Back to top

Acharnement judiciaire contre le journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi

Statut: 
Liberté conditionnelle
À propos de la situation

Le 17 mars 2020, le tribunal de Casablanca a condamné le défenseur des droits humains Omar Radi à quatre mois de prison avec sursis et à une amende de 500 dirhams marocains (environ 50 euros) pour avoir insulté un juge sur les réseaux sociaux.

Le 5 mars 2020, une audience du procès d'Omar Radi s'est tenue devant le tribunal de première instance de Casablanca. Le parquet a requis l'inculpation du défenseur des droits humains pour avoir "insulté le juge". La défense a plaidé pour son acquittement, affirmant que son message posté sur les réseaux sociaux ne contenait rien d'insultant. La cour rendra son verdict le 12 mars 2020.

Omar Radi a été placé en liberté conditionnelle le 31 décembre 2019. Le 2 janvier, le tribunal de Première instance de Casablanca a reporté son audience au 5 mars 2020.

Le 26 décembre 2019, Omar Radi a été placé en détention provisoire et il est accusé d'avoir insulté le système judiciaire. Il s'est vu refuser sa mise en liberté sous caution avant sa première audience prévue le 2 janvier 2020.

Le 18 avril 2019 vers 8h30 du matin, le défenseur des droits humains et journaliste Omar Radi s'est présenté au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca, après avoir reçu une convocation le 16 avril en début de soirée. Le défenseur n'a pas été informé des raisons de cette convocation.

À propos d'Omar Radi

Omar RadiOmar Radi est journaliste freelance et défenseur des droits humains au Maroc. Il est membre de l'association Attac Maroc, et travaille sur les mouvements de défense des droits humains et la justice sociale.

26 Mars 2020
Omar Radi condamné à de la prison avec sursis

Le 17 mars 2020, le tribunal de Casablanca a condamné le défenseur des droits humains Omar Radi à quatre mois de prison avec sursis et à une amende de 500 dirhams marocains (environ 50 euros) pour avoir insulté un juge sur les réseaux sociaux. Omar Radi a été placé en liberté conditionnelle le 31 décembre 2019 après six jours de détention préventive.

10 Mars 2020
Le parquet requiert l'inculpation d'Omar Radi

Le 5 mars 2020, une audience du procès d'Omar Radi s'est tenue devant le tribunal de première instance de Casablanca. Le parquet a requis l'inculpation du défenseur des droits humains pour avoir "insulté le juge". La défense a plaidé pour son acquittement, affirmant que son message posté sur les réseaux sociaux ne contenait rien d'insultant. La cour rendra son verdict le 12 mars 2020.

8 Janvier 2020
Omar Radi placé en liberté conditionnelle

Omar Radi a été placé en liberté conditionnelle le 31 décembre 2019. Le 2 janvier, le tribunal de Première instance de Casablanca a reporté son audience au 5 mars 2020.

27 Décembre 2019
Le journaliste et DDH Omar Radi détenu et accusé

Le 26 décembre 2019, Omar Radi a été placé en détention provisoire et il est accusé d'avoir insulté le système judiciaire. Il s'est vu refuser sa mise en liberté sous caution avant sa première audience prévue le 2 janvier 2020.

Omar Radi est journaliste d'investigation et défenseur des droits humains au Maroc. Il est membre de l'Association Attac Maroc, qui travaille sur les mouvements des droits humains et la justice sociale, et principalement sur le droit du travail et les mouvements sociaux au Maroc (Rif, Jerada, Imider, Zagora, etc.). Il a suivi de près le mouvement du Rif, a beaucoup écrit à ce sujet et critiqué le pouvoir judiciaire à la suite d'un procès qui s'est conclu par la condamnation des militants du Rif à 20 ans de prison.

Omar Radi a été convoqué le 26 décembre et traduit devant le procureur du Roi du tribunal de première instance de Casablanca pour le même tweet qu'il avait envoyé en avril. Le procureur l'a accusé d'avoir insulté le pouvoir judiciaire (il risque jusqu'à un an de prison). L'audience devait avoir lieu lors de sa comparution, mais elle a été reportée au 2 janvier. Le juge a refusé la libération sous caution.

Front Line Defenders réitère ses profondes préoccupations face au harcèlement judiciaire d'Omar Radi, dans ce qui semble être un cas clair de criminalisation de la liberté d'expression.

19 Avril 2019
Acharnement judiciaire contre le journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi

Le 18 avril 2019 vers 8h30 du matin, le défenseur des droits humains et journaliste Omar Radi s'est présenté au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca, après avoir reçu une convocation le 16 avril en début de soirée. Le défenseur n'a pas été informé des raisons de cette convocation.

Download the Urgent Appeal

Omar Radi est journaliste freelance et défenseur des droits humains au Maroc. Il est membre de l'association Attac Maroc, et travaille sur les mouvements de défense des droits humains et la justice sociale.

L'enquête a été ordonnée par le procureur général de Casablanca ; Omar Radi est accusé d'avoir offensé un juge. L'interrogatoire préliminaire du 18 avril a commencé à 9h30 et a duré quatre heures. Le défenseur a été interrogé à propos de messages postés sur Twitter le 15 avril 2019, dans lesquels il critiquait le juge qui a statué dans l'affaire Hirak El-Rif. Le procureur général n'a porté aucune accusation contre Omar Radi.

Les manifestations d'Hirak El-Rif, ou du mouvement d'El-Rif, ont commencé dans la ville d'Al Hoceima, dans la région du Rif en octobre 2016. Les manifestants réclamaient plus de justice sociale et la fin de la marginalisation systématique de la région du Rif par l'État. Les leaders du mouvement ont été inculpés pour "atteinte à la sécurité intérieure de l'État", pour avoir organisé des manifestations "non déclarées" et pour d'autres charges relatives à la sécurité ; ils ont été condamnés à de lourdes peines de prison confirmées par la cour d'appel de Casablanca le 5 avril 2019.

L'affaire d'Omar Radi fait partie d'une plus vaste campagne de répression contre les personnes qui plaident pour la justice sociale dans la région du Rif. En février 2018, le défenseur des droits humains et avocat Abdessadeq El Bouchtaoui a été condamné à 20 mois de prison pour des accusations liées à 114 messages postés sur Facebook à propos des poursuites judiciaires des activistes d'Hirak, des peines disproportionnées prononcées contre les manifestants, des atteintes contre la liberté d'expression et l'usage excessif de la force à la suite des manifestations d'Hirak El-Rif.

Front Line Defenders est préoccupée par l'interrogatoire du journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi, car cela semble clairement lié à son travail pacifique pour la défense et la promotion des droits humains, ainsi qu'à son exercice de la liberté d'expression au Maroc.