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Hafiz Idris détenu dans un lieu inconnu

Statut: 
En procès
À propos de la situation

Le 14 juin 2017, le procès du Dr Mudawi Ibrahim Adam et d'Hafiz Idris s'est ouvert à Khartoum. Les deux défenseurs ont comparu devant un juge lors d'une audience d'ouverture tenue en l'absence du plaignant, le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS). Plusieurs délégations étrangères et des militants soudanais ont assisté à l'audience. La prochaine audience du procès est fixée au 20 juillet 2017. Dr Mudawi Ibrahim Adam et Hafiz Idris sont sous le coup de six chefs d'inculpation, dont deux sont passibles de la peine de mort ou de la prison à perpétuité.

À propos d'Hafiz Idris

Hafiz Idris est un défenseur des droits humains qui se concentre sur les droits des déplacés internes au Soudan et il œuvre pour leur bien être.

18 Juin 2017
Ouverture du procès de deux défenseurs des droits humains à Khartoum

Le 14 juin 2017, le procès du Dr Mudawi Ibrahim Adam et d'Hafiz Idris s'est ouvert à Khartoum. Les deux défenseurs ont comparu devant un juge lors d'une audience d'ouverture tenue en l'absence du plaignant, le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS). Plusieurs délégations étrangères et des militants soudanais ont assisté à l'audience. La prochaine audience du procès est fixée au 20 juillet 2017. Dr Mudawi Ibrahim Adam et Hafiz Idris sont sous le coup de six chefs d'inculpation, dont deux sont passibles de la peine de mort ou de la prison à perpétuité.

Dr Mudawi Ibrahim Adam est un défenseur des droits humains reconnu sur le plan international et a remporté le premier prix Front Line Defenders pour les défenseur-ses des droits humains en 2005. Il a fondé et préside la Sudan Social Development Organisation (SUDO) et a participé au dialogue national sur le Soudan en 2016. Il est titulaire d'un doctorat en ingénierie mécanique, qu'il enseigne à l'université de Khartoum, et il dirige en outre sa propre entreprise d'ingénierie. Hafiz Idris est un défenseur qui se concentre sur les droits et le bien-être des personnes déplacées à l'intérieur du Soudan.

Le 14 juin 2017, la première audience du procès du Dr Mudawi Ibrahim Adam et d'Hafiz Idris a eu lieu devant le tribunal de Khartoum Nord. Les deux défenseurs ont comparu brièvement devant un juge, en l'absence du NISS, qui avait demandé en avril 2017 la réouverture de l'enquête sur leur affaire. Une autre audience est prévue le 20 juillet 2017. Le 5 juin 2017, le parquet en charge de la sureté de l'État a officiellement accusé Dr Mudawi Ibrahim Adam et Hafiz Idris de six charges, dont certaines sont passibles de la peine de mort. Ces charges incluent: publication de faux rapports, avoir sapé le système constitutionnel, espionnage, avoir engagé une guerre contre l'État, incitation à la haine sectaire et gestion d'une organisation terroriste.

Front Line Defenders condamne le procès du Dr Mudawi Ibrahim Adam et Hafiz Idris, et appelle les autorités soudanaises à libérer immédiatement et sans condition les défenseurs des droits humains, car il semble qu'ils soient détenus uniquement à cause de leur travail légitime pour la promotion et la protection des droits humains au Soudan.

 

25 Mai 2017
Hafiz Idris battu pendant son interrogatoire

Le défenseur des droits humains emprisonné Hafiz Idris a été victime de violences physiques pendant son interrogatoire la semaine dernière, par des membres du Service national de la sûreté et du renseignement (NISS). Il a été gravement passé à tabac après s'être plaint pendant l'interrogatoire d'avoir précédemment été contraint de faire de faux aveux sous la torture.

Le travail d'Hafiz Idris se concentre sur les droits des déplacés internes au Soudan. Il est détenu depuis le 24 novembre 2016. Les autorités soudanaises ont déjà torturé le défenseur en décembre 2016 et janvier 2017 afin d'obtenir des aveux utilisés pour l'accuser, ainsi que le défenseur Dr Mudawi Ibrahim Adam, détenu depuis le 7 décembre 2016. il a notamment subi des chocs électriques, de violents coups de pieds et des coups dans des parties sensibles des deux côtés de l'abdomen.

Malgré les plaintes et les demandes du défenseur et de ses avocats, les autorités soudanaises n'ont pas ouvert d'enquête sur ses allégations de torture et de mauvais traitements en détention. Le 11 mai 2017, les autorités soudanaises ont accusé Hafiz Idris et le Dr Mudawi Ibrahim Adam d'avoir sapé le système constitutionnel, et d'avoir engagé une guerre contre l'État; ces deux accusations sont potentiellement passibles de la peine de mort. L'inculpation a été prononcée après que le nouveau procureur général du Soudan, Omar Ahmad Muhammad Ahmad, est revenu sur la décision prise par le précédent procureur général le 26 mars dernier, et qui ordonnait la libération sous caution des défenseurs. 

Front Line Defenders est profondément inquiète pour le bien être d'Hafiz Idris et exhorte les autorités soudanaises à mener une enquête minutieuse et impartiale sur les allégations de torture et mauvais traitements infligés, comme l'exige le droit international relatif aux droits humains. Front Line Defenders appelle les autorités soudanaises à prendre les mesures nécessaires pour garantir l'intégrité physique et psychologique d'Hafiz Idris et du Dr Mudawi Ibrahim Adam, et exhorte les autorités à libérer immédiatement et sans condition et à abandonner toutes les charges portées contre eux car elles semblent uniquement liées à leur travail pacifique en faveur des droits humains.

9 Mai 2017
Le nouveau procureur général du Soudan annule la libération des défenseurs des droits humains

Le 5 mai 2017, les familles des défenseurs des droits humains Dr. Mudawi Ibrahim Adam et Hafiz Idris, ont été informées d'une décision prise par le nouveau procureur général du Soudan récemment nommé, Omar Ahmad Muhammad Ahmad, de revenir sur la décision prise par le procureur général le 26 mars 2017, qui ordonnait la libération sous caution des deux hommes.

Dr Mudawi Ibrahim Adam est un défenseur des droits humains reconnu sur le plan international et a remporté le premier prix Front Line Defenders pour les défenseur-ses des droits humains en 2005. Il a fondé et préside la Sudan Social Development Organisation (SUDO) et a participé au dialogue national sur le Soudan en 2016. Il est titulaire d'un doctorat en ingénierie mécanique, qu'il enseigne à l'université de Khartoum, et il dirige en outre sa propre entreprise d'ingénierie. Hafiz Idris est un défenseur qui se concentre sur les droits et le bien-être des personnes déplacées à l'intérieur du Soudan.

Le procureur général du Soudan récemment nommé a pris cette décision le 26 avril 2017 en se basant sur une demande du Service national de la sûreté et du renseignement (NISS), qui souhaite rouvrir l'affaire contre les défenseurs. Le NISS a retardé la libération des défenseurs après la décision du Procureur général, afin de gagner du temps pour faire appel ou faire annuler la décision et pour maintenir les défenseur-ses des droits humains en prison. D'après la décision rendue par le nouveau procureur général, les défenseurs ne seront pas libérés sous caution et les graves accusations portées contre eux, passibles de la peine capitale, ne sont plus abandonnées. Depuis cette décision du nouveau procureur, les avocats et collègues des défenseurs, comme Tasneem Ahmed Taha Zaki, sont désormais recherchés par le NISS.

Front Line Defenders condamne l'inquiétant revirement dans l'affaire du Dr Mudawi Ibrahim Adam et Hafiz Idris, et appelle les autorités soudanaises à libérer immédiatement et sans condition les défenseurs, car il semble que cela soit uniquement motivé par leur travail légitime en faveur de la protection et de la promotion des droits humains au Soudan.

 

1 Mars 2017
Le Soudan emploie la torture pour obtenir des aveux forcés dans l'affaire du Dr Mudawi Ibrahim Adam et Hafiz Idris

Selon une récente information dans l'affaire du Dr Mudawi Ibrahim Adam, les autorités soudanaises auraient torturé son collègue, le défenseur des droits humains Hafiz Idris, pendant sa détention et auraient obtenu des aveux sous la contrainte qui pourraient être utilisés pour accuser les deux défenseurs d'espionnage et d'avoir sapé l'ordre constitutionnel. Selon le droit soudanais, les accusations contre le Dr Mudawi Ibrahim Adam et Hafiz Idris pourraient conduire à la peine de mort.

Dr Mudawi Ibrahim Adam est un défenseur des droits humains reconnu sur le plan international et a remporté le premier prix Front Line Defenders pour les défenseur-ses des droits humains en 2005. Il a fondé et préside l'Organisation pour le développement social du Soudan (SUDO) et a participé au dialogue national au Soudan en 2016. Il est titulaire d'un doctorat en ingénierie mécanique, qu'il enseigne à l'université de Khartoum, et il dirige en outre sa propre entreprise d'ingénierie. Hafiz Idris est un défenseur qui se concentre sur les droits et le bien-être des personnes déplacées à l'intérieur du Soudan.

Le 15 février 2017, la sécurité soudanaise a transféré Dr Mudawi Ibrahim Adam et Hafiz Idris dans les bureaux du procureur de l'État à Amarat. Les deux défenseurs seront vraisemblablement jugés en vertu de fausses charges; ils sont accusés d'avoir commis un crime contre l'État soudanais en divulguant des informations critiques à des gouvernements étrangers. Bien qu'un média contrôlé par l'État ait rapporté ces accusations, les avocats des deux défenseurs des droits humains n'ont reçu aucune confirmation écrite.

Aaucune preuve à charge contre le Dr Mudawi Ibrahim Adam ou Hafiz Idris soutenant ces fausses accusations ne devrait être présentée. La seule "preuve" apportée par le gouvernement soudanais est basée sur des aveux d'Hafiz Idris obtenus sous la torture. Pendant sa détention, Hafiz Idris a été torturé, notamment par le biais de chocs électriques, de forts coups de pied, et de coups dans des parties sensibles des deux côtés de l'abdomen, qui ont provoqué des saignements dans ses urines.

Hafiz Idris a été arrêté le 24 novembre 2016 par des membres du Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) et transféré de force dans un lieu inconnu. Près de deux semaines plus tard, le Dr Mudawi Ibrahim Adam a été arrêté à l'université de Khartoum avec son chauffeur de longue date, Adam El Sheikh Mukhtar. Quelques jours après leur arrestation le 12 décembre 2016, Nora Abaid, la comptable de l'entreprise d'ingénierie du Dr Mudawi, Lambda Engineering, a été arrêtée par les agents du NISS qui l'ont abordée dans une voiture sans plaque d'immatriculation. Adam El Sheikh Mukhtar et Nora Abaid sont toujours détenus par le NISS. Selon certaines sources, ils sont tous les deux détenus pour faire pression sur le Dr Mudawi Ibrahim Adam dans le cadre de l'affaire d'État ouverte contre lui. Les accusations portées contre Dr Mudawi Ibrahim Adam et Hafiz Idris de crimes contre l'État, tels que l'espionnage ou d'avoir sapé l'ordre constitutionnel, sont passibles de la peine de mort, en vertu de l'article 27 de la loi pénale de 1991, basée sur la Charia.

Nous sommes vivement préoccupés par la santé d'Hafiz Idris. Bien que le Dr Mudawi ait mis un terme à sa grève de la faim, nous restons préoccupés par sa santé. 

Front Line Defenders appelle les autorités soudanaises à libérer immédiatement et sans conditions le Dr Mudawi Ibrahim Adam, Hafiz Idris, Adam El Sheikh Mukhrat et Nora Abaid, ainsi que tous les autres détenus dans le cadre de cette affaire, car il semble qu'ils soient incarcérés uniquement à cause de leur travail de promotion et de protection des droits humains au Soudan. Front Line Defenders exhorte également les autorités soudanaises à mener immédiatement une enquête minutieuse et impartiale sur les allégations de torture et mauvais traitements infligés à Hafiz Idris et au Dr Mudawi Ibrahim Adam, dans le but de publier les conclusions et de traduire les coupables en justice conformément aux normes internationales.

 

3 Janvier 2017
Maintien en détention de plusieurs défenseurs des droits humains malgré des tortures et des mauvais traitements

Des amis et les avocats du défenseur des droits humains emprisonné M. Hafiz Idris ont confirmé qu'il a été récemment conduit à l'hôpital après avoir été torturé et maltraité en détention.

M. Hafiz Idris, 40 ans, défend les droits et le bien-être des personnes déplacées à l'intérieur (PDI) du Soudan. Il a été arrêté le 24 novembre à Khartoum et il est détenu sans charge et sans aucun contact avec sa famille ou son avocat.

Les autorités soudanaises ont accentué leur répression contre les défenseur-ses des droits humains, les manifestants pacifiques et les journalistes au cours des dernières semaines. Le 27 décembre, le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) a arrêté l'avocate Mme Tasneem Ahmed Taha Zaki à son bureau à El Fasher, au Darfour.  Elle est avocate en droits humains et assiste les victimes d'exaction, en particulier les jeunes et les étudiants à El Fasher. Après son arrestation, Mme Tasneem a été rapidement transférée à Khartoum, et a été privée de tout contact avec sa famille. Les autorités n'ont pas informé le barreau de son arrestation, comme le stipule le droit soudanais.

L'intégrité physique et la sécurité du défenseur des droits humains reconnu sur le plan international Dr Mudawi Ibrahim Adam est source de profondes inquiétudes compte tenu des témoignages et rapports faisant état de torture et de mauvais traitements de militants détenus au Soudan. Dr Mudawi a été arrêté à l'université de Khartoum le 7 décembre, avec son chauffeur Adam El Sheikh Mukhtar. Le 12 décembre, Nora Abaid, comptable de Lambda Engineering, l'entreprise d'ingénierie du Dr Mudawi, a été arrêtée par des agents du NISS qui circulaient dans une voiture non immatriculée. Ils sont tous détenus au secret. En vertu de la loi de 2010 sur la sécurité nationale (NSA), les détenus peuvent être retenus jusqu'à quatre mois sans examen judiciaire de l'affaire.

Front Line Defenders exhorte les autorités soudanaises à: révéler les informations à propos de la situation médicale du défenseur des droits humains M. Hafiz Idris et à ouvrir une enquête minutieuse et impartiale sur les allégations de tortures et de mauvais traitements.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par le bien être physique du Dr Mudawi Ibrahim Adam, de Mme Tasneem Ahmed Taha Zaki et d'autres défenseurs des droits humains détenus et appelle les autorités soudanaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir leur intégrité physique et psychologique et leur sécurité, et garantir qu'ils puissent accéder sans entrave à leurs familles et avocats.

25 Novembre 2016
Hafiz Idris détenu dans un lieu inconnu

Le 24 novembre à 10h, cinq agents en civil du Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) ont arrêté M. Hafiz Idris chez un de ses proches à Khartoum, et l'ont transféré de force vers un lieu inconnu. Le défenseur est exposé au risque de torture et il est détenu sans charge. On ignore l'endroit où il se trouve.
 

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Hafiz Idris vit dans le camp de déplacés d'Abushouk à Al-Fasher, au Darfour. Il s'était rendu à Khartoum afin de recevoir un traitement médical quand, le 24 novembre, il a été arrêté chez l'un de ses proches à Khartoum. Lors de son arrestation, les agents du NISS lui ont couvert le visage et l'ont transféré de force vers un lieu inconnu.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par l'arrestation et la détention d'Hafiz Idris et est extrêmement inquiète pour son intégrité physique, en particulier compte tenu des mauvais traitements et tortures des militants détenus au Soudan. L'organisation est également préoccupée par l'usage accru des détentions arbitraires par le NISS, comme moyen de répression à l'encontre des défenseur-ses des droits humains au Soudan.

Front Line Defenders exhorte les autorités de la République du Soudan à:

1. Libérer immédiatement et sans condition Hafiz Idris, car il semble qu'il soit pris pour cible uniquement à cause de son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains;

2. Prendre les mesures nécessaires afin de garantir l'intégrité physique et psychologique et la sécurité de Hafiz Idris;

3. Donner immédiatement à Hafiz Idris un accès sans entrave à sa famille et à son avocat;

4. Garantir qu’en toutes circonstances, tous-tes les défenseur-ses des droits humains en République du Soudan puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles.