Sahara Occidental
VUE D'ENSEMBLE
Les autorités marocaines continuent de réprimer l’action indépendante en faveur des droits humains au Sahara Occidental, considérant que cette région fait partie du territoire national. Aucune avancée n’a été enregistrée concernant un référendum sur l’avenir du Sahara occidental sous les auspices de l’ONU.
La question de l’autodétermination du Sahara Occidental crée de fortes tensions liées à la politique et à la sécurité à travers toute la région du Sahara contrôlée par les autorités marocaines; cela affecte tous les aspects de la vie et notamment le travail des défenseurs des droits humains.
Des cas de disparition forcée (longue peine de prison et actes de tortures graves entre 1976-1991) assombrissent la vie et les sentiments de la plupart des activistes.
En ce qui concerne la liberté d’association, aucun des groupes de défense des droits humains au Sahara Occidental n’est enregistré légalement. Les autorités les considèrent comme des supporters de l’autodétermination ou comme des « séparatistes ». Certains de ces groupes ont fait une demande d’inscription, mais sans succès.
Par conséquent, le travail de ces groupes est illégal; l’affiliation est considérée comme un crime; ils n’ont aucun endroit pour travailler; les ressources financières sont très limitées; ils rencontrent de nombreuses difficultés pour traiter avec les organisations gouvernementales et même avec les ONG qui sont « enregistrées », ainsi que des difficultés pour communiquer et se rendre à l’étranger.
En ce qui concerne le droit à la liberté d’association et la liberté d’expression, tous les types de rassemblement et de manifestations pacifiques sont illégaux et dispersés par la force. Les participants, notamment les défenseurs des droits humains, auraient été passés à tabac sur les lieux des rassemblements et/ou arrêtés ou intimidés.
Récemment, des activistes, dont des défenseurs des droits humains, hommes et femmes, ont été détenus de façon non officielle pendant de courtes périodes et libérés ensuite, en étant abandonnés dans régions isolées. D’autres ont été détenus et sujets à un procès inéquitable accusés de violence, ce qui entraîne des peines de prison allant de 6 à 18 mois.
Le harcèlement inclut le renvoi de leur emploi ou le gel des aides sociales (le chômage est très élevé au Sahara), ainsi que des perquisitions chez les défenseurs des droits humains éminents.
Beaucoup de personnes détenues sont des lycéens et la police est constamment présente dans les lycées. De nombreux jeunes hommes disent avoir été arrêtés et battus par la police lors de détentions provisoire; il y a eu des accusations d’agression sexuelle. De nombreuses plaintes, liées aux violations mentionnées ci-dessus, ont été déposées devant différentes administrations et organes juridiques; cependant, aucune réponse sérieuse n’a été rapportée.
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