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Arrestation et accusation de 14 avocats de People’s Law Office

Statut: 
Arrêtés, accusés
À propos de la situation

Le 29 novembre 2017, la tante des avocats en droits humains emprisonnés Ebru Timtik et Barkın Timtik, Sultan Kaya, a été arrêtée pendant plusieurs heures et accusée de "propagande terroriste", bien qu'aucune charge n'ait été officiellement retenue contre elle. Plus tôt ce jour-là, elle avait fait un sit-in de protestation devant le palais de justice de Çağlayan à Istanbul, avec une pancarte sur laquelle était inscrit "Libérez mes enfants Ebru et Barkın Timtik. Liberté pour les avocats" et elle a été placée en détention provisoire par la police. Sultan Kaya était l'un des nombreux membres de la famille des défenseurs des droits humains et avocats de People's Law Office à avoir demandé au procureur en chef d'Istanbul la mise en examen des membres de People's Law Office ainsi qu'une audience immédiate.

À propos de People's Law Office

halkin_hukuk.jpegDidem Baydar, Şükriye Erden, Ayşegül Çağatay, Ebru Timtik, Aytaç Ünsal, Zehra Özdemir, Yağmur Ereren, Engin Gökoğlu, Süleyman Gökten, Aycan Çiçek, Naciye Demir, Behiç Aşçı, Barkın Timtik et Özgür Yılmaz sont défenseur-ses des droits humains et avocats pour People’s Law Office en Turquie. Ils sont bien connus pour leur travail sur des affaires médiatisées, telles que celle de Berkin Elvan, 15 ans, décédé lors des manifestations du parc Gezi après avoir été touché à la tête par une bombe lacrymogène tirée par un policier, et l'affaire de Dilek Doğan, une jeune femme abattue par un policier lors d'une opération anti-terroriste chez elle le 18 octobre 2015. Ils représentent aussi Nuriye Gülmen et Semih Özakça, deux éducateurs renvoyés de leurs postes après la tentative de coup d'État du 15 juillet 2016. Les 14 défenseur-ses des droits humains de People’s Law Office ont été arrêtés deux jours avant le procès des éducateurs, qui devait commencer le 14 septembre 2017.

11 Décembre 2017
Détention d'un membre de la famille de deux avocats de People's Law Office

Le 29 novembre 2017, la tante des avocats en droits humains emprisonnés Ebru Timtik et Barkın Timtik, Sultan Kaya, a été arrêtée pendant plusieurs heures et accusée de "propagande terroriste", bien qu'aucune charge n'ait été officiellement retenue contre elle. Plus tôt ce jour-là, elle avait fait un sit-in de protestation devant le palais de justice de Çağlayan à Istanbul, avec une pancarte sur laquelle était inscrit "Libérez mes enfants Ebru et Barkın Timtik. Liberté pour les avocats" et elle a été placée en détention provisoire par la police. Sultan Kaya était l'un des nombreux membres de la famille des défenseurs des droits humains et avocats de People's Law Office à avoir demandé au procureur en chef d'Istanbul la mise en examen des membres de People's Law Office ainsi qu'une audience immédiate.

Le 20 septembre 2017, 14 avocats de People's Law Office, Didem Baydar, Şükriye Erden, Ayşegül Çağatay, Ebru Timtik, Aytaç Ünsal, Zehra Özdemir, Yağmur Ereren, Engin Gökoğlu, Süleyman Gökten, Aycan Çiçek, Naciye Demir, Behiç Aşçı, Barkın Timtik et Özgür Yılmaz ont été accusés d'avoir des liens avec le DHKP-C, une organisation considérée comme terroriste en Turquie, après avoir été placés en détention préventive le 12 septembre 2017. L'avocat Ahmet Mandacı, placé en détention puis remis en liberté, a de nouveau été arrêté le 30 septembre 2017.

Les avocats de People's Law Office incarcérés sont connus pour leur travail dans des affaires médiatisées, telles que celle de Berkin Elvan, 15 ans, décédé lors des manifestations du parc Gezi après avoir été touché par une bombe de gaz lacrymogène jetée par un policier, ou Dilek Doğan, une jeune femme tuée par balle par un policier lors d'un raid anti-terroriste chez elle le 18 octobre 2015. Ils représentent aussi Nuriye Gülmen et Semih Özakça, deux éducateurs renvoyés de leurs postes après la tentative de coup d'État du 15 juillet 2016.

Le 3 novembre 2017, le People's Law Office a indiqué que l'un de ses avocats emprisonnés, Engin Gökoğlu, devait subir une opération chirurgicale après avoir été frappé et torturé par des gardiens de la prison de type T de Tekirdag n°2. Il est actuellement gardé dans une cellule de la prison en attendant l'opération et n'a aucun accès a ses effets personnels.

Le 6 novembre 2017, l'organisation a signalé le traitement injuste de plusieurs avocats emprisonnés. L'administration de la prison ne répond pas aux demandes des défenseur-ses des droits humains et ne les adressent pas aux autorités compétentes. Les avocats font l'objet d'un certain nombre d'autres restrictions, telles que la limite du nombre de livres qu'ils peuvent garder et l'interdiction de certains magazines politiques. L'affaire contre les 14 avocats est confidentielle et les autorités n'ont donné aucune information concernant l'enquête. L'avocat Ahmet Mandacı et son collègue Özgür Yılmaz sont placés à l'isolement depuis le début de leur détention.

Front Line Defenders condamne le harcèlement continu et l'emprisonnement des défenseur-ses des droits humains en Turquie à cause de leur travail pacifique en faveur des droits des autres.

 

13 Novembre 2017
Les avocats emprisonnés de People’s Law Office traités injustement

Le 6 novembre 2017, People’s Law Office a indiqué que les demandes de leurs collègues emprisonnés avaient été traitées de façon arbitraire et injuste. Selon l'organisation, les demandes des défenseur-ses des droits humains ne sont pas traitées ou ne sont pas adressées aux autorités compétentes par l'administration pénitentiaire. Dans la prison de type T de Bolu, Barkın Timtik, l'un des 14 avocats détenu, a fait déposer une requête contre une interdiction de visite d'un mois, mais sa requête n'a jamais été transmise aux autorités compétentes. Sa peine peine a donc été finalisée comme s'il n'avait jamais formulé d'objection. Barkın Timtik et ses deux collègues incarcérés dans la prison de type T à Bolu sont victimes de nombreuses autres restrictions; ils ne peuvent notamment garder qu'un nombre limité de livres et certains magazines politiques leur sont interdits. L'affaire contre les 14 avocats reste confidentielle et les autorités n'ont donné aucune information à propos de l'enquête ou des accusations qui pèsent contre eux.

L'avocat Ahmet Mandacı, de People’s Law Office, arrêté le 30 septembre 2017, et son collègue Özgür Yılmaz, arrêté 10 jours plus tôt, sont placés à l'isolement depuis le début de leur détention.

Le 20 septembre 2017, 14 avocats de People’s Law Office ont été arrêtés sur ordre du juge de paix d'Istanbul. Ils sont accusés de liens avec le Parti révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), considéré conne une organisation terroriste en Turquie. Ils sont détenus séparément dans différentes prisons, loin de leurs familles et lieux de résidence.

Actuellement, Behiç Aşçı et Aytaç Ünsal sont détenus dans la prison de type T de Burhaniye, Sükriye Erden et Didem Ünsal sont détenus dans la prison de type T de Karabük, Naciye Demir, Barkın Timtik et Zehra Özdemir sont dans la prison de type T de Bolu, Yağmur Evin et Ebru Timtik sont dans la prison de type T de Balıkesir, Ayşegül Çağatay et Aycan Çiçek sont dans la prison de type T de Düzce, Özgür Yılmaz et Ahmet Mandacı sont dans la prison de type F d'Edirne, Süleyman Gökten est dans la prison N°1 de Tekirdağ et Engin Gökoğlu est détenu dans la prison N°2 de Tekirdag.

 

27 Septembre 2017
Arrestation et accusation de 14 avocats de People’s Law Office

Le 20 septembre 2017, le juge de paix du tribunal pénal d'Istanbul a accusé 14 avocats d'être "membres d'une organisation terroriste". Ils avaient été arrêtés et placés en détention préventive le 12 septembre 2017.

Download the Urgent Appeal (PDF)

Didem Baydar, Şükriye Erden, Ayşegül Çağatay, Ebru Timtik, Aytaç Ünsal, Zehra Özdemir, Yağmur Ereren, Engin Gökoğlu, Süleyman Gökten, Aycan Çiçek, Naciye Demir, Behiç Aşçı, Barkın Timtik et Özgür Yılmaz sont défenseur-ses des droits humains et avocats pour People’s Law Office en Turquie. Ils sont bien connus pour leur travail sur des affaires médiatisées, telles que celle de Berkin Elvan, 15 ans, décédé lors des manifestations du parc Gezi après avoir été touché à la tête par une bombe lacrymogène tirée par un policier, et l'affaire de Dilek Doğan, une jeune femme abattue par un policier lors d'une opération anti-terroriste chez elle le 18 octobre 2015.  Ils représentent aussi Nuriye Gülmen et Semih Özakça, deux éducateurs renvoyés de leurs postes après la tentative de coup d'État du 15 juillet 2016.  Les 14 défenseur-ses des droits humains de People’s Law Office ont été arrêtés deux jours avant le procès des éducateurs, qui devait commencer le 14 septembre 2017.

Les 11 et 12 septembre 2017 vers minuit, la police turque a mené des raids dans les bureaux de People's Law Office à Istanbul et Ankara, ainsi qu'aux domiciles des avocats. Les 14 défenseur-ses des droits humains ont été arrêtés après qu'un mandat d'arrêt a été lancé par le parquet, les accusant d'"appartenir à une organisation terroriste". Le 20 septembre 2017, les défenseur-ses des droits humains ont été conduits au parquet, situé dans le tribunal d'Istanbul, où ils ont fait leur déposition. Ahmet Mandacı et Ezgi Gökten ont alors été libérés et placés sous contrôle judiciaire, car ils n'ont aucun lien officiel avec People’s Law Office, mais tous les autres ont été arrêtés. Les avocats sont accusés d'être liés au Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), considéré comme une organisation terroriste en Turquie.

Les DDH ont été séparés et envoyés dans différentes prisons après leur arrestation. Behiç Aşçı et Aytaç Ünsal ont été placés en détention dans la prison de type T de Burhaniye; Sükriye Erden et Didem Ünsal sont détenus dans la prison de type T de Karabük; Naciye Demir, Barkın Timtik et Zehra Özdemir sont détenus dans la prison de type T de Bolu; Yağmur Evin et Ebru Timtik sont détenus dans la prison de type T de Balıkesir; Ayşegül Çağatay et Aycan Çiçek sont détenus dans la prison de type T de Düzce; Özgür Yılmaz est dans la prison de type T d'Edirne, Süleyman Gökten est dans la prison n°1 de Tekirdağ et Engin Gökoğlu est détenu dans la prison n° 2 de Tekirdag.

En vertu de l'état d'urgence actuellement en vigueur en Turquie, plus de 140°000 fonctionnaires civils ont perdu leurs emplois sur décret du gouvernement. De nombreuses personnes, dont des défenseur-ses des droits humains, des avocats, des journalistes, des académiciens et des intellectuels ont été détenus et accusés de liens avec des groupes terroristes.

Front Line Defenders est préoccupée par les accusations portées contre les 14 avocats et défenseur-ses des droits humains affiliés à People's Law Office, car il semble qu'ils aient été pris pour cible à cause de leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains en Turquie.

Front Line Defenders exhorte les autorités turques à:

1. Libérer immédiatement et sans condition les avocats, car il semble qu'ils soient pris pour cible uniquement à cause de leur travail légitime et pacifique dans la défense des droits humains;

2. Abandonner immédiatement toutes les charges portées contre les avocats, car il semble que cela soit uniquement lié à leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains;

3. Prendre les mesures nécessaires afin de garantir l'intégrité physique et psychologique et la sécurité des avocats;

4. Garantir qu’en toutes circonstances, tous-tes les défenseur-ses des droits humains en Turquie puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.