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Arrestation arbitraire de la défenseuse des droits humains Adivasi Hidme Markam

Statut: 
Arrêtée
À propos de la situation

Le 9 mars 2021, la défenseuse des droits humains Hidme Markam a été arrêtée par la police du Chhattisgarh en vertu de plusieurs chefs d'accusation, notamment des charges portées en vertu de la loi sur la prévention des activités illégales (UAPA) et de la loi antiterroriste, pour son implication présumée dans des activités maoïstes. La défenseuse des droits humains a été arrêtée lors d’un événement organisé à Dantewada, dans l’État du Chhattisharh, à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes qui travaillent et pour protester contre la torture et la violence sexuelle perpétrées par la police en détention contre les femmes Adivasi dans l’État. Hidme Markam a été traduite le jour-même devant un juge et condamnée à 14 jours de détention dans la prison de Jagadalapur.

À propos de Hidme Markam

HidmeHidme Markam est une défenseuse des droits humains Adivasi qui milite pour les droits des autochtones, contre la violence policière et étatique, et contre l'impact de l'exploitation minière dans l'État du Chhattisgarh. Elle est responsable du Jail Bandi Rihai Committee, une plateforme qui plaide pour la libération de milliers de personnes Adivasi, en particulier des jeunes, criminalisées et qualifiées de Naxalites et placées en détention provisoire. Hidme Markam milite contre les mines et se concentre sur des projets menés par de grandes entreprises telles que Adani Pvt Ltd., qui menace de détruire une colline sacrée Adivasi considérée comme une divinité locale par la communauté. Elle fait également campagne contre l'impact écologique néfaste de l'exploitation minière qui entraîne la dégradation des terres et des grandes étendues d'eau, et la destruction des forêts dans la région. La défenseuse des droits humains critique également la présence croissante de l'armée, de la police et des paramilitaires dans l'État. En 2019, elle a participé à une campagne publique contre la création d'un camp de police à Potali par les forces spéciales et les réservistes du district. Le plaidoyer pour la promotion des droits des femmes et contre la violence physique et sexuelle à l’égard des femmes par les policiers et les militaires est au cœur de l’action de Hidme Markam. Les femmes dans l'État, en particulier issues des communautés adivasi, sont affectées de façon disproportionnées par la violence et la discrimination des autorités.

10 Mars 2021
Arrestation arbitraire de la défenseuse des droits humains Adivasi Hidme Markam

Le 9 mars 2021, la défenseuse des droits humains Hidme Markam a été arrêtée par la police du Chhattisgarh en vertu de plusieurs chefs d'accusation, notamment des charges portées en vertu de la loi sur la prévention des activités illégales (UAPA) et de la loi antiterroriste, pour son implication présumée dans des activités maoïstes. La défenseuse des droits humains a été arrêtée lors d’un événement organisé à Dantewada, dans l’État du Chhattisharh, à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes qui travaillent et pour protester contre la torture et la violence sexuelle perpétrées par la police en détention contre les femmes Adivasi dans l’État. Hidme Markam a été traduite le jour-même devant un juge et condamnée à 14 jours de détention dans la prison de Jagadalapur.

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Hidme Markam est une défenseuse des droits humains Adivasi qui milite pour les droits des autochtones, contre la violence policière et étatique, et contre l'impact de l'exploitation minière dans l'État du Chhattisgarh. Elle est responsable du Jail Bandi Rihai Committee, une plateforme qui plaide pour la libération de milliers de personnes Adivasi, en particulier des jeunes, criminalisées et qualifiées de Naxalites et placées en détention provisoire. Hidme Markam milite contre les mines et se concentre sur des projets menés par de grandes entreprises telles que Adani Pvt Ltd., qui menace de détruire une colline sacrée Adivasi considérée comme une divinité locale par la communauté. Elle fait également campagne contre l'impact écologique néfaste de l'exploitation minière qui entraîne la dégradation des terres et des grandes étendues d'eau, et la destruction des forêts dans la région. La défenseuse des droits humains critique également la présence croissante de l'armée, de la police et des paramilitaires dans l'État. En 2019, elle a participé à une campagne publique contre la création d'un camp de police à Potali par les forces spéciales et les réservistes du district. Le plaidoyer pour la promotion des droits des femmes et contre la violence physique et sexuelle à l’égard des femmes par les policiers et les militaires est au cœur de l’action de Hidme Markam. Les femmes dans l'État, en particulier issues des communautés adivasi, sont affectées de façon disproportionnées par la violence et la discrimination des autorités.

Le 9 mars, Hidme Markam a participé à un événement à Sameli, Dantewada, organisé pour marquer la Journée internationale des femmes qui travaillent et pour commémorer la mort de deux jeunes femmes, dont l'une pendant sa garde à vue, dans le Chhattisgarh. Les deux femmes auraient été victimes de torture et de violences sexuelles de la part d'officiers pendant leur détention. Des policiers ont arrêté la défenseuse des droits humains lors de l'événement qui comptait la présence d'environ 300 villageois, leaders communautaires et autres défenseuses des droits humains du Jail Bandi Rihai Committee et Chhattisgarh Mahila Adhikar Manch. Le magistrat sous-divisionnaire a également été témoin de l'arrestation, étant venu à l'événement pour dialoguer avec les personnes présentes. D'autres défenseur-ses des droits humains et membres de la communauté qui ont tenté de s'opposer à l'arrestation de la FDDH ont été violemment écartés par les policiers. Plusieurs plaintes ont été déposées contre Hidme Markam pour des accusations portées en vertu de la loi régressive sur la prévention des activités illégales, une loi qui est couramment utilisée contre les défenseur-ses des droits humains en Inde en représailles contre leurs activités légitimes en faveur des droits humains. Les charges exactes retenues contre Hidme Markam ne sont pas encore connues ; elle est toujours détenue à la prison de Jagadalapur et a été autorisée à consulter son avocat depuis qu'elle a été arrêtée.

La défenseuse des droits humains a contacté directement des hauts fonctionnaires de l'État, notamment le ministre en chef, le gouverneur et le surintendant de la police du Chhattisgarh, pour demander réparation, le respect des droits fondamentaux et protéger les communautés locales touchées par les activités minières dans la région. Elle travaille pacifiquement avec les autorités locales pour lutter contre les violations perpétrées contre ces communautés vulnérables et opprimées, et pour représenter les voix des membres de la communauté. Son arrestation est un acte de représailles direct contre son travail qui défit les puissances au sein de l'État, telles que la police, l'armée et les intérêts des entreprises. À cause de son travail, la défenseuse a déjà été menacée et harcelée dans le passé, avant d'être arrêtée le 9 mars.

Front Line Defenders condamne l'arrestation de la défenseuse des droits humains Hidme Markam, car il semble qu'elle soit prise pour cible à cause de son travail en faveur des droits humains, notamment pour la protection des droits des communautés Adivasi, en particulier des femmes Adivasi, dans l'État du Chhattisgarh. Son arrestation, mais aussi la décision de procéder à l'arrestation lors d'un événement contre la torture et les violences sexuelles perpétrées contre deux jeunes femmes Adivasi détenues, sont particulièrement préoccupantes. Front Line Defenders réitère sa préoccupation concernant l'utilisation de l'UAPA contre Hidme Markam et d'autres défenseur-ses des droits humains en Inde dans le but de réduire au silence leurs efforts pour promouvoir et protéger les droits humains dans le pays.