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Antécédents de l'affaire : Arash Sadeghi

Statut: 
Emprisonné
À propos de la situation

23 août 2019 : l’administration de la prison Gohardash refuse d’hospitaliser le défenseur des droits humains Arash Sadeghi, malgré l’aggravation de son état de santé. Le défenseur a été diagnostiqué avec une forme rare de cancer des os, qui a provoqué la perte de la mobilité de son bras droit et il a besoin de toute urgence d’un traitement médical convenable hors de prison. Cependant, l’administration pénitentiaire reporte son transfert depuis juin 2019.

Le 22 juillet 2018, Arash Sadeghi n'a pas été autorisé à être soigné lorsque l'autorisation de son transfert pour voir un spécialiste dans un hôpital spécialisé dans le traitement du cancer a été délibérément retardée par les autorités de la prison. Le défenseur, qui a été diagnostiqué avec une tumeur osseuse rare et qui risque de développer un cancer, a donc loupé son rendez-vous. Il est toujours détenu dans la prison Gohardasht.

Le 7 juin 2016, le défenseur des droits humains M. Arash Sadeghi a été arrêté après le verdict rendu par la Cour d'appel de Téhéran, qui a confirmé la peine de 19 ans de prison prononcée contre lui pour avoir "insulté le fondateur de la République Islamique d'Iran". Il est actuellement détenu dans la cellule 8 de la prison Evin.

 

À propos d'Arash Sadeghi

arash_sadeghiArash Sadeghi est un défenseur des droits humains iranien qui milite notamment pour les droits des étudiants; il travaille seul pour répertorier les exactions perpétrées dans les prisons iraniennes. Il dénonce les abus et les mauvaises conditions de détention, ainsi que les exactions perpétrées par les autorités, notamment les tortures, les mauvais traitements, le non respect du droit de visite et du droit de voir un avocat, ainsi que l'absence de soins médicaux pour les prisonniers. Arash Sadeghi a aussi participé à plusieurs campagnes et rassemblements pour protester contre la détention illégale de la défenseuse des droits humains Narges Mohammadi et contre l'exécution du défenseur Gholamreza Khosravi.

29 Août 2019
La prison Evin refuse d’hospitaliser Arash Sadeghi

L’administration de la prison Gohardash refuse d’hospitaliser le défenseur des droits humains Arash Sadeghi, malgré l’aggravation de son état de santé. Le défenseur a été diagnostiqué avec une forme rare de cancer des os, qui a provoqué la perte de la mobilité de son bras droit et il a besoin de toute urgence d’un traitement médical convenable hors de prison. Cependant, l’administration pénitentiaire reporte son transfert depuis juin 2019.

14 Juin 2016
Le défenseur des droits humains Arash Sadeghi arrêté et emprisonné

Mise à jour: Le 22 juillet 2018, Arash Sadeghi n'a pas été autorisé à être soigné lorsque l'autorisation de son transfert pour voir un spécialiste dans un hôpital spécialisé dans le traitement du cancer a été délibérément retardée par les autorités de la prison. Le défenseur, qui a été diagnostiqué avec une tumeur osseuse rare et qui risque de développer un cancer, a donc loupé son rendez-vous. Il est toujours détenu dans la prison Gohardasht.

Le 7 juin 2016, le défenseur des droits humains M. Arash Sadeghi a été arrêté après le verdict rendu par la Cour d'appel de Téhéran, qui a confirmé la peine de 19 ans de prison prononcée contre lui pour avoir "insulté le fondateur de la République Islamique d'Iran". Il est actuellement détenu dans la cellule 8 de la prison Evin.

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Arash Sadeghi est un défenseur des droits humains iranien qui milite notamment pour les droits des étudiants; il travaille seul pour répertorier les exactions perpétrées dans les prisons iraniennes. Il dénonce les abus et les mauvaises conditions de détention, ainsi que les exactions perpétrées par les autorités, notamment les tortures, les mauvais traitements, le non respect du droit de visite et du droit de voir un avocat, ainsi que l'absence de soins médicaux pour les prisonniers. Arash Sadeghi a aussi participé à plusieurs campagnes et rassemblements pour protester contre la détention illégale de la défenseuse des droits humains Narges Mohammadi et contre l'exécution du défenseur Gholamreza Khosravi.

Le 7 juin 2016, des agents d'exécution des peines de Téhéran ont arrêté Arash Sadeghi sur ordre de la branche 54 de la Cour d'appel de Téhéran qui a confirmé la peine de 19 ans de prison. Il se rendait à la Cour Shahid Moghadasi à la prison Evin pour se renseigner sur le statut de sa condamnation lorsqu'il a été arrêté. Le défenseur est accusé d'avoir "insulté le fondateur de la république islamique, l'Ayatollah Khomeini" à cause de messages qu'il a postés à propos d'évènements historiques qui se sont déroulés dans les années 1980 en Iran, "diffusion de fausses informations et rumeurs", "rassemblement et collusion contre l'État" et "propagande contre le système". La branche 15 du tribunal révolutionnaire islamique l'a condamné à 15 ans de prison, qui s'ajoutent à une précédente peine de quatre ans avec sursis. Pendant son procès il n'a pas pu voir d'avocat. Arash Sadeghi a été directement transféré dans la prison Evin de Téhéran, où il est actuellement détenu et où les prisonniers seraient exposés à des mauvais traitements et des abus extrêmes.

Le 6 septembre 2014, Arash Sadeghi avait de nouveau été arrêté et placé en détention pour les mêmes charges dans la salle 2-A de la prison Evin contrôlée par les services de renseignements. Sept mois plus tard, le 14 mars 2015, il avait été remis en liberté pour une caution de sept milliards de rials iraniens (environ 230 000 $US). Les audiences devant la branche 15 du tribunal révolutionnaire ont eu lieu en mai et juillet 2015 et le verdict a été confirmé par la cour d'appel le 22 février 2016. Selon certaines sources, il aurait été victime de torture et aurait eu une côte et une épaule cassées.

Avant cela, le 5 décembre 2009, le défenseur aurait été arrêté près de l'université Allameh à Téhéran et sa première condamnation a été prononcée en juin 2010 pour "rassemblement et collusion contre l'État et propagande contre le système". En tout, il a été condamné à 6 ans de prison et 74 coups de fouet par la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran; cette peine a été réduite en appel à un an de prison et quatre ans avec sursis. Malgré cela, il a été maintenu à l'isolement pendant 18 mois dans la prison Evin, jusqu'au 12 octobre 2013, date de sa libération.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par la confirmation de la peine de prison prononcée contre le défenseur des droits humains Arash Sadeghi, car il semble que cette condamnation soit uniquement motivée par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.

Front Line Defenders exhorte les autorités de la République islamique d'Iran à:

1. Libérer immédiatement et sans condition le défenseur des droits humains Arash Sadeghi et à infirmer son inculpation;

2. assurer l'application des dispositions de l'article 134 du Code pénal islamique de 2013, qui limite une peine de prison à la plus lourde peine prévue pour la plus grave accusation, en cas d'accusations multiples, et qui réduirait sa peine de prison actuelle;

3. Garantir qu’en toutes circonstances, tous-tes les défenseur-ses des droits humains en République islamique d'Iran puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles.