Posted 2012/7/22

Cuba: Arrestation de plusieurs défenseuses des droits humains membres de Damas de Blanco Laura Pollán, et dénégation de leur droit à la liberté de réunion

Site web de Damas de Blanco Laura Pollán

Le 18 juillet 2012, Mme Tatiana López Blanco, Mme Leonor Reinó Borge, Mme Mirta Gómez Colás et Mme Niurkis Rivero Despaigne, ont été arrêtées par des agents du département de la sécurité de l'État à la Havane.

Les défenseuses susmentionnées sont toutes membres de l'éminente organisation Damas de Blanco Laura Pollán (Dames en blanc), qui plaide pour la libération des prisonniers politiques à Cuba.

Le 18 juillet 2012, des agents du département de la sécurité de l'État se sont rendus aux domiciles de Tatiana López Blanco, Leonor Reinó Borge, Mirta Gómez Colás et Niurkis Rivero Despaigne et les ont arrêtées dans le but de les empêcher de participer au Té Literario mensuel (Thé littéraire) organisé par Damas de Blanco au domicile de l'ancienne leader de l'organisation décédée, Mme Laura Pollán.

Le 16 juillet, un agent se serait rendu aux domiciles d'autres membres de l'organisation, dont celui de Mme Ivonne Malleza Galano, nomimée au Prix Front Line Defenders 2012 pour les défenseur-ses des droits humains en danger, Magaly Norvis Otero, Mercedes Fresneda Castillo, Belkis Jorrín Morfa, Belkis Nuñez Fajardo, Raquel Castillo, Zahira Castro et Mayra Morejón, afin de les informer que le thé littéraire ne serait pas autorisé et que si elles tentaient d'y assister, elles seraient arrêtées et détenues pendant trois jours. Mme Omaglis Gonzaléz Leiva et Mme María Elena Matos ont été arrêtées à El Palmarito Cauto, dans la municipalité de Santiago de Cuba, alors qu'elles tentaient d'organiser un évènement parallèle.

Front Line Defenders pense que les arrestations des défenseuses des droits humains susmentionnées ont un lien direct avec leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Le fait que la police empêche régulièrement la tenue de rassemblements mensuels du Thé littéraire en bloquant l'accès au domicile de Laura Pollán constitue une claire dénégation du droit à la liberté de réunion à Cuba. Les membres de Damas de Blanco sont toujours harcelés par la police et victimes d'agressions physiques à travers l'île, alors qu'elles tentent de mener à bien leurs activités légitimes et pacifiques en faveur des droits humains.

Une mise à jour est nécessaire pour cette action. Avant de poursuivre cette action, contactez info@frontlinedefenders.org pour plus d'informations.