Posted 2011/1/7
Israël: Le défenseur des droits humains Nuri al-Okbi condamné à sept mois de prison

Le défenseur des droits humains M. Nuri al-Okbi a été condamné à sept mois de prison pour avoir « dirigé une affaire sans licence », par la Cour de Ramla en Israël.
Informations Complémentaires
Nuri al-Okbi, né en 1942 et père de 8 enfants, est responsable de l’Association pour la Protection des Droits des Bédouins en Israël et militant pour les droits des résidents Arabes de Lod, dont nombre d’entre sont à l’origine des Bédouins du Negev.
Le 28 décembre 2010, le Juge Zachariya Yemini de la Cour de Ramla a condamné Nuri al-Okbi à sept mois de prison pour avoir « dirigé une affaire sans licence ». L’affaire en question est un garage que Nuri al-Okbi dirige depuis 1964 à Lod. Au cours des années, la politique de la municipalité de Lod a connu beaucoup de changements. Certaines années, le garage avait la permission d’ouvrir, d’autres, non.
Il semble que la cour était disposée à permettre à Nuri al-Okbi d’effectuer des travaux d’intérêt général au lieu d’une peine de prison. Toutefois, le juge aurait décidé au dernier moment d’imposer une peine de sept mois de prison au lieu de six mois, période maximum qui peut être commuée en travaux d’intérêt général au nom du droit Israélien.
Il semble qu’en rendant le verdict, le juge ait déclaré que « traiter l’accusé avec indulgence serait un message négatif pour le public et notamment les Bédouins », en faisant référence au travail de Nuri al-Okbi en faveur des droits humains. Outre la peine de prison, la cour a imposé une amende de 40000 shekels, et si l’accusé ne paie pas, 400 jours supplémentaires seront ajoutés à sa peine de prison.
L’avocat de Nuri al-Okbi aurait demandé à la cour de retarder l’application de la peine afin de faciliter les procédures d'appel ; le juge a accepté à condition qu’il verse immédiatement 30000 Shekels au trésorier de la cour. Toutefois, Nuri al-Okbi n’a pas été en mesure de payer cette somme et a donc été immédiatement placé en détention. Il a fait appel de ce verdict.
Nuri al-Okbi aurait été hospitalise après sa condamnation, à cause de problèmes cardiaques. Il a été conduit à l’Hopital Assaf Harofeh, où il est sous surveillance de la police et ses mains et pieds sont menottés au lit. La police aurait empêché son fils de lui rendre visite à l’hôpital.
Après la lecture du verdict, Nuri al-Okbi a déclaré ; « Je suis la cible de discrimination et d’intimidation basées sur la politique, qui vise à m’exclure, à mettre fin à mes paroles contre la politique du gouvernement – par exemple, la démolition de sept maisons de résidents arabes il y a une semaine. La police, les pompiers, le Ministère de l’Intérieur et le Ministre de l’Environnement ont tous certifié que mon garage est conforme à toutes les réglemantations . Néanmoins, la municipalité ne m’a pas accordé de licence, alors qu’elle en a accordé à des gens dans mon voisinage, dont les affaires ont été créées après mon garage. Je suis certain que si j’avais suivi la conduite dictée par la municipalité, je n’aurais eu aucun problème pour obtenir ma licence. Le vrai problème n’est pas mon garage, mais mon activité publique ».
Front Line pense que la peine de Nuri al-Okbi a un lien direct avec son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Front Line est aussi très préoccupée par l’intégrité physique et psychologique de Nuri al-Okbi.
Action Update Needed. Before taking further action on this case please contact info@frontlinedefenders.org for further information


















