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Acharnement judiciaire contre le journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi

Statut: 
Acharnement judiciaire
À propos de la situation

Le 18 avril 2019 vers 8h30 du matin, le défenseur des droits humains et journaliste Omar Radi s'est présenté au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca, après avoir reçu une convocation le 16 avril en début de soirée. Le défenseur n'a pas été informé des raisons de cette convocation.

À propos d'Omar Radi

Omar RadiOmar Radi est journaliste freelance et défenseur des droits humains au Maroc. Il est membre de l'association Attac Maroc, et travaille sur les mouvements de défense des droits humains et la justice sociale.

19 Avril 2019
Acharnement judiciaire contre le journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi

Le 18 avril 2019 vers 8h30 du matin, le défenseur des droits humains et journaliste Omar Radi s'est présenté au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca, après avoir reçu une convocation le 16 avril en début de soirée. Le défenseur n'a pas été informé des raisons de cette convocation.

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Omar Radi est journaliste freelance et défenseur des droits humains au Maroc. Il est membre de l'association Attac Maroc, et travaille sur les mouvements de défense des droits humains et la justice sociale.

L'enquête a été ordonnée par le procureur général de Casablanca ; Omar Radi est accusé d'avoir offensé un juge. L'interrogatoire préliminaire du 18 avril a commencé à 9h30 et a duré quatre heures. Le défenseur a été interrogé à propos de messages postés sur Twitter le 15 avril 2019, dans lesquels il critiquait le juge qui a statué dans l'affaire Hirak El-Rif. Le procureur général n'a porté aucune accusation contre Omar Radi.

Les manifestations d'Hirak El-Rif, ou du mouvement d'El-Rif, ont commencé dans la ville d'Al Hoceima, dans la région du Rif en octobre 2016. Les manifestants réclamaient plus de justice sociale et la fin de la marginalisation systématique de la région du Rif par l'État. Les leaders du mouvement ont été inculpés pour "atteinte à la sécurité intérieure de l'État", pour avoir organisé des manifestations "non déclarées" et pour d'autres charges relatives à la sécurité ; ils ont été condamnés à de lourdes peines de prison confirmées par la cour d'appel de Casablanca le 5 avril 2019.

L'affaire d'Omar Radi fait partie d'une plus vaste campagne de répression contre les personnes qui plaident pour la justice sociale dans la région du Rif. En février 2018, le défenseur des droits humains et avocat Abdessadeq El Bouchtaoui a été condamné à 20 mois de prison pour des accusations liées à 114 messages postés sur Facebook à propos des poursuites judiciaires des activistes d'Hirak, des peines disproportionnées prononcées contre les manifestants, des atteintes contre la liberté d'expression et l'usage excessif de la force à la suite des manifestations d'Hirak El-Rif.

Front Line Defenders est préoccupée par l'interrogatoire du journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi, car cela semble clairement lié à son travail pacifique pour la défense et la promotion des droits humains, ainsi qu'à son exercice de la liberté d'expression au Maroc.