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Détention de Mohamed Ibrahim

Statut: 
accusé
À propos de la situation

Le 10 novembre 2020, le procureur général de l'État a accusé le défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim d'être impliqué dans l'affaire n°855 et l'a accusé d'avoir "rejoint un groupe terroriste" pour la deuxième fois.

Le 27 octobre 2020, le parquet a renouvelé la détention préventive du défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim pour 45 jours supplémentaires. L'avocat du défenseur des droits humains a déclaré qu'il continuait d'être victime de mauvais traitements en prison ; les visites familiales sont refusées depuis mars 2020 et l'administration pénitentiaire refuse de lui fournir des médicaments.

Mohamed Ibrahim est un blogueur et YouTuber qui a créé un blog, une page Facebook et une chaîne YouTube appelée Oxygen Egypt. Avant sa détention, il y publiait des rapports audio-visuels et écrits sur les droits humains et les questions politiques et économiques en Égypte. De plus, il interviewait régulièrement des journalistes, des membres de l'opposition et des défenseur-ses des droits humains.

Le 27 octobre 2020, le parquet a renouvelé la détention préventive du défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim pour 45 jours supplémentaires. L’avocat du défenseur a indiqué qu’aucune visite de sa famille n’était autorisée depuis mars 2020, que l’administration de la prison a bloqué la livraison de ses médicaments et qu’elle refuse de permettre à sa famille de transférer de l’argent sur son compte pénitentiaire pour qu'il ait accès aux biens essentiels. Sa famille est vivement préoccupée par la santé et le bien-être du défenseur des droits humains. En août 2020, il a été transféré à la prison d'Al-Aqrab, un centre de détention de sécurité maximale, réputé pour ses conditions inhumaines. Depuis mars 2020, des audiences de renouvellement de la détention du défenseur se sont tenues par contumace, en son absence et en l'absence de son avocat, ce qui constitue une violation de la loi égyptienne sur les procédures pénales.

Mohamed Ibrahim est placé en détention préventive depuis le 23 septembre 2019. Il a été arrêté alors qu'il se présentait à un poste de police local au Caire conformément aux mesures de précaution auxquelles il est soumis. L'endroit où il se trouvait pendant 18 jours est resté inconnu. Le 8 octobre 2018, le défenseur des droits humains a comparu devant la cour suprême qui l'a condamné à 15 jours de détention préventive pour la première fois. Le défenseur est accusé "d'appartenance à une organisation terroriste, diffamation et mauvaise utilisation des réseaux sociaux".

Front Line Defenders est préoccupée par les mauvais traitements infligés au défenseur Mohamed Ibrahim. Front Line Defenders pense qu'il est détenu et maltraité uniquement à cause de son travail pacifique en faveur des droits humains.

Le 24 août 2020, la famille du défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim a été informée que M. Ibrahim avait été transféré de la prison de Tora à celle d'Al-Aqrab, un centre de détention de sécurité maximale connu pour ses conditions inhumaines.

Le 5 mai 2020, le tribunal correctionnel du Caire a renouvelé la détention des défenseurs des droits humains Mohamed El-Baqer, Ibrahim Ezz El-Din, Mohamed Ibrahim et de la défenseuse des droits humains Mahienour El-Masry pour 45 jours supplémentaires.

Le 18 novembre 2019, le parquet suprême a renouvelé la détention préventive de Mohamed Ibrahim pour 15 jours supplémentaires.

Le 20 octobre 2019, le parquet suprême a renouvelé la détention de Mohamed Ibrahim pour 15 jours.

Le 8 octobre 2019, le défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim a comparu devant le parquet suprême et a été condamné à 15 jours de détention préventive.

Le 21 septembre 2019, le défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim a été arrêté alors qu'il se présentait au poste de police au Caire pour respecter son contrôle judiciaire.

Le 31 juillet 2019, le défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim a été libéré de la prison Tora mais il est sous le coup d'un contrôle judiciaire qui l'oblige à se présenter au commissariat deux fois par semaines.

À propos du DDH

hrd_mohamed_ibrahim.pngMohamed Ibrahim est blogueur et YouTubeur; il gère un blog, une page Facebook et une chaine YouTube appelée Oxygen Egypt, sur lesquels il publie des reportages audio-visuels et écrit sur les questions relatives aux droits humains et au développement politique et économique en Égypte. De plus, il interviewe régulièrement des journalistes, des membres de l'opposition et des défenseur-ses des droits humains.

25 Novembre 2020
Mohamed Ibrahim accusé dans l'affaire n°855

Le 10 novembre 2020, le procureur général de l'État a accusé le défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim d'être impliqué dans l'affaire n°855 et l'a accusé d'avoir "rejoint un groupe terroriste" pour la deuxième fois. Cette décision est intervenue une semaine après que le tribunal pénal du Caire a accordé la mise en liberté conditionnelle du défenseur des droits humains le 3 novembre 2020.

Mohamed Ibrahim avait disparu le 21 septembre 2020 après s'être présenté à un poste de police local au Caire, conformément aux mesures de sa liberté conditionnelle en vigueur à cette période. Le défenseur des droits humains a comparu devant la parquet suprême le 8 octobre 2020, où il a été accusé d'"appartenance à une organisation terroriste", de "diffamation" et de "mauvaise utilisation des réseaux sociaux".

4 Novembre 2020
Mauvais traitements infligés au défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim

Le 27 octobre 2020, le parquet a renouvelé la détention préventive du défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim pour 45 jours supplémentaires. L'avocat du défenseur des droits humains a déclaré qu'il continuait d'être victime de mauvais traitements en prison ; les visites familiales sont refusées depuis mars 2020 et l'administration pénitentiaire refuse de lui fournir des médicaments.

Mohamed Ibrahim est un blogueur et YouTuber qui a créé un blog, une page Facebook et une chaîne YouTube appelée Oxygen Egypt. Avant sa détention, il y publiait des rapports audio-visuels et écrits sur les droits humains et les questions politiques et économiques en Égypte. De plus, il interviewait régulièrement des journalistes, des membres de l'opposition et des défenseur-ses des droits humains.

Le 27 octobre 2020, le parquet a renouvelé la détention préventive du défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim pour 45 jours supplémentaires. L’avocat du défenseur a indiqué qu’aucune visite de sa famille n’était autorisée depuis mars 2020, que l’administration de la prison a bloqué la livraison de ses médicaments et qu’elle refuse de permettre à sa famille de transférer de l’argent sur son compte pénitentiaire pour qu'il ait accès aux biens essentiels. Sa famille est vivement préoccupée par la santé et le bien-être du défenseur des droits humains. En août 2020, il a été transféré à la prison d'Al-Aqrab, un centre de détention de sécurité maximale, réputé pour ses conditions inhumaines. Depuis mars 2020, des audiences de renouvellement de la détention du défenseur se sont tenues par contumace, en son absence et en l'absence de son avocat, ce qui constitue une violation de la loi égyptienne sur les procédures pénales.

Mohamed Ibrahim est placé en détention préventive depuis le 23 septembre 2019. Il a été arrêté alors qu'il se présentait à un poste de police local au Caire conformément aux mesures de précaution auxquelles il est soumis. L'endroit où il se trouvait pendant 18 jours est resté inconnu. Le 8 octobre 2018, le défenseur des droits humains a comparu devant la cour suprême qui l'a condamné à 15 jours de détention préventive pour la première fois. Le défenseur est accusé "d'appartenance à une organisation terroriste, diffamation et mauvaise utilisation des réseaux sociaux".

Front Line Defenders est préoccupée par les mauvais traitements infligés au défenseur Mohamed Ibrahim. Front Line Defenders pense qu'il est détenu et maltraité uniquement à cause de son travail pacifique en faveur des droits humains.

2 Septembre 2020
Mohamed Ibrahim transféré à la prison Al-Aqrab

Le 24 août 2020, la famille du défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim a été informée que M. Ibrahim avait été transféré de la prison de Tora à celle d'Al-Aqrab, un centre de détention de sécurité maximale connu pour ses conditions inhumaines. Ni la famille ni l'avocat de Mohamed Ibrahim n'ont été informés des raisons de ce transfert.

La détention préventive de Mohamed Ibrahim est renouvelée régulièrement depuis son arrestation en septembre 2019.

8 Mai 2020
La détention de plusieurs DDH renouvelée par contumace

Le 5 mai 2020, le tribunal correctionnel du Caire a renouvelé la détention des défenseurs des droits humains Mohamed El-Baqer, Ibrahim Ezz El-Din, Mohamed Ibrahim et de la défenseuse des droits humains Mahienour El-Masry pour 45 jours supplémentaires.

L'audience s'est tenue par contumace, en l'absence des défenseur-ses des droits humains ou de leurs avocats. Les défenseur-ses des droits humains sont détenus dans des conditions inhumaines, ce qui les expose à un risque élevé dans le contexte du COVID-19.

La décision d'organiser l'audience sans la présence, même par liaison vidéo, des défenseur-ses des droits humains ou de leurs avocats en raison des restrictions liées au COVID-19, vise clairement à utiliser ces restrictions pour refuser aux défenseur-ses des droits humains une procédure régulière.

 

20 Novembre 2019
Renouvellement de la détention préventive de Mohamed Ibrahim

Le 18 novembre 2019, le parquet suprême a renouvelé la détention préventive de Mohamed Ibrahim pour 15 jours supplémentaires.

23 Octobre 2019
Renouvellement de la détention de Mohamed Ibrahim

Le 20 octobre 2019, le parquet suprême a renouvelé la détention de Mohamed Ibrahim pour 15 jours.

12 Octobre 2019
Mohamed Ibrahim condamné à 15 jours de détention préventive

Le 8 octobre 2019, le défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim a comparu devant le parquet suprême, dix-huit jours après sa disparition soudaine. Mohamed Ibrahim est accusé d'"appartenance à une organisation terroriste", de "diffamation" et de "mauvaise utilisation des réseaux sociaux". Le parquet suprême a ordonné 15 jours de détention préventive.

 

24 Septembre 2019
Mohamed Ibrahim détenu après avoir participé à des manifestations

Le 21 septembre 2019, le défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim a été arrêté alors qu'il se présentait au poste de police au Caire pour respecter son contrôle judiciaire. Il a été transféré dans les bureaux de la sécurité de l'État. Il a été arrêté en raison de sa participation à des manifestations appelant à la démission du président égyptien Abdel Fattah El-Sisi.

6 Août 2019
Libération du défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim

Le 31 juillet 2019, le défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim a été libéré de la prison Tora mais il est sous le coup d'un contrôle judiciaire qui l'oblige à se présenter au commissariat deux fois par semaines.

13 Avril 2018
Le blogueur et YouTubeur Mohamed Ibrahim détenu dans un lieu inconnu

Mise à jour: Le 28 mai, le procureur pour la sûreté de l'Etat a renouvelé la détention de Mohamed Ibrahim de 15 jours supplémentaires, le temps de l'enquête.

Mise à jour: Le 29 avril 2018, le procureur pour la sûreté de l'Etat a renouvelé la détention de Mohamed Ibrahim de 15 jours supplémentaires, le temps de l'enquête.

Mise à jour: Le 17 avril, le parquet pour la sûreté de l'Etat de El-Tagamu El-Khamess, au Nouveau Caire, a ordonné 15 jours de détention contre Mohamed Ibrahim, le temps de l'enquête pour "publication de fausses informations" et pour avoir "rejoint un groupe illégal".

Mohamed Ibrahim, également connu sous le nom de Mohamed Oxygen, est toujorus détenu dans un lieu inconnu depuis son arrestation le 6 avril, chez lui à Maadi au Caire.

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Le 6 avril à 3h, des membres des forces de sécurité ont arrêté Mohamed Ibrahim chez lui au Caire, dans le quartier de Maadi, et l'ont conduit dans un lieu inconnu. Les autorités égyptiennes n'ont donné aucune raison pour cette arrestation, et le ministère de l'Intérieur refuse de dire à son avocat où il se trouve. En mars et début avril, Mohamed Ibrahim a posté des documents sur son blog et sa chaine YouTube à propos de l'implication de la sécurité nationale dans des actes de torture et des disparitions forcées. Il avait également fait part de ses critiques à propos des élections présidentielles cette année.

Depuis un an, les autorités égyptiennes ont intensifié leur répression contre les médias en ligne et les sites web qui cirtiquent le gouvernement. Depuis mai 2017, le gouvernement a bloqué plus de 497 sites web. La plupart sont soit des médias soit des sites web d'ONG de défense des droits humains.

Front Line Defenders est vivement préoccupée par la détention du blogueur et défenseur des droits humains Mohamed Ibrahim et elle est très inquiète pour sa sécurité, son intégrité et son bien-être physiques. Front Line Defenders pense que cette arrestation et le maintien en détention du défenseur est un acte de représailles contre le fait qu'Oxygen Egypt ait traité des questions relatives aux droits humains et aux irrégularités constatées lors des récentes élections présidentielles dans le pays.

Front Line Defenders exhorte les autorités égyptiennes à :

1. Libérer immédiatement et sans condition Mohamed Ibrahim, car Front Line Defenders pense qu'il est détenu uniquement à cause de son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains ;

2. Révéler immédiatement l'endroit où se trouve Mohamed Ibrahim et l'autoriser à voir son avocat et sa famille immédiatement et sans entrave ;

3. Assurer que le traitement de Mohamed Ibrahim pendant sa détention, corresponde à toutes les conditions établies dans les « Principes fondamentaux relatifs à la protection de toute personne contre toute forme de détention ou emprisonnement » adoptés par l'Assemblée Générale de l'ONU dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988 ;

4. Prendre les mesures nécessaires afin de garantir l'intégrité physique et psychologique et la sécurité de Mohamed Ibrahim ;

5. Cesser immédiatement de cibler tous-tes les défenseur-ses des droits humains, journalistes et blogueurs en Égypte, et garantir qu'en toutes circonstances ils-elles puissent mener à bien leurs activités légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.