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Acharnement judiciaire contre Ibrahim Garba Wala

Statut: 
En procès
À propos de la situation

La prochaine audience de l'affaire civile et pénale intentée contre le défenseur Ibrahim Garba Wala est fixée au 3 octobre 2017, après avoir été ajournée plusieurs fois.

Le 20 février 2018, Ibrahim Garba Wala a assisté à la première audience d’un procès civil intenté contre lui devant la haute cour d’Apo à Abuja. Dans les documents du procès, le plaignant était le seul témoin et le juge a conclu que c’était inadmissible, car le plaignant doit avoir un autre témoin de la diffamation. Le procès a été ajourné jusqu’au 23 avril 2018, pour laisser le temps au plaignant d’ajouter un nouveau témoin dans cette affaire.

Le 30 janvier 2018, le défenseur des droits humain Ibrahim Garba Wala a été libéré sous caution après une audience qui s'est tenue le 24 janvier, lors de laquelle trois accusations ont été confirmées et les conditions de la caution ont été fixées.

Le 5 janvier 2018, le défenseur des droits humains Ibrahim Garba Wala a été arrêté par la police après une audience devant la Haute cour du district de Maitama, à Abuja, au Nigeria.

À propos d'Ibrahim Garba Wala

nigera_ibrahim_garba_wala_165.jpgIbrahim Garba Wala (plus connu sous le nom d'IG Wala) est coordinateur national de Citizens Action to Take Back Nigeria – CATBAN (action citoyenne pour reprendre le Nigeria), une plateforme sur les droits humains, contre la corruption, et prodémocratie. CATBAN mène plusieurs campagnes et mouvements pacifiques pour promouvoir les droits humains et l'État de droit, tout en documentant les violations des droits humains résultant de l'impunité et de la corruption des acteurs étatiques. Ibrahim Garba Wala a déposé plusieurs plaintes auprès de l'Economic and Financial Crimes Commission (EFCC), détaillant la corruption au sein de plusieurs organisations, et mettant en lumière l'extorsion de fonds par des membres de la National Hajj Commission, un organisme public chargé d'attribuer les licences, de règlementer, superviser et prendre les fonctions de gestion d'agences et d'autres organismes.

8 Février 2018
Accusations confirmées contre Ibrahim Garba Wala; libéré sous caution

Mise à jour: La prochaine audience de l'affaire civile et pénale intentée contre le défenseur Ibrahim Garba Wala est fixée au 3 octobre 2018, après avoir été ajournée plusieurs fois.

Mise à jour : Le 20 février 2018, Ibrahim Garba Wala a assisté à la première audience d’un procès civil intenté contre lui devant la haute cour d’Apo à Abuja. Dans les documents du procès, le plaignant était le seul témoin et le juge a conclu que c’était inadmissible, car le plaignant doit avoir un autre témoin de la diffamation. Le procès a été ajourné jusqu’au 23 avril 2018, pour laisser le temps au plaignant d’ajouter un nouveau témoin dans cette affaire.

Le 30 janvier 2018, le défenseur des droits humain Ibrahim Garba Wala a été libéré sous caution après une audience qui s'est tenue le 24 janvier, lors de laquelle trois accusations ont été confirmées et les conditions de la caution ont été fixées. 

Ibrahim Garba Wala (plus connu sous le nom d'IG Wala) est coordinateur national de Citizens Action to Take Back Nigeria – CATBAN (action citoyenne pour reprendre le Nigeria, une plateforme sur les droits humains, contre la corruption, et prodémocratie. CATBAN mène plusieurs campagnes et mouvements pacifiques pour promouvoir les droits humains et l'État de droit, tout en documentant les violations des droits humains résultant de l'impunité et de la corruption des acteurs étatiques. Ibrahim Garba Wala a soumis plusieurs plaintes auprès de l'Economic and Financial Crimes Commission (EFCC), détaillant la corruption au sein de plusieurs organisations, et mettant plus particulièrement en lumière les détournements de fonds par des membres de la Commission nationale Hajj, un organisme public chargé d'attribuer les licences, de réguler et superviser les agences et les autres organismes gouvernementaux.

Le 24 janvier 2018, Ibrahim Garba Wala a assisté à son audience, lors de laquelle trois accusations portées contre lui ont été confirmées: menace contre la vie, non enregistrement d'une organisation et diffamation de personnes. L'accusation de menaces est basée sur des allégations affirmant que le défenseur a utilisé les réseaux sociaux pour inciter le public à se tourner contre les membres de la National Hajj Commission, tandis que  les deux autres accusations sont liées à des déclaration d'Ibrahim Garba Wala dans lesquelles il détaille la corruption et l'extorsion au sein de la commission. Le 30 janvier 2018, le défenseur a été libéré sous caution en attendant le procès qui aura lieu le 26 février 2018.

Le 4 janvier 2018, des policiers d'Abuja ont invité Ibrahim Garba Wala à faire une déposition, en présence de son avocat, dans le cadre d'une affaire criminelle ouverte contre lui. Le 5 janvier 2018, le défenseur a été arrêté par les policiers alors qu'il était au tribunal, après une audience sur l'affaire criminelle et a été placé en détention dans les bureaux des services de renseignements à Abuja, en vertu de l'autorité de l'inspecteur général de la police. Une audience a eu lieu le 8 janvier 2018 et les accusations initiales d'intimidation, menaces contre la vie et diffamation ont été portées contre lui, et la police a obtenu un ordre de la cour lui donnant plus de temps pour enquêter sur l'affaire.

L'affaire criminelle est liée aux mêmes accusations de diffamation portées contre lui par un membre de la National Hajj Commission devant la Haute cour d'Apo à Abuja, lors d'une plainte civile déposée en 2017. Les deux affaires ont désormais cours en même temps. L'affaire civile a été ouverte le 5 décembre avant d'être ajournée au 20 février 2018, le plaignant et ses représentants ne s'étant pas présentés devant la cour. Le juge a accordé un ajournement car l'avocat du plaignant n'avait pas encore préparé l'affaire.

Front Line Defenders condamne l'acharnement judiciaire basé sur de fausses accusations contre Ibrahim Garba Wala, car il semble qu'il ait été pris pour cible pour son travail légitime et pacifique en faveur des droits et pour dénoncer la corruption au Nigeria.

9 Janvier 2018
Acharnement judiciaire contre Ibrahim Garba Wala

Le 5 janvier 2018, le défenseur des droits humains Ibrahim Garba Wala a été arrêté par la police après une audience devant la Haute cour du district de Maitama, à Abuja, au Nigeria.

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Le 4 janvier 2018, des policiers ont invité Ibrahim Garba Wala à se rendre au poste de police afin de faire une déposition dans le cadre d'une plainte déposée contre lui. Un membre de la National Hajj Commission a porté plainte contre lui pour diffamation devant la Haute cour d'Apo à Abuja.

Le 5 janvier 2018, le défenseur a été arrêté par la police et placé en détention par l'inspecteur général de la police, alors qu'il se trouvait au tribunal, après une audience relative à l'affaire intentée contre lui.

Une audience a eu lieu le 8 janvier, lors de laquelle il a été accusé d'actes d'intimidation, menaces de mort et diffamation. La cour a accordé à la police du temps supplémentaire pour approfondir l'enquête.

Cette affaire fait suite à une affaire civile basée sur les mêmes accusations; les deux affaires sont désormais jugées parallèlement. L'affaire civile a été ouverte le 5 décembre avant d'être ajournée au 20 février 2018, le plaignant et ses représentants ne s'étant pas présentés devant la court. Le juge a accepté d'ajourner l'affaire car l'avocat du plaignant n'avait pas encore préparé l'affaire.

Dans un communiqué de presse daté du 5 janvier 2018, CATBAN affirme que la police a agi à la demande d'un membre de la National Hajj Commission, afin d'empêcher le défenseur de poursuivre ses actions visant à dénoncer la corruption.

Front Line Defenders condamne l'acharnement judiciaire et la détention en vertu de fausses accusations d'Ibrahim Garba Wala, car il semble qu'il soit pris pour cible à cause de son travail légitime en faveur des droits humains et pour dénoncer les pratiques de corruption au Nigeria.

Front Line Defenders exhorte les autorités nigérianes à:

1. Libérer immédiatement et sans condition Ibrahim Garba Wala, car il semble qu'il soit pris pour cible uniquement à cause de son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains;

2. Abandonner immédiatement toutes les charges portées contre Ibrahim Garba Wala;

3. Garantir qu’en toutes circonstances, tous-tes les défenseur-ses des droits humains au Nigeria puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.