et à cause de son refus de quitter le pays. Les accusations et arrestations persistantes de Nasta Loika reflètent l’escalade des attaques menées par les autorités biélorusses contre les défenseur⋅ses des droits humains et la société civile. Front Line Defenders appelle à la libération immédiate et sans condition de Nasta Loika et à la fin des attaques répétées dont elle est la cible.

20 Novembre 2022
La défenseuse des droits humains Nasta Loika de nouveau condamnée à 15 jours de détention administrative pour « vandalisme mineur »

Le 14 novembre 2022, le tribunal de district de Pershamaiski à Minsk, en Biélorussie, a de nouveau condamné la défenseuse des droits humains Nasta Loika à 15 jours de détention administrative pour « vandalisme mineur ». Nasta Loika devait initialement être libérée de sa précédente période de détention administrative, qui a commencé le 28 octobre 2022, le samedi 12 novembre. Cependant, les collègues de la défenseuse ont rapporté que le jour de sa libération, ils n’avaient aucune nouvelle de l’endroit où se trouvait Nasta Loika.

Nasta Loika est une éminente défenseuse des droits humains biélorusse qui travaille dans le domaine de l’éducation aux droits humains. Elle travaille également sur l’utilisation de lois répressives « contre l’extrémisme » et milite pour la protection des migrants et des droits des apatrides en Biélorussie. À l’été 2021, les autorités biélorusses ont fermé l’organisation où elle travaillait auparavant — Human Constanta — qui promouvait l’intérêt public et les actions conjointes en réponse aux défis modernes dans le domaine des droits humains. Cette fermeture faisait partie d’une attaque orchestrée contre la société civile du pays.

Le 14 novembre 2022, le tribunal de district de Pershamaiski à Minsk a de nouveau condamné Nasta Loika à 15 jours de détention administrative pour « vandalisme mineur » en vertu de l’article 19.1 du Code des délits administratifs. L’accusation a déclaré que Nasta Loika, alors qu’elle était détenue dans l’un des bureaux du ministère de l’Intérieur Pieršamajski Disctrict, a crié et s’est comportée de manière agressive et provocante, troublant ainsi l’ordre public et « faisant preuve d’un manque évident de respect envers la société ».

Lors de l’audience à laquelle Nasta Loika a assisté virtuellement, la défenseuse a déclaré avoir été soumise à des violences physiques et psychologiques pendant sa détention. Elle a été interrogée deux fois par la Direction générale de la lutte contre le crime organisé et la corruption du ministère de l’Intérieur de la République de Biélorussie, où elle a été électrocutée avec un pistolet paralysant. Nasta Loika a également signalé que le 11 novembre 2022, un des fonctionnaires du Centre d’isolement l’a forcée à rester dans la cour sans manteau pendant 8 heures, ce qui lui a provoqué un rhume important.

Il s’agit de la deuxième arrestation consécutive et de la quatrième arrestation en tout de Nasta Loika pour « vandalisme mineur » en 2022. Lors de sa précédente détention administrative, la défenseuse n’avait pas eu accès à un soutien juridique et elle s’était vu refuser le droit de recevoir des médicaments et des vêtements chauds en prison. Les collègues de Nasta Loika ont rapporté que, bien que le centre de détention ait accepté les médicaments envoyés à la défenseuse des droits humains, le colis ne lui a jamais été remis. Les responsables du centre de détention continuent de refuser les vêtements chauds et les articles d’hygiène personnelle destinés à Nasta Loika.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par les nombreuses arrestations et la détention continue de la défenseuse des droits humains Nasta Loika, ainsi que par les signalements horribles de violences physiques et psychologiques auxquelles la défenseuse est exposée pendant sa détention. Front Line Defenders pense que la défenseuse est régulièrement ciblée à cause de son travail pacifique en faveur des droits humains en Biélorussie et à cause de son refus de quitter le pays. Les accusations et arrestations persistantes de Nasta Loika s’inscrivent dans le cadre des attaques croissantes contre les défenseur⋅ses des droits humains et la société civile biélorusse, et Front Line Defenders appelle à sa libération immédiate et sans condition.

31 Octobre 2022
La défenseuse des droits humains Nasta Loika condamnée à 15 jours dé détention administrative pour « vandalisme mineur »

Le 31 octobre 2022, le tribunal de district de Pieršamajski à Minsk, en Biélorussie, a condamné la défenseuse des droits humains Nasta Loika à 15 jours de détention administrative pour « vandalisme mineur » en vertu de l’article 19.1 du Code des délits administratifs. On ignore à quoi ces charges sont liées. Avant cette condamnation, Nasta Loika a été arbitrairement arrêtée le 28 octobre 2022 par les forces de sécurité à Minsk, soi-disant pour extrémisme. C’est la troisième fois que la défenseuse des droits humains est condamnée pour la même accusation depuis septembre 2022.

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Nasta Loika est une éminente défenseuse des droits humains biélorusse qui travaille dans le domaine de l’éducation aux droits humains. Elle travaille également sur l’utilisation de lois répressives « contre l’extrémisme » et milite pour la protection des migrants et des droits des apatrides en Biélorussie. À l’été 2021, les autorités biélorusses ont fermé l’organisation où elle travaillait auparavant, Human Constanta, qui promouvait l’intérêt public et les actions conjointes en réponse aux défis modernes dans le domaine des droits humains. Cette fermeture faisait partie d’une attaque orchestrée contre la société civile du pays.

Le 31 octobre 2022, Nasta Loika a été condamné par le tribunal du district de Pieršamajski à Minsk, en Biélorussie, à 15 jours de détention administrative pour « vandalisme mineur » en vertu de l’article 19.1 du Code des infractions administratives. Le procès s’est déroulé en ligne en présence d’un avocat, mais les raisons qui ont motivé l’accusation n’ont pas été précisées. Nasta Loika est actuellement détenue dans le centre de détention d’Akrestina à Minsk.

Le 28 octobre 2022, à 14 h, la défenseuse a été arrêtée arbitrairement par les forces de sécurité à Minsk. À 18 h, une chaîne Telegram affiliée à l’État a publié une vidéo dans laquelle Nasta Loika était menottée et « avouait » avoir reçu des fonds d’organisations étrangères. Les autorités accusent la défenseuse des droits humains de « contribuer à l’extrémisme », une infraction pénale en vertu de l’article 361-4 du Code pénal de la République de Biélorussie. Dans la vidéo, la défenseuse admet avoir participé à des manifestations pacifiques et confirme qu’elle a travaillé pour Human Constanta, une organisation de défense des droits humains fermée par le gouvernement biélorusse. Travailler pour une organisation qui a été fermée est une infraction pénale dans le droit biélorusse. Nasta Loika admet également devant la caméra que Human Constanta a reçu un financement d’Amnesty International. Le message posté en même temps que la vidéo suggère que la réception d’un tel financement désigne l’organisation comme faisant partie du « collectif Occidental qui parraine une révolution en Biélorussie ». Dans la vidéo les autorités qualifient la défenseuse de « célèbre fraudeuse ». Le même jour, l’appartement de Nasta Loika a été perquisitionné par des fonctionnaires de la Direction générale de la lutte contre le crime organisé et la corruption du ministère de l’Intérieur de la République de Biélorussie, et son matériel a été confisqué.

Nasta Loika a fait face à plusieurs reprises à des représailles contre son travail en faveur des droits humains. Depuis le 6 septembre 2022, elle a déjà été condamnée à deux détentions administratives consécutives fondées sur des accusations de vandalisme mineur. Lors de sa précédente détention administrative, la défenseuse n’avait pas accès à un soutien juridique et elle s’est vu refuser le droit de recevoir des médicaments et des vêtements chauds en prison.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par l’arrestation arbitraire et la détention de la défenseuse des droits humains Nasta Loika. Front Line Defenders pense que la défenseuse est régulièrement ciblée à cause de son travail pacifique en faveur des droits humains en Biélorussie. Les accusations et arrestations persistantes de Nasta Loika s’inscrivent dans le cadre des attaques croissantes contre les défenseur⋅ses des droits humains et la société civile biélorusses, et Front Line Defenders appelle à sa libération immédiate et sans condition.