Back to top

Un défenseur des droits humains risque d'être expulsé pour avoir soi-disant « violé l’allégeance »

Statut: 
Acharnement judiciaire
À propos de la situation

Le 18 octobre 2021, le défenseur des droits humains et avocat Salah Hammouri a été informé de la décision du ministre israélien de l’Intérieur de révoquer sa résidence permanente à Jérusalem et de l’expulser vers la France à cause d’une présumée « violation de son allégeance à l’État d’Israël ».

À propos de Salah Hammouri

Salah Hammouri est un défenseur des droits humains franco-palestinien, avocat et chercheur sur le terrain pour l’Addameer Prisoner Support and Human Rights Association basée à Jérusalem. Le défenseur des droits humains plaide pour la justice et la responsabilité pour les violations des droits des Palestiniens. Depuis sa libération dans le cadre d’un accord d’échange de prisonniers en 2011, la liberté, le travail et la liberté d’expression de Salah Hammouri sont continuellement attaqués par les autorités israéliennes.

22 Octobre 2021
Un défenseur des droits humains risque d'être expulsé pour avoir soi-disant « violé l’allégeance »

Le 18 octobre 2021, le défenseur des droits humains et avocat Salah Hammouri a été informé de la décision du ministre israélien de l’Intérieur de révoquer sa résidence permanente à Jérusalem et de l’expulser vers la France à cause d’une présumée « violation de son allégeance à l’État d’Israël ».

Download the Urgent Appeal

Salah Hammouri est un défenseur des droits humains franco-palestinien, avocat et chercheur sur le terrain pour l’Addameer Prisoner Support and Human Rights Association basée à Jérusalem. Le défenseur des droits humains plaide pour la justice et la responsabilité pour les violations des droits des Palestiniens. Depuis sa libération dans le cadre d’un accord d’échange de prisonniers en 2011, la liberté, le travail et la liberté d’expression de Salah Hammouri sont continuellement attaqués par les autorités israéliennes.

Le 18 octobre 2021, le ministre israélien de l’Intérieur a notifié à Salah Hammouri sa décision de révoquer la résidence permanente du défenseur à Jérusalem et son expulsion imminente. La décision est fondée sur les allégations de « violation de l’allégeance à l’État d’Israël » de Salah Hammouri et sur des allégations formulées de façon vague et mal définies d’« activités terroristes » et/ou d’affiliation à des « entités terroristes » liées à des « renseignements secrets » qu’il aurait caché au public. Salah Hammouri a 30 jours pour faire appel de cette décision. Actuellement, la carte d’identité palestinienne du défenseur a également été révoquée et il ne peut pas voyager. Auparavant, Israël avait banni le défenseur des droits humains de Cisjordanie pendant près de 16 mois et expulsé sa femme Elsa Lefort , de nationalité française, séparant Salah Hammouri de sa femme et de son fils.

Salah Hammouri est constamment harcelé par les autorités israéliennes, notamment par le biais d’interdictions de voyager, de cautions et d’amendes exorbitantes, d’assignations à résidence et de séparation de sa famille. Suite à ces tentatives ciblées, les autorités israéliennes ont notifié pour la première fois à Salah Hammouri leur intention de révoquer sa résidence permanente à Jérusalem et de l’expulser le 3 septembre 2020 pour avoir soi-disant « violé l’allégeance à l’État d’Israël ». Le 29 juin 2021, la ministre israélienne de l’Intérieur avait déclaré son intention d’adopter la recommandation proposée par l’ancien titulaire du poste de révoquer définitivement la résidence du défenseur.

La révocation du statut de résident du défenseur des droits humains pour de vagues motifs d'« activités terroristes » et de « rétention d’informations secrètes », ainsi que les précédentes arrestations et les formes de harcèlement contre lui marquent une grave escalade des politiques et pratiques systématiques d’Israël visant à réduire au silence les défenseur-ses des droits humains palestiniens qui cherchent à obtenir justice et à trouver les responsables des violations des droits humains des Palestiniens.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par la décision et les allégations de terrorisme portées contre Salah Hammouri en représailles à son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Front Line Defenders est également préoccupée par le pouvoir exécutif accru accordé au ministre israélien de l’Intérieur en 2018 qui peut expulser les Palestiniens qui ne satisfont pas aux critères énoncés dans la loi sur l’entrée en Israël. L’application par Israël de sa Loi sur l’entrée en Israël à la population palestinienne protégée de Jérusalem-Est, révoquant la résidence permanente, est une mesure de transfert direct forcé, qui viole l’article 49 de la Quatrième Convention de Genève.