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Détention et accusation du défenseur des droits humains Rashid Mahiya

Statut: 
Détenu et accusé
À propos de la situation

Le 26 février 2019, le défenseur des droits humains Rashid Mahiya a été placé en détention provisoire jusqu'au 12 mars 2019 ; il est accusé de "subversion d'un gouvernement constitutionnellement élu / trahison". Il s'est rendu lui même à la police le 25 février, après que les forces de sécurité du Zimbabwe l'ont cherché sans relâche. Il fait partie des nombreux défenseur-ses des droits humains qui ont été inclus à la liste des personnes "recherchées" par la police, après une grève nationale mi-janvier.
 

À propos de Rashid Mahiya

Rashid MahiyaRashid Mahiya est défenseur des droits humains et président de la Crisis in Zimbabwe Coalition, une coalition de 80 organisations de la société civile qui œuvrent en faveur du changement démocratique au Zimbabwe. Elle rassemble des groupes de femmes, des mouvements sociaux, des associations d'habitants, des syndicats, des églises, des avocats en droits humains, des groupes d'enseignants et des professionnels de la santé.

26 Février 2019
Détention et accusation du défenseur des droits humains Rashid Mahiya

Le 26 février 2019, le défenseur des droits humains Rashid Mahiya a été placé en détention provisoire jusqu'au 12 mars 2019 ; il est accusé de "subversion d'un gouvernement constitutionnellement élu / trahison". Il s'est rendu lui même à la police le 25 février, après que les forces de sécurité du Zimbabwe l'ont cherché sans relâche. Il fait partie des nombreux défenseur-ses des droits humains qui ont été inclus à la liste des personnes "recherchées" par la police, après une grève nationale mi-janvier.

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Rashid Mahiya est défenseur des droits humains et président de la Crisis in Zimbabwe Coalition, une coalition de 80 organisations de la société civile qui œuvrent en faveur du changement démocratique au Zimbabwe. Elle rassemble des groupes de femmes, des mouvements sociaux, des associations d'habitants, des syndicats, des églises, des avocats en droits humains, des groupes d'enseignants et des professionnels de la santé.

Le 26 février 2019, le parquet a prétendu que Rashid Mahiya était responsable des violences qui se sont déroulées pendant la grève nationale qui a eu lieu mi-janvier. Le parquet a demandé que le défenseur ne soit pas libéré sous caution soi-disant car il pourrait prendre la fuite, interférer auprès des preuves et des témoins et commettre d'autres infractions. L'avocat de Rashid Mahiya doit faire une demande de libération sous caution devant la haute cour le 27 février.

Le 25 février, les forces de sécurité du Zimbabwe ont saccagé le domicile de Rashid Mahiya tout en cherchant à savoir où il se trouvait. Les forces de sécurité ont violemment agressé le frère du défenseur, avant d'enlever sa mère pour contraindre Rashid Mahiya à se rendre. En apprenant l'agression et l'enlèvement, le défenseur s'est donc présenté de lui même à la police. Sa mère a été libérée quelques heures plus tard.

Aux premières heures du 17 février 2017, près de 20 policiers en civil dans deux véhicules sans plaque d'immatriculation et un minibus sont arrivés au domicile d'Okay Machisa à Harare. Okay Machisa est défenseur des droits humains et directeur exécutif de la Zimbabwe Human Rights Association (ZimRights). Ils ont dit au défenseur qu'ils recherchent Rashid Mahiya et l'ont forcé, lui et sa famille, à sortir de leur maison avant de la perquisitionner.

Rashid Mahiya fait parti des nombreux défenseur-ses des droits humains et militants qui ont été ajoutés à la liste des personnes recherchées par la police, en lien avec une grève nationale qui s'est déroulée les 14, 15 et 16 janvier. Les procureurs avaient d'abord tenté d'accuser le défenseur "d'incitation à la violence", mais n'ayant pas réussi à le relier aux manifestations de la mi-janvier, l'État a décidé de l'accuser de "subversion contre le gouvernement constitutionnellement élu / trahison", en vertu de la section 22 du Code pénal (loi de codification et réforme).

L'arrestation de Rashid Mahiya fait suite à d'intenses attaques contre la société civile au Zimbabwe, en particulier depuis la grève nationale de la mi-janvier.

Front Line Defenders fait part de ses profondes inquiétudes concernant la détention et l'acharnement judiciaire continu ces défenseur-ses des droits humains au Zimbabwe, et pense qu'ils sont pris pour cible à cause de leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains dans le pays.