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Arrestation de Nguyen Ngoc Nhu Quynh

Statut: 
Arrêtée, accusée
À propos de la situation

Le 17 juin 2017, les avocats de la défenseuse des droits humains Nguyen Ngoc Nhu Quynh ont été informés que son procès a été fixé au 29 juin 2017, plus de 8 mois après qu'elle a été arrêtée pour "propagande contre l'État". 

À propos Nguyen Ngoc Nhu Quynh

Nguyen Ngoc Nhu Quynh est blogueuse et coordinatrice du Réseau de blogueurs vietnamiens. Depuis 2006, elle écrit sous le pseudonyme Me Nam (Mère Champignon). Elle est connue pour ses critiques à l'égard du gouvernement et révèle des cas de corruption et d'exactions perpétrés par les autorités. A cause de cela, elle est régulièrement ciblée par des arrestations et des agressions physiques. En 2014, elle a reçu un prix des droits humains décerné par l'ONG Civil Rights Defenders basée à Stockholm.

21 Juin 2017
Procès fixé au 29 juin

Le 17 juin 2017, les avocats de la défenseuse des droits humains Nguyen Ngoc Nhu Quynh ont été informés que son procès a été fixé au 29 juin 2017, plus de 8 mois après qu'elle a été arrêtée pour "propagande contre l'État", le 10 octobre 2016. Sa famille n'a jamais été officiellement informée et, le 19 juin 2017, le tribunal populaire de la province centrale du Khanh Hoa, a rejeté la demande de sa mère, Nguyen Thi Tuyet Lan, d'assister à l'audience publique de sa fille.

Nguyen Ngoc Nhu Quynh est blogueuse et coordinatrice du Réseau de blogueurs vietnamiens. Depuis 2006, elle écrit sous le pseudonyme Me Nam (Mère Champignon). Elle est connue pour ses critiques à l'égard du gouvernement et révèle des cas de corruption et d'exactions perpétrés par les autorités. A cause de cela, elle est régulièrement ciblée par des arrestations et des agressions physiques. En 2014, elle a reçu un prix des droits humains décerné par l'ONG Civil Rights Defenders basée à Stockholm.

Le 20 juin 2017, Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été autorisée à voir l'un de ses avocats, Nguyen Kha Thanh. Durant sa visite, il a appris que depuis son arrestation, la défenseuse était emprisonnée à Cam Ranh, à environ 70 km de Nha Trang, où sa mère et sa fille vivent actuellement. Les autorités n'avaient jamais informé sa famille de son lieu de détention. Ce n'est que le 7 mai 207 que Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été de nouveau transférée à Nha Trang à l'approche de son procès.

Le 14 juin 2017, il est apparu que Nguyen Ngoc Nhu Quynh avait été officiellement accusée de trois charges criminelles en vertu de l'article 88 (1) du Code pénal vietnamien, qui prévoit une peine de 3 à 12 ans de prison. Sa période de détention a également été prolongée de deux mois et demi.

Front Line Defenders exhorte les autorités vietnamiennes à abandonner les charges contre la défenseuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh, car il semble qu'elles soient uniquement motivées par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains au Vietnam.

 

17 Juin 2017
Les autorités accusent officiellement Nguyen Ngoc Nhu Quynh et prolongent sa détention

Le 14 juin 2017, la défenseuse des droits humains Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été officiellement accusée de trois infractions criminelles en vertu de l'article 88 (1) du Code pénal vietnamien, qui prévoit une peine de 3 à 12 ans de prison. Jusqu'au 14 juin 2017, les autorités avaient déclaré qu'elle était détenue pour "propagande contre l'État" sans préciser pour quelles infractions. Le 4 juin 2017, le tribunal a informé la mère de Nguyen Ngoc Nhu Quynh que la détention de sa fille serait prolongée de deux mois et demi. Elle est détenue depuis le 10 octobre 2016.

Nguyen Ngoc Nhu Quynh est blogueuse et coordinatrice du Réseau de blogueurs vietnamiens. Depuis 2006, elle écrit sous le pseudonyme Me Nam (Mère Champignon). Elle dénonce des affaires de corruption et les violations des droits humains perpétrées par les autorités, et par conséquent, elle est prise pour cible et victime d'arrestations et d'agressions physiques. Elle a reçu le prix 2014 pour les défenseur-ses des droits humains de l'ONG Civil Rights basée à Stockholm, et a récemment reçu l'International Women of Courage Award 2017 décerné par le Département d'État des États-Unis.

Le 14 juin 2017, nous avons appris que les autorités vietnamiennes ont officiellement accusé Nguyen Ngoc Nhu Quynh pour les charges a,b et c de l'article 88 du Code pénal, relatif à "l'organisation de propagande contre l'État". Si elle est reconnue coupable, elle risque jusqu'à douze ans de prison. Elle est accusée de "propagande contre, déformation et/ou diffamation de l'administration populaire", "propagande de guerre psychologique et diffusion de fausses informations afin d'instiller la confusion au sein du peuple" et "produire, stocker et/ou diffuser des documents et/ou des produits culturels au contenu contre la République socialiste du Vietnam".

Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été arrêtée le 10 octobre 2016 et elle est détenue à Nha Trang, dans la province de Khanh Hoa, sans visite de sa famille ou de ses avocats. Le 20 mai 2017, la mère de la défenseuse, Nguyen Thi Tuyet Lan, ainsi que ses deux enfants, ont été de facto assignés à résidence pendant plusieurs jours lors de la tenue du dialogue américano-vietnamien à Hanoï. Ils sont toujours placés sous surveillance policière.

Front Line Defenders condamne les accusations portées contre Nguyen Ngoc Nhu Quynh, car elles semblent directement liées à son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.  Front Line Defenders pense qu'il s'agit d'une campagne d'acharnement judiciaire via l'utilisation de l'article 88 du Code pénal contre les défenseur-ses des droits humains qui mettent en lumière les exactions au Vietnam.

 

26 Mai 2017
La mère et les enfants de Nguyen Ngoc Nhu Quynh harcelés et assignés à résidence

Le 20 mai 2017, plus de cinquante policiers en civil et en uniforme ont encerclé le domicile de Nguyen Ngoc Nhu Quynh à Nha Trang, sur la côte centre-sud du pays, assignant de facto à résidence la mère de la défenseuse, Nguyen Thi Tuyet, ainsi que ses deux enfants.  Un plus petit nombre de policiers est revenu sur les lieux les 22 et 23 mai, pour empêcher la mère de la défenseuse et les enfants de sortir de la maison. Le 24 mai, Nguyen Thi Tuyet a enfin étét autorisée à se rendre au marché mais elle est restée sous surveillance policière. Nguyen Ngoc Nhu Quynh est placée en détention préventive depuis le 10 octobre 2016, et elle est accusée d'avoir fait de la "propagande contre l'État", pour avoir pacifiquement exercé son droit à la libre expression.

Nguyen Ngoc Nhu Quynh est blogueuse et coordinatrice du Réseau de blogueurs vietnamiens. Depuis 2006, elle écrit sous le pseudonyme Me Nam (Mère Champignon). Elle dénonce des affaires de corruption et les violations des droits humains perpétrées par les autorités, et par conséquent, elle est prise pour cible et victime d'arrestations et d'agressions physiques. Elle a reçu le prix 2014 pour les défenseur-ses des droits humains de l'ONG Civil Rights, basée à Stockholm, et a récemment reçu l'International Women of Courage Award 2017 décerné par le Département d'État des États-Unis.

Le 20 mai 2017, le domicile de la défenseuse à Nha Trang a été encerclé par plus de cinquante policiers en civil et en uniforme. La police a bloqué la rue entière menant chez elle et a assiégé le bâtiment. Les policiers sont revenus les jours suivants, et ont assigné de facto à résidence la mère de la défenseuse, Nguyen Thi Tuyet Lan, et ses deux enfants. Les policiers, qui incluaient des membres d'unités de la police sécuritaire et de la défense civile, ont autorisé la mère de la défenseuse à sortir de son domicile le 24 mai pour se rendre dans un marché à proximité, tout en la gardant sous surveillance.

Front Line Defenders pense que cet acte d'intimidation et de harcèlement est lié au dialogue sur les droits humains entre le Vietnam et les États-Unis, prévu le 23 mai 2017 à Hanoï. Le confinement des proches de Nguyen Ngoc Nhu Quynh semble destiné à les intimider à l'approche du dialogue, où la détention arbitraire de la blogueuse devait être l'un des sujets abordés par les américains.

La blogueuse et défenseuse des droits humains Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été arrêtée le 10 octobre 2016 par les autorités de la province de Khanh Hoa. Elle a été accusée en vertu de l'article 88 du Code pénal pour avoir "mené une propagande contre l'État" et elle est détenue dans la prison de Nha Trang.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par ces récents actes d'intimidation contre la famille de Nguyen Ngoc Nhu Quynh et exhorte les autorités vietnamiennes à cesser immédiatement toute forme de harcèlement contre ses proches.

 

 

17 Octobre 2016
Arrestation de la blogueuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh

Le 10 octobre 2016, la blogueuse et défenseuse des droits humains Mme Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été arrêtée par les autorités de la province de Khanh Hoa. Elle a été accusée en vertu de l'article 88 du Code pénal pour avoir "mené une propagande contre l'État" et elle est détenue dans la prison de Nha Trang.
 

Le 10 octobre vers 10h, Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été arrêtée alors qu'elle accompagnait la mère d'un homme emprisonné dans le centre de détention où son fils est incarcéré. Après son arrestation, Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été conduite chez elle et la police a fouillé son domicile.

Après la fouille, les policiers auraient déclaré avoir trouvé deux ensembles de "documents anti-gouvernementaux". Le premier était un panneau en carton qui appelait à des poursuites contre l'entreprise de sidérurgie Formosa Ha Tinh Steel, un aciérie taïwannaise dans la province de Ha Tinh qui a déversé illégalement des déchets toxiques dans la mer au large des côtes vietnamiennes en avril 2016. Le rejet de déchets toxiques a entrainé une pollution à grande échelle et la mort de millions de poissons et autre vie marine, dégradant ainsi les moyens de subsistance de milliers de pêcheurs vietnamiens.

Depuis cette catastrophe écologique, de nombreux citoyens vietnamiens ont régulièrement manifesté pour réclamer des comptes à Formosa Ha Tinh Steel. Plusieurs campagnes sur internet ont aussi été lancées. La seconde partie des "preuves" de "propagande anti-gouvernementale" était une lettre ouverte écrite au nom du Réseau de blogueurs vietnamiens, qui réclamait des comptes pour l'incident.

La police aurait annoncé que la défenseuse est placée en détention pour quatre mois, le temps d'enquêter sur ses activités. Si elle est reconnue coupable d'avoir mené une "propagande contre l'État" Nguyen Ngoc Nhu Quynh risque jusqu'à 20 ans de prison.

Front Line Defenders condamne l'arrestation et la détention de la blogueuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh, qui semblent directement liées à son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.  Front Line Defenders pense qu'il s'agit d'une campagne d'acharnement judiciaire via l'utilisation de l'article 88 du Code pénal contre les défenseur-ses des droits humains qui mettent en lumière les exactions au Vietnam.
 
Front Line Defenders exhorte les autorités vietnamiennes à:

1. Libérer immédiatement et sans condition Nguyen Ngoc Nhu Quynh et abandonner toutes les charges portées contre elle, car Front Line Defenders pense qu'elle est détenue uniquement à cause de son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains;

2. Garantir que le traitement de Nguyen Ngoc Nhu Quynh en prison corresponde à toutes les conditions établies dans les "principes fondamentaux relatifs au traitement des prisonniers, adoptés par la résolution 45/111 l'Assemblée générale le 14 décembre 1990";

3. Prendre les mesures nécessaires afin de garantir l'intégrité physique et psychologique et la sécurité de Nguyen Ngoc Nhu Quynh;

4. Garantir qu’en toutes circonstances, tous-tes les défenseur-ses des droits humains au Vietnam puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.

29 Juillet 2015
Une défenseuse des droits humains violemment passée à tabac pendant sa détention temporaire

Le 25 juillet 2015, la police a temporairement détenu la défenseuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh au poste de police de Loc Tho à Nha Trang, et l'a violemment frappée. Elle a été blessée et, lorsqu'elle a quitté le poste de police, elle avait des coupures saignantes au visage.

Avant d'être détenue, interrogée et frappée le 25 juillet 2015, l'éminente blogueuse a été arrêtée dans un parc à Nha Trang, où elle et d'autres défenseur-ses des droits humains et militants avaient prévu d'organiser un rassemblement public. Lorsque le groupe a commencé à méditer, des policiers en civil ont arrêté plusieurs participants et les ont conduits au poste. Au cours de cette arrestation, Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été frappée et poussée à bord d'un taxi.

Le rassemblement qui était prévu faisait partie d'une grève nationale de la faim d'une journée qui voulait attirer l'attention sur les violations des droits humains perpétrées par le gouvernement, et qui réclamait la libération de plusieurs défenseur-ses des droits humains emprisonnés. Des centaines de défenseur-ses des droits humains et militants vietnamiens se sont regroupés dans des zones publiques de Hanoï, Ho Chi Minh Ville, Nha Trang, Hai Phong et d'autres villes. Beaucoup de participants ont signalé des actes d'acharnements policiers, y compris des arrestations et des violences physiques.