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Golrokh Ebrahimi Iraee emprisonnée

Statut: 
Emprisonnée
À propos de la situation

Le 9 novembre 2019, les gardiens de la révolution islamique ont arrêté la défenseuse des droits humains Golrokh Ebrahimi Iraee

Le 5 septembre 2019, la Cour d'appel de Téhéran a prolongé de deux ans la peine de prison des défenseuses des droits humains Atena Daemi et  Golrokh Iraee lors d'une audience de révision des peines. Le 18 juillet 2019, le tribunal révolutionnaire de Téhéran a reconnu les deux défenseuses des droits humains coupables d'avoir "insulté le leader suprême" et d'avoir "promu la propagande contre l'État". Elles ont été condamnées à trois ans et sept mois de prison.

Le 12 mai 2018, Atena Daemi Atena Daemi et Golrokh Iraee ont été reconduites dans la prison Evin après avoir été illégalement transférées dans la prison de Gharchak ( dans la ville de Varamine) pendant trois mois et demi. Les deux défenseuses étaient en grève de la faim pour protester contre leur transfert.

En date du 9 mars 2018, les défenseuses des droits humains Atena Daemi et Golrokh Ebrahimi Iraee étaient détenues dans la section de mise en quarantaine de la prison Shahr-e Rey, à Varamin. On ignore quand elles ont été transférées hors de la prison Evin, mais elles seraient détenues dans de mauvaises conditions; les autorités ne leur donneraient que de l'eau salée et elles portent toujours les mêmes vêtements qu'à leur arrivée dans la prison Shahr-e Rey.

À propos de la DDH

hrd_golrokh_ebrahimi_iraee.jpgGolrokh, comptable, a entamé une peine de six ans de prison e octobre 2016 pour "insulte envers le sacré" et "propagande contre l'État", principalement pour avoir écrit une histoire non publiée à propos de la lapidation; le texte avait été saisi lors d'une perquisition de son domicile par les Gardiens de la Révolution.
La perquisition visait initialement le mari de Golrokh, le militant pour les droits civiques Arash Sadeghi, qui purge une peine de 19 ans de prison.

13 Novembre 2019
Arrestation de Golrokh Ebrahimi Iraee

Le 9 novembre 2019, les gardiens de la révolution islamique ont arrêté la défenseuse des droits humains Golrokh Ebrahimi Iraee. Elle a été conduite dans la prison de Gharchak et elle n'a pas été autorisée à contacter sa famille.

10 Septembre 2019
Extension de la peine de prison de Golrokh Iraee

Le 5 septembre 2019, la Cour d'appel de Téhéran a prolongé de deux ans la peine de prison des défenseuses des droits humains Atena Daemi et Golrokh Iraee lors d'une audience de révision des peines. Le 18 juillet 2019, le tribunal révolutionnaire de Téhéran a reconnu les deux défenseuses des droits humains coupables d'avoir "insulté le leader suprême" et d'avoir "promu la propagande contre l'État". Elles ont été condamnées à trois ans et sept mois de prison.

17 Mars 2018
Le président du DROI appelle à la libération et à l'aide médicale d'urgence de défenseuses des droits humains en Iran

Mise à jour: Le 12 mai 2018, Atena Daemi Atena Daemi et Golrokh Iraee ont été reconduites dans la prison Evin après avoir été illégalement transférées dans la prison de Gharchak ( dans la ville de Varamine) pendant trois mois et demi. Les deux défenseuses étaient en grève de la faim pour protester contre leur transfert.

Alarmé par la détention de deux défenseuses des droits humains en Iran, le président du Sous-comité des droits de l'Homme (DROI) du Parlement européen, Pier Antonio Panzeri, a fait la déclaration suivante:

"Je suis vivement préoccupé par la détention et les traitements cruels, inhumains et dégradants contre Atena Daemi et Golrokh Ebrahimi Iraee dans la prison Shahr-e Rey.  Elles sont considérées comme des prisonnières de conscience par des organisations de défense des droits humains crédibles. Elles purgent des peines de prison lourdes et injustes, prononcées uniquement à cause de leur travail en faveur des droits humains.

J'exhorte donc les autorités iraniennes à les libérer immédiatement et sans condition

Golrokh Ebrahimi Iraee et Atena Daemi doivent aussi bénéficier de toute urgence de soins médicaux adaptés en raison de la dégradation et de la fragilité de leur état de santé, causées par une longue grève de la faim et les mauvais traitements; elles ont en effet déjà été harcelées et physiquement agressées par d'autres prisonnières et des gardiennes. J'appelle l'administration pénitentiaire et les autorités compétentes à garantir qu'elles aient un contact régulier avec les membres de leur famille, notamment les visites en prison et des appels téléphoniques. J'appelle aussi les autorités à prendre immédiatement des mesures afin d'améliorer leurs conditions de détention dans la prison Shahr-e Rey.

 

9 Mars 2018
Détenues dans de mauvaises conditions dans la prison Shahr-e Rey

En date du 9 mars 2018, les défenseuses des droits humains Golrokh Ebrahim Iraee et Atena Daemi sont détenues dans la section de mise en quarantaine de la prison Shahr-e Rey, à Varamin. On ignore quand elles ont été transférées hors de la prison Evin, mais elles seraient détenues dans de mauvaises conditions et elles portent toujours les mêmes vêtements qu'à leur arrivée dans la prison Shahr-e Rey. En date du 9 mars, Golrokh Ebrahimi Iraee, qui souffre de sévères douleurs musculaires, est en grève de la faim depuis plus d'un mois (35 jours) et on lui administrerait de force des liquides par voie intraveineuse depuis son arrivée dans la prison.

24 Juillet 2017
Golrokh Ebrahimi Iraee et Atena Daemi en grève de la faim et en mauvaise santé

MISE À JOUR: En date du 15 février 2018, Atena Daemi et Golrokh Ebrahimi sont toujours en grève de la faim. Golrokh Ebrahimi Iraee a perdu connaissance le 12 février et les deux défenseuses sont dans un état de santé fragile. Le 13 février 2018, la mère et la soeur d'Atena Daemi ont été arrêtées et passées à tabac par des gardiens de la prison munis de matraques, alors qu'elles se tenaaient devant la prison Evin en signe de solidarité avec la défenseuse. Elles ont été libérées dans la soirée.

Golrokh Ebrahimi Iraee et sa collègue emprisonnée Atena Daemi sont en grève de la faim dans la prison Evin à Téheran. En date du 24 juillet 2017, Atena Daemi se voit toujours refuser des soins médicaux spécialisés dans la prison Evin à Téhéran, pour traiter les effets de sa récente grève de la faim qui a duré 55 jours.

Golrokh, comptable, a entamé une peine de six ans de prison e octobre 2016 pour "insulte envers le sacré" et "propagande contre l'État", principalement pour avoir écrit une histoire non publiée à propos de la lapidation; le texte avait été saisi lors d'une perquisition de son domicile par les Gardiens de la Révolution. La perquisition visait initialement le mari de Golrokh, le militant pour les droits civiques Arash Sadeghi, qui purge une peine de 19 ans de prison.

Dans une lettre ouverte récente, Golrokh Ebrahimi Iraee et Atena Daemi ont décrit leurs conditions de détention dans la prison Evin, et le niveau des soins médicaux disponibles; leur description contraste largement avec l'image positive de la prison donnée à un groupe de 40 ambassadeurs étrangers qui ont pu faire une visite de la prison le 5 juillet 2017.

"Ils ont parlé et vous avez parlé des soins pour les femmes. Nous allons en parler maintenant: de l'état de la clinique et des erreurs de médicaments, de l'absence d'antiseptique et de produits de nettoyage soi-disant en raison de "restrictions budgétaires". [...] Vous ont-ils dit, sous couvert d'excuses basées sur la loi religieuse, que les médecins hommes ne font pas d'examens médicaux, de piqûres ou d'électrocardiogrammes aux femmes prisonnières? Ont-ils dit qu'il n'y a aucune infirmière dans toute la prison pour faire ces choses pour nous? Savez-vous que des centaines, peut-être des milliers de prisonniers ici souffrent de problèmes rénaux car ils sont obligés de boire l'eau non potable de la prison? [...] Si seulement vous aviez pu monter à bord de l'ambulance de la prison pendant votre visite, là aussi vous auriez vu qu'il manque le nécessaire!"

Front Line Defenders est préoccupée par le fait que les autorités iraniennes n'accordent pas les soins médicaux nécessaires à Atena Daemi et appelle le gouvernement à garantir que la défenseuse reçoivent le traitement médical approprié pour traiter les séquelles de sa grève de la faim. Front Line Defenders réitère son appel à la libération immédiate et sans condition de Golrokh Ebrahimi Iraee, emprisonnée en représailles à son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.