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Rejet de la libération sous caution de Mohammad Habibi

Statut: 
Condamné
À propos de la situation

Le 4 août 2018, Mohammad Habibi a été condamné à sept ans et demi de prison pour « collusion contre la sécurité nationale », à 18 mois de prison pour « propagande contre les régime » et 18 mois de prison pour « trouble de l’ordre public ». Il a aussi été condamné à deux ans d’interdiction de voyager assortie d’une interdiction de participer à toute activité politique ou activité syndicale pour la même durée.

À propos de Mohammad Habibi

hrd_mohammad_habibi.jpgMohammad Habibi est défenseur des droits humains et membre actif du conseil d'administration du Syndicat des enseignants de Téhéran, par le biais duquel il organise des rassemblements réguliers. Il est enseignant depuis 18 ans, employé par le ministère de l'éducation iranien. Il dirige aussi une chaine Telegram, par le biais de laquelle il diffuse des messages à une large audience et tient les gens informés à propos du statut des demandes des enseignants.

23 Mai 2018
Rejet de la libération sous caution de Mohammad Habibi

Mise à jour- Le 4 août 2018, Mohammad Habibi a été condamné à sept ans et demi de prison pour « collusion contre la sécurité nationale », à 18 mois de prison pour « propagande contre les régime » et 18 mois de prison pour « trouble de l’ordre public ». Il a aussi été condamné à deux ans d’interdiction de voyager assortie d’une interdiction de participer à toute activité politique ou activité syndicale pour la même durée.

Mise à jour: Mohammad Habibi s’est vu privé de soins médicaux au pénitencier du Grand Téhéran, où il est illégalement détenu. Sa demande aux autorités pénitentiaires afin d’être transféré dans la prison Evin, un centre de détention pour les prisonniers politiques, est toujours en suspens.

Le 16 mai 2018, le défenseur des droits humains Mohammad Habibi n'a pas été libéré sous caution. À ce jour, il est toujours détenu dans la grande prison de Téhéran, sans pouvoir contacter un avocat. Il a été blessé lors de sa violente arrestation devant le bâtiment de l'Organisation du budget et de la planification d'État, à Téhéran, le 10 mai. Il participait à une manifestation pacifique contre la situation financière injuste des enseignants et l'actuelle privatisation du système éducatif en Iran.

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Mohammad Habibi est défenseur des droits humains et membre actif du conseil d'administration du Syndicat des enseignants de Téhéran, par le biais duquel il organise des rassemblements réguliers. Il est enseignant depuis 18 ans, employé par le ministère de l'éducation iranien. Il dirige aussi une chaine Telegram, par le biais de laquelle il diffuse des messages à une large audience et tient les gens informés à propos du statut des demandes des enseignants.

Sept défenseurs des droits humains ont également été arrêtés avec Mohammad Habibi le 10 mai, mais ils ont tous été libérés sous caution trois jours plus tard. Mohammad Habibi a été transféré de la section 1 à la section 2 de la grande prison de Téhéran le 21 mai. Il nécessite toujours un traitement médical urgent pour les blessures qui lui ont été infligées lors de son arrestation.

Le 15 mai 2018, Mohammad Habibi a appelé sa famille pour les informer qu'il sera libéré sous caution. Mais sa demande a été rejetée après que sa famille s'est rendue à la prison le lendemain. Le défenseur n'est pas autorisé à voir ou contacter son avocat.

Le défenseur des droits humains a aussi été pris pour cible le 3 mars 2018; il avait été arrêté devant l'école où il enseigne. Il avait été conduit chez lui, où des agents des forces de l'ordre avaient saccagé sa maison. Il avait passé les deux premières semaines de sa détention à l'isolement, avant d'être transféré dans un bloc collectif de la prison Evin. Il avait été libéré sous caution le 15 avril 2018. Mohammad Habibi était accusé de "collusion dans le but de troubler la sécurité nationale" et de "propagande contre le régime".

La détention de Mohammad Habibi fait partie de l'actuelle répression contre les défenseur-ses du droit du travail en Iran, qui s'est intensifiée au cours des derniers mois. La majorité des défenseur-ses du droit du travail protestent contre les mauvaises conditions de travail contenues dans leurs contrats et contre les périodes prolongées de salaires impayés. Depuis le début de l'année, des manifestations en faveur du droit du travail ont été organisées dans plusieurs villes iraniennes, et ont été fréquemment dispersées par les forces de sécurité.
 
Front Line Defenders pense que la détention de Mohammad Habibi a un lien avec son travail en faveur des droits humains.