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La défenseuse des droits humains Florence Orishaba victime d’acharnement judiciaire et d’une agression sexuelle

Statut: 
Acharnement judiciaire
À propos de la situation

Le 28 juillet 2021, la Haute Cour d’Ouganda a rejeté l’accusation de « déclarations diffamatoires contre un responsable du gouvernement » qui avait été portée contre la défenseuse des droits humains Florence Orishaba. Les deux autres accusations « d’incitation à la violence au moyen d’émissions radiophoniques parrainées par Defence For Human Rights (DEFOHR) » et de « promotion de la défiance parmi les communautés » demeurent. Le procès est reporté au 4 août 2021.

Le 22 juillet 2021, la défenseuse des droits humains Florence Orishaba a comparu devant la Haute Cour de l’Ouganda. Elle a été accusée d’« incitation à la violence », de « diffamation à l’encontre d’un représentant du gouvernement » et de « promotion de la défiance au sein des collectivités ». Le 19 juillet 2021, la défenseuse des droits humains a été libérée provisoirement du poste de police central de Mbarara. Florence Orishaba avait été enlevée et agressée sexuellement le 4 juillet 2021 par des personnes considérées comme des agents de sécurité en civil, avant d’être officiellement placée en détention au poste de police central de Mbarara.

À propos de DEFOHR

DEFOHR est une organisation de défense des droits humains à but non lucratif qui sensibilise les communautés à leurs droits et aux violations de leurs droits. Le 1er juillet 2021, DEFOHR a lancé un projet comprenant la participation hebdomadaire de Florence Orishaba à des émissions de radio pour sensibiliser les communautés à leurs droits humains et à la façon de gérer les violations des droits humains. DEFOHR a déjà organisé des programmes pour sensibiliser le public à leurs droits par le biais d’émissions à la radio.

2 Août 2021
Abandon des accusations de diffamation portées contre la défenseuse des droits humains Florence Orishaba

Le 28 juillet 2021, la Haute Cour d’Ouganda a rejeté l’accusation de « déclarations diffamatoires contre un responsable du gouvernement » qui avait été portée contre la défenseuse des droits humains Florence Orishaba. Les deux autres accusations « d’incitation à la violence au moyen d’émissions radiophoniques parrainées par Defence For Human Rights (DEFOHR) » et de « promotion de la défiance parmi les communautés » demeurent. Le procès est reporté au 4 août 2021.

Florence Orishaba est une défenseuse des droits humains, défenseuse du droit à la terre et directrice exécutive de Defence For Human Rights (DEFOHR), une organisation ougandaise à but non lucratif qui œuvre pour la défense des droits humains en sensibilisant les communautés à leurs droits et aux violations de leurs droits.

Le 22 juillet 2021, la défenseuse des droits humains Florence Orishaba a comparu devant la Haute Cour de l’Ouganda. Elle était accusée d’« incitation à la violence », de « diffamation d’un représentant du gouvernement » et de « promotion de la défiance parmi les communautés ». Le 19 juillet 2021, la défenseuse des droits humains a été libérée provisoirement du poste de police central de Mbarara. Florence Orishaba avait été enlevée et agressée sexuellement le 4 juillet 2021 par des personnes considérées comme des agents de sécurité en civil, avant d’être officiellement placée en détention au poste de police central de Mbarara.

Front Line Defenders salue l’abandon de l’accusation de diffamation qui pesait contre Florence Orishaba. Cependant, Front Line Defenders est profondément préoccupée par le harcèlement et les mauvais traitements dont Florence Orishaba fait l’objet et appelle au rejet des deux autres accusations portées contre la défenseuse des droits humains, car il semble que celles-ci soient uniquement motivées par ses activités pacifiques et légitimes en faveur des droits humains. Front Line Defenders exhorte les autorités ougandaises à permettre à ses citoyens de jouir de leurs droits fondamentaux et à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l’intégrité physique et psychologique et la sécurité des défenseur-ses des droits humains dans le pays.

23 Juillet 2021
La défenseuse des droits humains Florence Orishaba victime d’acharnement judiciaire et d’une agression sexuelle

Le 22 juillet 2021, la défenseuse des droits humains Florence Orishaba a comparu devant la Haute Cour de l’Ouganda. Elle a été accusée d’« incitation à la violence », de « diffamation à l’encontre d’un représentant du gouvernement » et de « promotion de la défiance au sein des collectivités ». Le 19 juillet 2021, la défenseuse des droits humains a été libérée provisoirement du poste de police central de Mbarara. Florence Orishaba avait été enlevée et agressée sexuellement le 4 juillet 2021 par des personnes considérées comme des agents de sécurité en civil, avant d’être officiellement placée en détention au poste de police central de Mbarara.

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Florence Orishaba est une défenseuse des droits humains, défenseuse du droit à la terre et directrice exécutive de Defence For Human Rights (DEFOHR). DEFOHR est une organisation de défense des droits humains à but non lucratif qui sensibilise les communautés à leurs droits et aux violations de leurs droits. Le 1er juillet 2021, DEFOHR a lancé un projet comprenant la participation hebdomadaire de Florence Orishaba à des émissions de radio pour sensibiliser les communautés à leurs droits humains et à la façon de gérer les violations des droits humains. DEFOHR a déjà organisé des programmes pour sensibiliser le public à leurs droits par le biais d’émissions à la radio.

Le 4 juillet 2021, Florence Orishaba quittait une station de radio locale après avoir été reçue dans le cadre du projet de DEFOHR, lorsque des inconnus en civil l’ont abordée. Elle a dit à Front Line Defenders que les hommes l’avaient agressée sexuellement et emmenée dans un lieu inconnu. Plus tard dans la soirée, les individus, que la défenseuse pense être des agents de sécurité, l’ont livrée au poste de police central de Mbarara où elle a été détenue sans charge pendant 15 jours, soit bien au-delà des 48 heures prévues par la Constitution ougandaise. Le 7 juillet, elle a pu voir son avocat et le coordonnateur du programme du DEFOHR, mais pendant sa détention, les visites de sa famille ont été refusées en raison des recommandations liées au COVID-19. Bien que son avocat ait demandé sa libération compte tenu du caractère arbitraire de sa détention, Florence Orishaba n’a été libérée provisoirement que le 19 juillet 2021.

Avant d’être arrêtée, la défenseuse a reçu des messages de menaces envoyés aux coordinateurs du DEFOHR sur leurs téléphones portables personnels. Les menaces ont commencé après le lancement du projet de talk-show du DEFOHR à la radio, en collaboration avec six stations radio locales. Pendant les émissions, la défenseuse des droits humains discute des droits à la propriété, en particulier le droit à la terre des femmes et des enfants.

Le 22 juillet 2021, Florence Orishaba a été accusée d’« incitation à la violence », de « diffamation à l’encontre d’un représentant du gouvernement » et de « promotion de la défiance au sein des collectivités ». Le procès est reporté au 28 juillet 2021. En réponse à la détention illégale de Florence Orishaba et à l’agression dont elle a été victime, le DEFOHR soumettra le 28 juillet 2021 une requête à la Haute Cour pour demander une enquête sur l’affaire.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par la détention arbitraire, l’enlèvement et l’agression sexuelle de la défenseuse des droits humains Florence Orishaba et pense qu’elle est prise pour cible uniquement à cause de son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.