Zimbabwe
VUE D'ENSEMBLE
Les défenseurs des droits humains au Zimbabwe sont systématiquement pris pour cible et soumis à des détentions arbitraires, des arrestations et des actes de torture.
La loi introduite par le gouvernement restreint énormément les libertés d’expression, de réunion, de mouvement et d’association et a conduit la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies à écrire dans son rapport de 2006 que « la communauté des droits humains à titre collectif et les défenseurs à titre individuel étaient gravement en péril ». Cette formule est toujours valable aujourd’hui.
Malgré tous les défis auxquels elle est confrontée, la communauté des défenseurs des droits humains au Zimbabwe est bien organisée, active et s’appuie sur une large base en termes de thématiques et d’acteurs. On y retrouve des ONG, des groupes confessionnels, des avocats des droits humains, des militants étudiants, des mouvements sociaux, des militants communautaires, des syndicalistes et des membres de l’opposition politique. Les défenseurs des droits de la femme occupent une place importante.
Le gouvernement a introduit des lois de plus en plus répressives qu’il utilise à l’encontre des défenseurs des droits humains. Il s’agit notamment de:
la loi sur l’accès à l’information et la protection de la vie privée, dont le gouvernement se sert pour réduire les journalistes au silence et pour fermer les médias qui critiquent ses politiques;
la loi sur la sécurité et l’ordre public (POSA), qui restreint considérablement le droit à la liberté de réunion des défenseurs des droits humains et qui limite leurs possibilités d’organisation et de participation à des manifestations pacifiques. Des centaines de défenseurs des droits humains, parmi lesquels des syndicalistes et des collaborateurs de médias indépendants, ont été arrêtés ou détenus arbitrairement en vertu de cette loi. Dans la plupart des cas, les charges ont ensuite été abandonnées et les personnes relaxées sans condamnation;
la loi sur les associations volontaires privées, réinstaurée par le gouvernement en 2002, et dont il se servirait, d’après nos sources, pour intimider et harceler les ONG, et notamment les associations des droits humains.
Dans la plupart des cas, les autorités zimbabwéennes sont les auteurs présumés d’infractions envers les défenseurs des droits humains (stigmatisations répétées par le gouvernement et placement sous surveillance, par exemple).
Les défenseurs des droits humains détenus en vertu de la loi sur la sécurité et l’ordre public ont indiqué avoir été l’objet de mauvais traitements, de harcèlement et d’intimidation par les forces de police au cous de leur détention, ainsi que d’agressions physiques et d’interdiction de voir leurs avocats, de recevoir de la nourriture et des soins médicaux. Les forces de police ont également abusé de la force au cours de manifestations pacifiques de défenseurs des droits humains.
Récemment, la situation des défenseurs des droits humains s’est empirée à cause des violences et des abus perpétrés par les autorités gouvernementales et ses supporters, en lien avec les élections législatives de 2008. L’insécurité et une nouvelle vague de violence et d’enlèvements qui ont suivi les élections ont rendu la situation encore plus critique.
NOUVELLES
-
23 février 2012
-
14 février 2012
-
14 février 2012
-
24 août 2011
-
26 octobre 2010
CASE INDEX
- 1 de 5
- ››












