Emirats Arabes Unis
VUE D'ENSEMBLE
Les défenseurs des droits humains au Emirats Arabes Unis (EAU) sont victimes de harcèlement, restrictions à leur liberté de mouvement, restrictions à leur liberté d’expression, détention arbitraire ainsi que de torture pendant les interrogatoires. Les EAU ne sont pas signataires du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ni du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. La liberté d’expression et la liberté de la presse sont restreintes. Les organisations des droits humains ne peuvent travailler dans un cadre légal car le Ministre des Affaires Sociales refuse de les reconnaître officiellement. Sharla Musabih, directrice du seul refuge pour femmes aux EAU, fait face à des accusations criminelles car son organisation opère sans licence officielle. La police considère les défenseurs des droits humains comme des menaces pour la sécurité, ce qui lui permet de les harceler en toute impunité.
En juin 2006, Mohammed al-Mansoori, un éminent avocat et défenseur des droits humains, a été arrêté après avoir critiqué sur une chaîne arabe satellite la situation des droits humains dans le pays. Un autre avocat éminent, Mohammed al-Roken, a été détenu sans charge, victime d'actes de torture et il lui est interdit d’écrire des articles qui critiquent le gouvernement. La communication entre les défenseurs des droits humains est problématique car les autorités contrôlent Internet et bloquent les sites.
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