Le Comité des droits de l'homme


Ce mécanisme est-il applicable au pays qui vous intéresse ?

À propos du Comité des droits de l'homme

Le mandat du Comité des droits de l'homme

En quoi ce mécanisme peut-il vous aider ?

Comment le Comité examine-t-il une plainte ?

Comment introduire une plainte individuelle ?

Autres informations importantes

Informations complémentaires sur le Comité des droits de l'homme


Ce mécanisme est-il applicable au pays qui vous intéresse ?

 Cette section aborde la procédure de plainte individuelle du Comité des droits de l'homme. Elle ne s'applique qu'aux seuls États parties (en d'autres termes, membres) au Protocole facultatif concernant le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

 Pour vérifier si la procédure de plainte individuelle s'applique au pays qui vous intéresse, cliquez ici.


Note sur l'utilisation de ce lien

Vous pouvez imprimer cette note avant d'aller plus loin.
Ce lien vous conduira à une liste alphabétique de pays. Cliquez sur le pays qui vous intéresse. Vous verrez s'afficher une liste de traités. Cliquez sur “Optional Protocol to the International Covenant on Civil and Political Rights” ("Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques”). (Vous devrez peut-être cliquer sur le bouton "next" (Suivant) au bas de la page pour afficher la liste complète des traités). 

Vous verrez s'afficher une page contenant des informations sur le pays sélectionné. Si la lettre Y figure en regard de "state party”, cela signifie que la procédure s'applique au pays sélectionné. En revanche, si la lettre N y figure, cela signifie que la procédure ne s'applique pas.
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À propos du Comité des droits de l'homme

 Le Comité des droits de l'homme a été institué dans le cadre d'un traité international, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).

 Le PIDCP est l'un des principaux instruments en matière de droits de l'homme. Il énonce les droits fondamentaux des personnes que les gouvernements sont obligés de respecter. Pour accéder au texte complet du PIDCP, cliquez ici

 Le rôle du Comité des droits de l'homme est de s'assurer que les États parties (pays ayant adhéré au PIDCP) respectent les droits de l'homme tels qu'énoncés dans le PIDCP.

 Le Ccomité, organe créé par traité, jouit des pouvoirs (légaux et internationaux) que lui confère ce dernier. Ces pouvoirs l'habilitent à vérifier si les États s'acquittent des obligations de protection des droits de l'homme telles que définies par le PIDCP.

 Le Comité se compose de 18 membres qui siègent à titre personnel. Il siège trois fois par an à l'ONU, à Genève et à New York. 


Le mandat du Comité des droits de l'homme

 Le Comité des droits de l'homme est habilité à examiner des plaintes de violation des droits de l'homme garantis par le PIDCP émanant des victimes présumées ou de leurs représentants.

Parmi les droits énoncés dans le PIDCP figurent :  

le droit à la vie, le droit de ne pas être soumis à la torture, le droit à la liberté et à la sécurité, le droit à un procès équitable, le droit à la liberté de réunion et d'association, le droit à la liberté d'expression, le droit à un recours effectif, le droit au respect de la vie privée et le droit à la protection contre toute discrimination.

Ces droits figurent aux articles 2 à 27 du PIDCP. Un article est un paragraphe décrivant un droit spécifique et la manière dont l'État doit protéger ce droit. Pour connaître le contenu des articles 2 à 27, vous pouvez accéder au texte complet du PIDCP en cliquant sur le lien correspondant de la section À propos du Comité des droits de l'homme ci-dessus.


En quoi ce mécanisme peut-il vous aider ?

 Si vous vous estimez victime de violation d'un droit garanti par le PIDCP, ou si vous représentez une victime, vous pouvez introduire une plainte auprès du Comité des droits de l'homme. Songez, au préalable, à vérifier si ce mécanisme s'applique au pays qui vous intéresse (voir le lien au sommet de cette page).

 Le Comité des droits de l'homme peut décider d'examiner votre plainte et, s'il établit que, dans votre cas, l'État a violé les dispositions contenues dans le PIDCP, il peut prendre des mesures. Il est toutefois important de noter qu'il faut prévoir un délai de 2 à 4 ans pour que l'examen d'une plainte soit mené à son terme et que le Comité rende sa décision. Il peut arriver que le Comité invite un État à prendre des mesures provisoires.

 Le Comité peut prendre les mesures suivantes.

 

1          Demander l'adoption de mesures provisoires

Lorsque le Comité reçoit une plainte annonçant une violation imminente du PIDCP, il peut demander à l'État concerné de "prendre des mesures provisoires" pour éviter que la violation ne se produise. Les "mesures provisoires" sont des dispositions que le Comité peut demander à un État de prendre avant qu'il n'ait eu le temps de formuler ses vues sur la plainte et ce, afin d'éviter une violation.

Le Comité peut, par exemple, demander à un État :
de ne pas procéder à une exécution capitale ;   
de ne pas renvoyer la victime présumée vers un pays où sa vie ou sa sécurité peuvent être en danger.

Il est important de noter que le Comité peut uniquement demander à un état de prendre des mesures obligatoires, celui-ci n'étant nullement tenu de se conformer à cette demande.

2          Déclarer que l'État a violé le PIDCP

Une fois l'examen de la plainte terminée, le Comité peut prendre une décision (ces décisions sont appelées des "vues") sur l'affaire. Dans ces "vues", toujours rendues publiques,  le Comité peut déclarer que l'État concerné a violé le PIDCP. Une telle déclaration peut s'avérer politiquement très embarrassante pour un État.

3          Demander à un État de mettre un terme à une violation du PIDCP

Dans ses "vues", le Comité peut également demander à l'État de prendre des mesures immédiates en vue de mettre un terme à la violation d'un droit garanti par le PIDCP. Par exemple, le Comité peut demander à un État de remettre une victime en liberté, de commuer une peine capitale prononcée à l'issue d'un jugement inéquitable, ou de dédommager une victime. Bien que l'État concerné ne soit pas légalement tenu de se conformer aux "vues" du Comité, ce dernier peut néanmoins demander à être tenu informé des mesures prises par l'État pour mettre un terme ou remédier à une violation. Le Comité demandera habituellement à un État de fournir cette information dans un délai de 90 à 180 jours à partir de la date à laquelle il aura adopté ses "vues".

Il est un fait que le Comité ne peut pas contraindre un État à redresser un tort. Toutefois, sa décision peut revêtir un poids politique et moral ; nombreux sont donc les États qui se conforment aux décisions du Comité. En outre, les décisions du Comité attirent souvent l'attention des médias internationaux. Ceci peut exercer une pression sur un État et l'amener à se conformer à une décision du Comité.


Comment le Comité examine-t-il une plainte ? (procédure formelle)

Première étape           La recevabilité

Lorsqu'une plainte lui est adressée, le Comité doit avant tout décider s'il va la recevoir ou la rejeter. Lorsque le Comité décide de recevoir la plainte, celle-ci est dite "recevable"; lorsqu'il la rejette, la plainte est dite "irrecevable".

Pour pouvoir prendre une décision, le Comité vérifie au préalable si la plainte contient les informations essentielles requises (voir la section Comment introduire une plainte ?).

À ce stade, le Comité peut contacter l'auteur de la plainte afin de lui demander un complément d'informations. Le Comité peut également envoyer la plainte à l'État concerné et lui demander de lui faire part de ses commentaires concernant la recevabilité de la plainte. L'État dispose alors d'un délai de deux mois pour envoyer sa réponse. Celle-ci sera transmise à l'auteur de la plainte, qui pourra la commenter à son tour.

Le Comité décide de la recevabilité des plaintes lors de ses sessions, qui se tiennent trois fois par an. Toutefois, si la plainte concerne une violation présumée du PIDCP qui est sur le point de se produire, le Comité peut demander à l'État concerné de prendre des "mesures provisoires" pour éviter la violation, avant qu'il ne se prononce sur la recevabilité de la plainte (voir la section En quoi ce mécanisme peut-il vous aider ?).

Étant donné que le Comité ne siège que trois fois par an et que les États disposent d'un délai de deux mois pour fournir leur réponse sur la question de la recevabilité des plaintes émises contre lui, une période de 12 à 18 mois peut s'écouler avant que le Comité ne décide si une affaire est recevable.

Deuxième étape             L'examen de la plainte  

Lorsqu'une plainte a été déclarée "recevable", l'État dispose d'un délai de six mois supplémentaires pour fournir, par écrit, son avis concernant la plainte au Comité et décrire les mesures adoptées en vue de remédier à cette violation.

Toute information reçue de l'État est envoyée par le Comité à l'auteur de la plainte. Ce dernier dispose alors de 6 semaines pour commenter la réponse de l'État.

Le Comité considère ensuite les commentaires écrits qu'il a reçus de l'auteur de la plainte et de l'État, et formule ses conclusions sur l'affaire.

Le Comité ne peut pas demander à l'auteur d'une plainte ni aux représentants de l'État de présenter une affaire en personne ; il ne peut pas non plus se rendre dans le pays ou le lieu concerné pour mener une enquête concernant la plainte. Sa décision se fonde uniquement sur les commentaires écrits qu'il reçoit de l'auteur de la plainte et de l'État en cause.

Troisième étape             L'adoption des "vues" par le Comité

Une fois l'examen de la plainte terminée, le Comité peut prendre une décision (ces décisions sont appelées des "vues") sur l'affaire. Dans ces "vues", toujours rendues publiques, le Comité peut déclarer que l'État concerné a violé le PIDCP. ll faut compter de un à deux ans pour que le Comité émette ses "vues" sur une affaire (voir la section En quoi ce mécanisme peut-il vous aider ? pour plus d'informations sur les "vues" du Comité).


Comment introduire une plainte individuelle ?

Qui peut introduire une plainte ?

Seule la victime présumée d'une violation du PIDCP ou ses représentants peuvent introduire une plainte. Un représentant doit prouver qu'il est étroitement lié à la victime ; ce peut être, par exemple, un parent proche. 

Quel peut être l'objet de la plainte ?
La plainte doit concerner une violation d'un ou plusieurs droits énoncés aux articles 2 à 27 du PIDCP (voir la rubrique Mandat du Comité des droits de l'homme).

Directives pour l'introduction d'une plainte

Le Comité des droits de l'homme met à votre disposition un modèle de communication vous invitant à fournir les informations pertinentes. Vous pouvez l'utiliser si vous le souhaitez. L'utilisation de ce formulaire n'est toutefois pas obligatoire.

Pour obtenir une copie du formulaire de communication, cliquez ici.

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Les plaintes doivent être envoyées à l'adresse suivante :

Comité des droits de l'homme
Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme

8-14 Avenue de la Paix
1211 Genève 10,
Suisse

Tél. : + 41 22 917 9000
Fax : +41 22 917 9003

Autres informations importantes

Épuisement des voies de recours internes

Avant d'introduire une plainte, cliquez ici et lisez le contenu de cette rubrique.

Réserves émises par un État partie

Certains États ont émis des réserves au protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. En d'autres termes, ceci signifie qu'ils ont voulu limiter le droit des individus d'introduire des plaintes auprès du Comité des droits de l'homme. Par exemple, certains États ne permettent pas au Comité de considérer une plainte, si elle a déjà été examinée par un autre mécanisme international (par exemple, la Cour européenne des droits de l'homme ou la Cour inter-américaine des droits de l'homme). Pour savoir si le pays qui vous intéresse a émis une réserve, contactez le Comité des droits de l'homme (voir détails ci-dessous).

Avez-vous déjà introduit votre plainte auprès d'un autre mécanisme international institué par traité ?

Si c'est le cas, cliquez ici et lisez le contenu de cette rubrique.


Informations complémentaires sur le Comité des droits de l'homme

Pour plus d'informations en anglais, espagnol et français, visitez le site Web du Comité des droits de l'homme en cliquant ici.