Posted 2012/7/26

Brésil: Vol de documents sensibles dans les bureaux de l'organisation de défense des droits humains organisation Grupo Tortura Nunca Mais

Au jour du 25 juillet 2012, la police fédérale brésilienne n'avait toujours pas ouvert d'enquête sur le récent vol d'informations sensibles dans les bureaux du Grupo Tortura Nunca Mais do Rio de Janeiro - GTNM/RJ (Groupe jamais plus de torture/Rio de Janeiro).

[Versão em português anexada abaixo]

Le 19 juillet 2012, des membres de GTNM/RJ ont découvert que les bureaux de l'organisation avaient été saccagés. L'organisation non gouvernementale milite pour l'ouverture des archives de l'État couvrant la période du régime militaire et des affaires de défenseur-ses des droits humains et membres de la société civile criminalisés à cause de leur travail légitime contre l'impunité et pour dénoncer les tortures et toutes les formes de violence commises au Brésil.

Le 19 juillet 2012, des membres du personnel sont arrivés dans les bureaux du Grupo Tortura Nunca Mais do Rio de Janeiro - GTNM/RJ et ont découvert que des documents sensibles liés aux soins psychologiques prodigués aux victimes et aux défenseur-ses des droits humains torturé-es par la police avaient été volés. D'autres dossiers étaient renversés et un ordinateur qui avait été éteint a été retrouvé allumé.

Plus de 1500R$ (environ 600€) en cash ont été volés dans la caisse du projet de clinique du groupe, qui apporte un soutien médical, psychologique et juridique aux victimes de violences perpétrées par l'État. Selon la police, d'autres objets de valeur n'ont pas été volés. Les portes et les fenêtres ne semblent pas avoir été fracturées.

GTNM/RJ cible de menaces répétées

Peu avant, le 11 juillet 2012 vers 14h, un membre du GTNM/RJ a reçu un appel anonyme de menaces. Un inconnu lui a dit: "estou ligando para dizer que nós vamos voltar e que isso aí vai acabar" (Je t'appelle pour te dire qu'on reviendra et que tout va finir). Selon l'organisation, ce n'est pas la première fois qu'ils sont menacés ou attaqués.

Travailler pour défier l'impunité

GTNM/RJ a été fondé en 1985 sous l'imulsion d'anciens prisonniers politiques victimes de torture, et de proches de militants politiques assassinés ou disparus. Le groupe travaille actuellement sur la création d'une Commission nationale de la vérité, pour l'ouverture des archives de la dictature militaire, et le respect des décisions de la Cour interaméricaine des droits de l'homme dans l'affaire Araguaia, qui ordonne au Brésil d'enquêter, et si les allégations s'avèrent vraies, de punir les crimes commis par l'armée pendant cette période.

La Commission nationale de la vérité a été crée en mai 2012 et enquêtera pendant deux ans sur les violations des droits humains perpétrées par des fonctionnaires au Brésil entre 1946 et 1988. Cependant, à cause de la loi d'Amnistie de 1979, aucun dignitaire du gouvernement accusé de torture ou d'autres crimes ne peut être traduit en justice; cette règle a essuyé de nombreuses critiques de la société civile et des proches des victimes d'abus commis lors de cette période.

Front Line Defenders pense que ces attaques contre GTNM/RJ ont un lien direct avec le travail de l'organisation en faveur des droits humains, et notamment son combat pour la mémoire, la vérité et la justice pour la période du régime militaire au Brésil. Par ailleurs, Front Line Defenders est profondément préoccupée pour l'intégrité physique et psychologique des membres de l'organisation.

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Une mise à jour est nécessaire pour cette action. Avant de poursuivre cette action, contactez info@frontlinedefenders.org pour plus d'informations.