Enlèvement, agression et menaces de mort à l'encontre du défenseur des droits humains Kananelo Boloetse
Le 5 septembre 2026, Kananelo Boloetse a été enlevé chez lui, dans le quartier de Katlehong, à Maseru. Il a déclaré avoir été agressé, interrogé sur ses activités en faveur des droits humains et menacé. Le défenseur a ensuite été abandonné à la périphérie de la ville le jour même.
Kananelo Boloetse est défenseur des droits humains, journaliste et cofondateur du mouvement civique « The Advocates for the Supremacy of the Constitution » (également connu sous le nom de « SECTION 2 »). Ancien président du Media Institute of Southern Africa (MISA) au Lesotho, il est largement reconnu pour son engagement en faveur de la défense des droits constitutionnels, de la liberté d'expression et de la participation citoyenne, en particulier pour les voix sous-représentées au Lesotho.
Le travail de Kananelo en faveur des droits humains se concentre sur la responsabilisation des pouvoirs publics et le respect de l'État de droit. En 2022, par exemple, il a déposé un recours devant la Haute Cour du Lesotho pour contester la reprise des travaux du Parlement malgré l’état d'urgence. Plus récemment, dans le cadre de son mouvement citoyen « SECTION 2 », il a mené une campagne de sensibilisation visant à obtenir la réintégration ou l'indemnisation des agents du Service de sécurité nationale (NSS) qui avaient été licenciés de manière illégale, selon la Cour d'appel.
Le 5 septembre 2026, Kananelo Boloetse a été enlevé chez lui, dans le quartier de Katlehong, à Maseru. Il a déclaré avoir été agressé, interrogé sur ses activités en faveur des droits humains et menacé. Le défenseur a ensuite été abandonné à la périphérie de la ville le jour même.
Kananelo Boloetse est défenseur des droits humains, journaliste et cofondateur du mouvement civique « The Advocates for the Supremacy of the Constitution » (également connu sous le nom de « SECTION 2 »). Ancien président du Media Institute of Southern Africa (MISA) au Lesotho, il est largement reconnu pour son engagement en faveur de la défense des droits constitutionnels, de la liberté d'expression et de la participation citoyenne, en particulier pour les voix sous-représentées au Lesotho. Le travail de Kananelo en faveur des droits humains se concentre sur la responsabilisation des pouvoirs publics et le respect de l'État de droit. En 2022, par exemple, il a déposé un recours devant la Haute Cour du Lesotho pour contester la reprise des travaux du Parlement malgré l’état d'urgence. Plus récemment, dans le cadre de son mouvement citoyen « SECTION 2 », il a mené une campagne de sensibilisation visant à obtenir la réintégration ou l'indemnisation des agents du Service de sécurité nationale (NSS) qui avaient été licenciés de manière illégale, selon la Cour d'appel.
Dans la soirée du 5 septembre 2026, un groupe d'hommes armés et cagoulés a fait irruption au domicile de Kananelo Boloetse à Katlehong, à Maseru. Ils l'ont immédiatement maîtrisé, lui ont passé les menottes, bandé les yeux et l’ont bâillonné avant de le traîner de force dans un véhicule. Il a été violemment passé à tabac pendant le trajet. Il a déclaré que ces hommes l'avaient explicitement menacé, affirmant que s'il rendait l'incident public dans les médias ou sur les réseaux sociaux, ils le retrouveraient et le tueraient. Ils l'ont ensuite abandonné à Thaba-Bosiu, en périphérie de Maseru. Un automobiliste qui passait par là a porté secours au défenseur.
Bien que les auteurs n'aient pas encore été identifiés, le défenseur a indiqué que, lors de l'agression, l'un d'entre eux avait traité un autre de « Morena », un terme qui serait utilisé au sein de certains services de sécurité du Lesotho.
Le 6 septembre 2026, Kananelo Boloetse a déposé une plainte officielle au commissariat central de Maseru. À ce jour, toutefois, il n'a reçu aucune information concrète concernant cette affaire ou l'éventuelle enquête. Cet incident a également fait l'objet d'une large couverture médiatique et a été largement relayé par des organisations nationales et internationales.
Front Line Defenders exprime ses préoccupations face à l'enlèvement, à l'agression et aux menaces de mort dont a été victime le défenseur des droits humains Kananelo Boloetse. Front Line Defenders estime qu'il a été pris pour cible en raison de son action en faveur des droits humains. Nous appelons toutes les autorités compétentes à veiller à ce que ces actes ne restent pas impunis et à ce que les responsables soient pleinement tenus de rendre des comptes.
Front Line Defenders appelle les autorités du Lesotho à :
- Prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et l'intégrité physique de Kananelo Boloetse et de sa famille, et pour empêcher toute nouvelle attaque ou tout acte de représailles à son encontre, afin qu'il puisse poursuivre son action en faveur des droits humains ;
- Mener sans délai une enquête indépendante, impartiale, approfondie et efficace sur son enlèvement, l'agression dont il a été victime et les menaces de mort dont il a fait l'objet, afin d'identifier les responsables et de les traduire en justice conformément à la loi ;
- Examiner toutes les pistes d'enquête possibles, en accordant une attention particulière à toute implication éventuelle des services de sécurité de l'État ou de leur personnel, sans préjuger de l'issue ;
- Veiller à ce que Kananelo Boloetse bénéficie immédiatement de soins médicaux efficaces et d'un accompagnement psychosocial ;
- Veiller à ce que, en toutes circonstances, tous les défenseur⸱ses des droits humains au Lesotho puissent mener à bien leur action légitime en faveur des droits humains dans un environnement sûr et propice, à l'abri de toute restriction et sans crainte de représailles.

