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La défenseuse du droit du travail Sepideh Gholian emprisonnée après avoir refusé de demander une grâce au Leader Suprême

Statut: 
Emprisonnée
À propos de la situation

Le 19 aout 2021, Sepideh Gholian  a pu bénéficier d'une permission médicale de sept jours pour quitter la prison de Bushehr.

Le 21 juillet 2021, la défenseuse des droits humains Sepideh Gholian a annoncé avoir été agressée physiquement par huit prisonnières et avoir été menacée de mort à la prison de Bushehr le 19 juillet 2021.

Le 10 mars 2021 en fin de soirée, la défenseuse du droit du travail Sepideh Gholian a été transférée sans explication du quartier des femmes de la prison Evin à la prison de Bushehr dans le sud de l'Iran. La prison de Bushehr est située à plus de 600 km de Dezful, où vivent les parents de Sepideh Gholian.

Sepideh Gholian a été acquittée de l'accusation de «trouble à l'ordre public» pour sa participation aux grandes manifestations de novembre 2019.

Le 21 juin 2020, la défenseuse du droit du travail Sepideh Gholian a commencé à purger une peine de cinq ans de prison pour "réunion et collusion contre la sécurité nationale", après avoir refusé de demander une grâce au Guide suprême de la République islamique d'Iran. Elle a été condamnée par la section 36 de la Cour d'appel en décembre 2019, avec neuf autres défenseur-ses du droit du travail. Elle est la seule qui n'a pas bénéficié d'une amnistie après avoir demandé une grâce.

À propos de Sepideh Gholian

Sepideh Gholian est défenseuse des droits humains et journaliste freelance ; son travail se concentre principalement sur le droit du travail. Elle travaille en étroite collaboration avec le Syndicat des travailleurs de la Haft Tappeh Cane Sugar Company, un syndicat créé en 1974 pour les travailleurs du complexe agro-industriel de la canne à sucre Haft Tappeh. Les dirigeants du syndicat sont depuis longtemps persécutés et harcelés par les autorités, plusieurs membres du conseil d'administration étant jugés pour "propagande contre l'État" et "agissement contre la sécurité nationale" depuis 2009.

23 Août 2021
Sepideh Gholian bénéficie d'une permission médicale de 7 jours

Le 19 aout 2021, Sepideh Gholian  a pu bénéficier d'une permission médicale de sept jours pour quitter la prison de Bushehr. La défenseuse des droits humains a été testée positive au COVID-19 début aoît et avait demandé une permission médicale pour pouvoir recevoir des soins adaptés en dehors de la prison.

2 Août 2021
Attaque et menaces de mort contre la défenseuse des droits humains Sepideh Gholian après son transfèrement

Le 21 juillet 2021, la défenseuse des droits humains Sepideh Gholian a annoncé avoir été agressée physiquement par huit prisonnières et avoir été menacée de mort à la prison de Bushehr le 19 juillet 2021. Les gardiens étaient présents pendant l’incident, mais ils ont refusé d’intervenir. La défenseuse des droits humains a passé la nuit du 19 juillet dans la cour de la prison malgré les températures élevées par peur des menaces de mort. Elle a alors demandé que la caméra de surveillance de la cellule soit vérifiée et qu’une enquête soit menée sur l’agression et les menaces de mort contre elle, ce à quoi les autorités de la prison n’ont pas encore répondu.

Le 10 mars 2021, la défenseuse du droit au travail Sepideh Gholian a été transférée sans explication du quartier des femmes de la prison d’Evin à la prison de Bushehr dans le sud de l’Iran. Elle a annoncé qu’avant son transfèrement, le gardien l’avait faite sortir de la voiture sur l’une des places principales de Téhéran et l’avait faite marcher alors qu’elle était menottée et qu’elle avait les pieds enchaînés, ce qui était considéré comme une tentative d’humilier la défenseuse.

La prison de Bushehr est située à plus de 600km de Dezful, où vivent les parents de Sepideh Gholian. La défenseuse des droits humains a demandé à être transférée à la prison Sepidar à Ahvaz où elle pourra recevoir plus facilement des visites de sa famille.

 

18 Mars 2021
Sepideh Gholian transférée à la prison de Bushehr

Le 10 mars 2021 en fin de soirée, la défenseuse du droit du travail Sepideh Gholian a été transférée sans explication du quartier des femmes de la prison Evin à la prison de Bushehr dans le sud de l'Iran. La prison de Bushehr est située à plus de 600 km de Dezful, où vivent les parents de Sepideh Gholian.

La défenseuse purge actuellement une peine de cinq ans de prison, et avant d'être transférée, elle était détenue à la prison Evin depuis juillet 2020.

26 Août 2020
Sepideh Gholian acquittée des nouvelles accusations

Sepideh Gholian a été acquittée de l'accusation de «trouble à l'ordre public» pour sa participation aux grandes manifestations de novembre 2019.

La défenseuse du droit du travail purge actuellement une peine de cinq ans de prison dans la prison Evin pour des accusations remontant à 2018.

26 Juin 2020
La défenseuse du droit du travail Sepideh Gholian emprisonnée après avoir refusé de demander une grâce au Leader Suprême

Le 21 juin 2020, la défenseuse du droit du travail Sepideh Gholian a commencé à purger une peine de cinq ans de prison pour "réunion et collusion contre la sécurité nationale", après avoir refusé de demander une grâce au Guide suprême de la République islamique d'Iran. Elle a été condamnée par la section 36 de la Cour d'appel en décembre 2019, avec neuf autres défenseur-ses du droit du travail. Elle est la seule qui n'a pas bénéficié d'une amnistie après avoir demandé une grâce.

Télécharger l'appel urgent

Sepideh Gholian est défenseuse des droits humains et journaliste freelance; son travail se concentre principalement sur le droit du travail. Elle travaille en étroite collaboration avec le Syndicat des travailleurs de la Haft Tappeh Cane Sugar Company, un syndicat créé en 1974 pour les travailleurs du complexe agro-industriel de la canne à sucre Haft Tappeh. 

Les dirigeants du syndicat sont depuis longtemps persécutés et harcelés par les autorités, plusieurs membres du conseil d'administration étant jugés pour "propagande contre l'État" et "agissement contre la sécurité nationale" depuis 2009.

Le 21 juin 2020, Sepideh Gholian a commencé à purger une peine de cinq ans à la prison de Qarchak, pour des charges remontant à 2018. Le 16 juin, la défenseuse a comparu devant un juge au tribunal de la prison Evin, et a reçu l'ordre d'écrire une lettre au Guide suprême, lui demandant une grâce, et ils "verraient ce qu'ils pourraient faire pour elle". On lui a dit que si elle ne demandait pas la grâce, elle commencerait à purger sa peine de cinq ans ce dimanche-là à la prison de Qarchak. Sepideh Gholian a insisté sur son innocence et a rejeté l'offre, se livrant aux autorités le 21 juin pour purger sa peine. Depuis mai 2020, les défenseur-ses des droits du travail avec lesquels Sepideh Gholian était initialement détenue en 2018 ont tous bénéficié d'une amnistie.

Le 18 novembre 2018, Sepideh Gholian a été arrêtée avec un groupe de militants du droit du travail, alors qu'elle couvrait une manifestation organisée par le Syndicat des travailleurs de la Haft Tappeh Cane Sugar Company. Elle avait été libérée sous caution en décembre 2018.

Le 9 janvier 2019, Sepideh Gholian a publié un compte-rendu détaillé sur les réseaux sociaux de son expérience et de celle des autres militants syndicaux avec lesquels elle a été arrêtée, alors qu'elle était détenue par la police et le ministère du renseignement dans les villes de Shush et Ahvaz. Elle a détaillé la torture et les interrogatoires quotidiens auxquels ils étaient soumis, les interrogatoires s'étalant du matin jusqu'aux premières heures du lendemain. Sepideh Golian a également été régulièrement insultée, traitée de "putain", accusée d'avoir des relations sexuelles avec certains membres du Syndicat et menacée que sa famille soit informée de ses actes, ce qui lui fait courir le risque d'être tuée pour "l'honneur".

Un peu plus d'une semaine plus tard, le 19 janvier, un documentaire a été diffusé par une chaîne publique d'Islamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB), dans le programme d'information "The Burnt Plan". Le documentaire, utilisant des séquences vidéo des aveux faits par la défenseuse pendant sa détention, laissait entendre que Sepideh Gholian et d'autres militants étaient liés à l'administration Trump, aux groupes communistes et à la diaspora iranienne qui tenteraient soi-disant de renverser le régime iranien. Sur Twitter, la défenseuse a répondu aux affirmations du programme affirmant que cette diffamation était en soi la preuve de nouvelles tortures contre elle. Le lendemain de la diffusion du documentaire, le domicile familial de Sepideh Gholian a été perquisitionné par des officiers des forces de sécurité. Elle et son frère ont été physiquement agressés puis arrêtés, et les policiers ont menacé le père de tuer ses enfants. Son frère a été libéré peu de temps après sa détention, tandis que Sepideh Gholian a été arbitrairement maintenue en détention.

Le 7 septembre 2019, Sepideh Gholian avait été initialement condamnée à 19 ans et 6 mois pour son implication dans le syndicat Haft-Tapeh et sa participation à la manifestation de 2018. Elle a été condamnée pour "rassemblement et collusion contre la sécurité nationale", "appartenance au groupe illégal de Gam", une publication en ligne, "propagande contre l'État" et "publication de fausses informations".

Le 26 octobre 2019, elle a été libérée sous caution après avoir entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions insupportables de la prison de Qarchak. Sepideh Gholian a de nouveau été arrêté lors des manifestations de novembre 2019 en Iran. Bien qu’elle ait été libérée sous caution le lendemain, elle a été accusée d’avoir "agi contre la sécurité nationale par planification et collusion" et pour "trouble de l'ordre public".

Le 14 décembre 2019, la peine initiale de 19 ans et demi prononcée contre Sepideh Gholian a été réduite à cinq ans d'emprisonnement par la 36e branche de la Cour d'appel. Toutefois, elle est toujours sous le coup des accusations portées en novembre 2019.

Le 26 décembre 2019, Sepideh Gholian a déposé une plainte contre l'IRIB pour avoir diffusé à la télévision des informations erronées et du contenu diffamatoire, mais l'IRIB a été acquitté peu de temps après le dépôt de la plainte. Par la suite, l'IRIB a déposé une plainte contre elle auprès de la 24ème branche du tribunal révolutionnaire et elle a été accusée de faire la "propagande d'un régime contre la république islamique" après avoir publié des informations sur les prisonniers irano-arabes, et de "diffusion de fausses informations" pour avoir dénoncé le journaliste de l'IRIB qui l'avait interrogée pendant sa détention. La première audience sur ces accusations a eu lieu le 9 février, la prochaine audience n'a pas encore été fixée.

Front Line Defenders est vivement préoccupée par la détention arbitraire, l'acharnement judiciaire, les agressions physiques et les tentatives de diffamation contre Sepideh Gholian. FLD est particulièrement préoccupée par les dernières accusations portées contre la défenseuse, vraisemblablement portées en représailles contre ses tentatives afin que l'IRIB rende des comptes suite à la diffusion d'une vidéo diffamatoire à son encontre à la télévision nationale. Front Line Defenders pense que Sepideh Gholian est ciblée uniquement en raison de son travail pacifique et légitime en faveur des droits humains et de l'exercice de la liberté d'expression en Iran.