Posted 2011/7/3
Guatemala: Effraction et cambriolage des bureaux de l'organisation de défense des droits humains Fundación Guillermo Toriello (FGT)
Dans la nuit du 26 au 27 juin 2011, des individus ont pénétré par effraction dans les bureaux de la Fundación Guillermo Toriello (FGT) et ont volé de l'équipement précieux qui contenait des informations sensibles et importantes. La FGT promeut les droits des communautés rurales pauvres au Guatemala. Elle œuvre afin d'améliorer le quotidien de ces communautés en soutenant leurs demandes pour accéder à des terres et en offrant des conseils techniques et une assistance dans le domaine de l'agriculture et l'humanitaire lorsque cela est nécessaire. Au niveau national, la FGT fait du lobbying auprès du gouvernement guatémaltèque afin d'introduire des lois et des politiques qui bénéficieraient aux communautés rurales pauvres au Guatemala.
Informations Complémentaires
Le 27 juin 2011 vers 07h30, des membres de la FGT sont arrivés dans les bureaux de l'organisation et ont découvert des dossiers en désordre, les tiroirs sortis des bureaux, les papiers sur le sol et de nombreux ordinateurs manquaient. Ils ont contacté le garde de l'immeuble et celui-ci semblait désorienté, comme s'il avait été drogué. Au total, 15 ordinateurs de bureau, 2 ordinateurs portables qui contenaient les détails de projets menés dans plusieurs parties du pays, un projecteur, une imprimante et trois écrans ont été volés. Trois portes des bureaux ont été endommagées, y compris celle du bureau du Directeur. Il est important de noter qu'un coffre fort a aussi été forcé mais que l'argent qu'il contenait n'a pas été volé.La FGT a récemment assisté des communautés de la vallée de Polochic après l'expulsion de 14 communautés depuis le 15 mars 2011, et face aux menaces continues que ces communautés reçoivent d'entreprises de sécurité privée. La FGT doit faire face à plusieurs allégations parues dans la presse et proférées par des responsables du gouvernement, concernant son travail légitime en faveur des droits humains et notamment, à propos de son soutien aux communautés de Polochic.
Tout en reconnaissant que les bureaux de la FGT sont situés dans un quartier où de nombreux cambriolages sont fréquemment rapportés, Front Line pense qu'il y a des preuves qui indiquent que le cambriolage des bureaux de la FGT ont un lien direct avec leur travail légitime en faveur des droits humains, et notamment en faveur des communautés de Polochic.
Action Update Needed. Before taking further action on this case please contact info@frontlinedefenders.org for further information










