Sahara occidental

Les autorités marocaines continuent de réprimer l’action indépendante en faveur des droits humains au Sahara occidental, considérant que cette région fait partie du territoire national. Aucune avancée n’a été enregistrée concernant un référendum sur l’avenir du Sahara occidental sous les auspices de l’ONU. La liberté d’association et la liberté d’expression sont restreintes. Les membres des associations des droits humains qui suivent et dénoncent les atteintes aux droits humains au Sahara occidental sont particulièrement pris pour cible. L’enregistrement est le principal obstacle juridique auquel se heurtent les organisations non gouvernementales présentes au Sahara occidental ; les autorités marocaines ont en effet refusé d’enregistrer plusieurs associations indépendantes de droits humains. Ce déni d’enregistrement officiel et d’autres mesures légales prises à leur encontre entravent l’action des associations et exposent leurs membres à des sanctions pénales. Les défenseurs des droits humains ont été accusés d’appartenance à une association illégale et placés sous étroite surveillance ; ils ont fait l’objet de menaces, de harcèlement, de perquisitions illégales, d’arrestations arbitraires, de mises en détention et d’interrogatoires. Les défenseurs qui suivent les manifestations pro-indépendantes et signalent le recours abusif à la force par la police ont été condamnés pour incitation à la violence (et ensuite relaxés, le roi les ayant graciés). D’autres défenseurs des droits humains prétendent avoir été victimes d’agression physique et de torture de la part des forces de sécurité alors qu’ils étaient détenus par la police : des défenseurs signalent que les autorités ont récemment mis en place un nouveau système de détention courte, durant laquelle le défenseur est passé à tabac, puis relâché sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Les associés des défenseurs des droits humains font également l’objet d’interrogatoires et de menaces. Il est interdit de rencontrer les victimes d’atteintes aux droits humains et les passeports des défenseurs ont été confisqués pour les empêcher de prendre part à des conférences internationales consacrées aux droits humains.