Posted 2011/10/12
Iran: Procès inéquitable et condamnation de la défenseuse des droits humains Mme Narges Muhammadi à 11 ans de prison

Le 27 septembre 2011, la défenseuse des droits humains Mme Narges Muhammadi a été condamnée à 11 ans de prison par la branche 26 du tribunal Révolutionnaire de Téhéran. Elle est injustement accusée de plusieurs infractions, y compris de diffusion de propagande contre la République Islamique d'Iran, soutien aux familles des prisonniers politiques et complot contre la sécurité nationale.
Informations Complémentaires
Narges Muhammadi est directrice adjointe de Defenders of Human Rights Centre (DHRC), et fondatrice et directrice du Conseil National de la Paix.Dans le document du verdict, daté du 27 septembre 2011, la cour considère que presque toutes les activités de Narges Muhammadi sont des « crimes ». Par exemple, avoir formé le Conseil National de la Paix; avoir établi le comité pour des Elections Libres, Sensées et Equitables; dénoncer les violations des droits humains en Iran; et avoir contacté la défenseuse des droits humains Prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi. Les autorités iraniennes ont interprété ces éléments comme équivalents à une tentative visant à renverser le gouvernement d'Iran et à diffuser des mensonges contre le système. Le procès de Narges Muhammadi a eu lieu en juillet 2011.
Narges Muhammadi a décrit sa condamnation lors d'une interview de la Campagne Inetrnationale pour les droits humains en Iran comme « une décision injuste pour une militante des droits humains ». Elle a poursuivit en disant « C'est une honte que les activités de défense des droits humains soient considérées comme un complot contre le régime ». Narges Muhammadi et son avocat préparent un appel de ce verdict.
Narges Muhammadi a été arrêté à plusieurs reprises au cours des dernières années. Elle avait été arrêtée chez elle avec son mari le 9 février 2010. Elle a de nouvau été placée en détention en mai 2010, et traduite devant la Branche 4 du Tribunal Révolutionnaire, en lien avec son travail pour le DHRC, avant d'être libérée sous caution. Peu après sa libération elle a encore été arrêtée. Pendant sa période de détention prolongée en 2010, Narges Muhammadi a contracté une maladie neurologique qui requiert un traitement sur le long terme.
En Novembre 2009, les autorités ont renvoyé Narges Muhammadi de son poste au sein de l'Inspection Iranienne d'Inginiérie, et elle a par la suite été placée en détention et traduite deux fois devant un tribunal avant d'être libérée. Ceci faisait vraisembleblement partie d'une campagne d'acharnement judiciaire contre elle et ce, bien que le DHRC ait été établi en 2000 après avoir obtenu une licence du Ministère de l'Intérieur, selon les provisoins de la constitution iranienne relatives à la formation des société et des associations.
Front Line pense que ce procès inéquitable et la condamnatiion de Narges Muhammadi a un lien direct avec son travail légitime en faveur des droits humains en Iran. Front Line estime que ceci fait partie d'une campagne de persécution des défenseur-ses des droits humains afin de les réduire au silence.
Action Update Needed. Before taking further action on this case please contact info@frontlinedefenders.org for further information










