Syrie
VUE D'ENSEMBLE
Les manifestations pacifiques appelant au départ du parti Baas au pouvoir font rage dans tout le pays depuis le début de l’année 2011. Des milliers de civils ont été tués à cause de l’usage excessif de la force par la police. En août, les groupes de l’opposition exilés ont établi un Conseil National de Transition, tandis que dans le pays, les défections au sein de l’armée ont conduit à l’émergence d’un groupe armé d’opposition. Les DDH étaient les principales sources d’informations sur les graves violations des droits humains. Au moins huit défenseurs étaient toujours détenus au moment de l’écriture du rapport, pour avoir diffusé de fausses informations ou pour avoir pris part à des actes raciaux ou sectaires. Il est à craindre que les autorités aient recours aux assassinats pour punir les DDH qui ont surveillé et dénoncé les violations des droits humains. Beaucoup ont déjà reçu des menaces de mort. En octobre, une figure reconnue de l’opposition a été assassinée. Des DDH sont toujours sous le coup d’interdiction de voyager ou d’autres restrictions de la liberté de circulation, bien qu’un décret présidentiel du mois de mars ordonne la levée d’anciennes restrictions. Les domiciles de plusieurs DDH ont été perquisitionnés, leurs familles intimidées, et certains ont été contraints de quitter le pays ou de se cacher. Abdulkarim Rihawi, détenu au secret et torturé pendant 11 jours en août, s’est exilé à sa libération pour échapper aux persécutions. Razan Zaytouneh, lauréate des Prix Sakharov et Anna Politkovskaya en 2011, a été obligée de se cacher pour ne pas être arrêtée: son domicile a été mis à sac, et son mari et son beau-frère ont été détenus pendant plusieurs semaines. Quatre éminents défenseurs des droits humains, ont été libérés de prison. Anwar Al Bunni, lauréat du Prix Front Line Defenders, Muhannad Al Hassani, lauréat du Prix Martin Ennals, et Kamal Labwani, ont été libérés respectivement en mai, juin et novembre, après avoir purgé des peines prononcées au terme de procès inéquitables. Haytham Al Maleh a été libéré en mars suite à une amnistie présidentielle.
Freedom of opinion and expression are supposedly guaranteed under Syrian law but in reality there are extensive limitations to these rights, with reports of scores of arrests and detentions of human rights defenders campaigning for human rights and calling for democratic reform of Syria. Online monitoring and censorship of the internet is commonplace, with frequent allegations that the government has blocked access to internet sites used by human rights defenders. There have also been reports of human rights defenders being detained for their online activity. The diverse forms of suppression of legitimate free speech is carried out on the basis of criminal charges such as “disseminating false reports” in cases where human rights defenders have denounced alleged human rights violations. Freedom of assembly is virtually non-existent, since those wishing to hold a meeting or demonstration are required to submit a written request to the authorities, outlining the objectives of the gathering and the names of those in charge. There have been numerous reports of human rights defenders being arbitrarily arrested and detained in connection with peaceful demonstrations and calls for democratic reform. In addition to this, NGOs regularly face difficulties in registering their associations with the authorities and their everyday running is hampered by the constant threat of closure for “spreading false or exaggerated information”.
The government has banned hundreds of human rights defenders from traveling abroad and prominent human rights defenders have been arrested on their return to Syria after travelling abroad to attend conferences and workshops on human rights issues. Several human rights defenders have been accused of “encouraging foreign aggression of Syria” and charged with “weakening national sentiment”, “inciting sectarian strife”, or “damaging the nation's image”.
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