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Le journaliste et défenseur des droits humains Siddique Kappan libéré sous caution

Statut: 
Libéré sous caution
À propos de la situation

Le 9 septembre 2022, la Cour suprême de l’Inde a accordé une libération sous caution au défenseur des droits humains et journaliste Siddique Kappan.

Le 4 août 2022, la Haute Cour d’Allahabad a rejeté la demande de libération sous caution déposée par le défenseur des droits humains et journaliste Siddique Kappan. Le défenseur des droits humains a été arrêté le 5 octobre 2020 par la police de l’Uttar Pradesh avec trois autres personnes, alors qu’il enquêtait sur le viol collectif et le meurtre d’une jeune Dalit de 19 ans à Hathras ; depuis, il est détenu à la prison de Mathura. Siddique Kappan est accusé d’infractions graves en vertu du Code pénal indien, y compris la Loi sur la prévention des activités illégales (UAPA). En novembre 2020, le Kerala Union of Working Journalists a déposé un recours devant la Cour suprême indienne, déclarant que Siddique Kappan avait été soumis à des tortures physiques et mentales pendant sa détention préventive.

À propos de Siddique Kappan

Siddique KappanSiddique Kappan est un défenseur des droits humains et journaliste qui fait de nombreux reportages sur les violations des droits humains auxquelles sont confrontées les minorités religieuses et de castes en Inde. Il collabore régulièrement avec l’organe de presse Malayalam Azhimukham et est secrétaire de la branche du Kerala Union of Working Journalists (KUWJ) à Delhi.

15 Septembre 2022
Le journaliste et défenseur des droits humains Siddique Kappan libéré sous caution

Le 9 septembre 2022, la Cour suprême de l’Inde a accordé une libération sous caution au défenseur des droits humains et journaliste Siddique Kappan. Le défenseur avait été arrêté le 5 octobre 2020 par la police de l’Uttar Pradesh, avec trois autres personnes, alors qu’il allait enquêter sur le viol collectif et le meurtre d’une jeune Dalit de 19 ans à Hathras. Il était détenu à la prison de Mathura et accusé d’infractions graves en vertu du Code pénal indien, ainsi que de la Loi sur la prévention des activités illégales (UAPA). Tout en accordant une libération sous caution à Siddique Kappan, la Cour suprême a reconnu son droit à la liberté d’expression ainsi que son travail en matière de droits humains pour obtenir justice pour les victimes. Tout en saluant la décision de la Cour suprême, nous exhortons les autorités indiennes à cesser les représailles contre les défenseur⸱ses des droits humains et les journalistes dans le pays.

9 Août 2022
Refus de libérer sous caution le défenseur des droits humains et journaliste Siddique Kappan

Le 4 août 2022, la Haute Cour d’Allahabad a rejeté la demande de libération sous caution déposée par le défenseur des droits humains et journaliste Siddique Kappan. Le défenseur des droits humains a été arrêté le 5 octobre 2020 par la police de l’Uttar Pradesh avec trois autres personnes, alors qu’il enquêtait sur le viol collectif et le meurtre d’une jeune Dalit de 19 ans à Hathras ; depuis, il est détenu à la prison de Mathura. Siddique Kappan est accusé d’infractions graves en vertu du Code pénal indien, y compris la Loi sur la prévention des activités illégales (UAPA). En novembre 2020, le Kerala Union of Working Journalists a déposé un recours devant la Cour suprême indienne, déclarant que Siddique Kappan avait été soumis à des tortures physiques et mentales pendant sa détention préventive.

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Siddique Kappan est un défenseur des droits humains et journaliste qui fait de nombreux reportages sur les violations des droits humains auxquelles sont confrontées les minorités religieuses et de castes en Inde. Il collabore régulièrement avec l’organe de presse Malayalam Azhimukham et est secrétaire de la branche du Kerala Union of Working Journalists (KUWJ) à Delhi.

Le 4 août 2022, la Haute Cour d’Allahabad a rejeté la demande de libération sous caution de Siddique Kappan. La Cour a déclaré que les accusations portées contre le défenseur dans le procès-verbal de la police semblaient être fondées à première vue et qu’il « n’avait pas de travail à Hathras ». Cependant, Siddique Kappan a des décennies d’expérience dans le journalisme d’investigation et était en visite à Hathras pour couvrir le viol brutal et le meurtre d’une femme dalit par des hommes d’une caste supérieure. Siddique Kappan s’était adressé à la Haute Cour après qu’un tribunal de Mathura a rejeté sa demande de libération sous caution en juillet 2021.

Le 5 octobre 2020, la police de l’Uttar Pradesh a arrêté Siddique Kappan en vertu de l’article 116 (6) du Code de procédure pénale qui concerne les troubles de l’ordre. Toutefois, des accusations portées en vertu des articles 17 et 18 de l’UAPA pour sédition et complot criminel ont été ajoutées le 7 octobre 2020. Selon la plainte déposée par la KUWJ devant la Cour suprême, entre le 5 et le 6 octobre 2020, Siddique Kappan aurait été soumis à de graves tortures, notamment des passages à tabac, la privation de sommeil, le refus de médicaments et la torture mentale. Il est très inquiétant que des accusations de terrorisme aient été portées contre le défenseur des droits humains après qu’il a été torturé par la police en détention.

Le 28 avril 2021, la Cour suprême de l’Inde a ordonné au gouvernement de l’Uttar Pradesh de transférer Siddique Kappan dans un hôpital de New Delhi parce qu’il avait besoin d’un traitement médical urgent. Le défenseur a été testé positif au COVID-19 à l’hôpital. Dans la nuit du 6 mai 2021, la police l’a secrètement ramené à la prison de Mathura sans en informer sa femme ni son avocat.

Selon l’India Press Freedom Report 2021 (Rapport sur la liberté de la presse en Inde) du Rights and Risks Analysis Group, au moins 23 attaques ciblées contre des journalistes et des organisations de médias ont été perpétrées dans l’État de l’Uttar Pradesh au cours de l’année écoulée, le pire bilan après le Jammu-et-Cachemire.

Front Line Defenders condamne fermement l’incarcération prolongée du défenseur des droits humains Siddique Kappan et le refus répété de ses demandes de libération sous caution. Elle estime que l’utilisation de l’UAPA contre le défenseur des droits humains Siddique Kappan est délibérée et faite pour qu’il soit incarcéré de façon prolongée, sans raison légitime ni preuve. Par ailleurs, Front Line Defenders est profondément préoccupée par les allégations de torture contre Siddique Kappan et pense qu’il est pris pour cible en raison de ses reportages sur les droits humains et la violence contre les minorités en Inde, qui constituent une contribution extrêmement importante pour la promotion des droits humains et pour réclamer des comptes.