Syrie

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Syrie: M. Radef Moustafa ,avocat défenseur des droits humains, sous le coup d'une interdiction de voyager

Publié le 2010/02/25

Le défenseur des droits humains M. Radef Moustafa n'a pas été autorisé à se rendre à Genève afin d'assister à la 4ème Conférence Internationale sur la Peine Capitale, qui a eu lieu du 24 au 26 février 2010 à Genève. Les responsable de la sécurité n'ont donné aucune explication concernant l'interdiction de quitter la Syrie imposée à Radef Moustafa. Read More

Syrie: interdiction de voyager imposée au défenseur des droits humains Radef Moustafa

Publié le 2009/12/08

Les autorités syriennes ont empêché le défenseur des droits humains M. Radef Moustafa de se rendre au Caire, où il devait assister à un atelier régional organisé par Front Line sur la mise en œuvre des orientations européennes sur les défenseurs des droits humains, qui a eu lieu les 2 et 3 décembre 2009. Les services des renseignements sur la sécurité et l'office des renseignements de l'État à Alep ont refusé de lui délivrer une autorisation de sortie du territoire. Read More

Syrie: le défenseur des droits humains M. Haitham al-Maleh face à des accusations liées à la sécurité nationale

Publié le 2009/10/23

Lors de l'audience du défenseur des droits humains M. Haitham al-Maleh prévue le 25 octobre, il sera face à des accusations liées à la sécurité nationale et il encoure jusqu'à 15 ans de prison. Haitham al-Maleh a été arrêté le 14 octobre 2009 par des agents de la sécurité syrienne à Damas et, le 20 octobre, il a comparu devant le tribunal militaire lors d'une audience préliminaire. Haitham al-Maleh est un avocat des droits humains réputé et il est membre fondateur et ex-directeur de l'Human Rights Association in Syria (HRAS). Read More

En Syrie, les défenseurs des droits humains continuent d’être victimes de harcèlement, d’arrestations arbitraires et de détention, de procès inéquitables, d’incarcération prolongée, de torture et de « disparition » des œuvres des forces de sécurité syriennes. L’état d’urgence, imposé en 1963, est toujours d’actualité et permet de déroger largement à la loi sans devoir rendre de comptes. La Syrie a de déjà maintes fois traduit en justice des défenseurs des droits humains qui avaient exprimé leurs opinions et dénoncé les atteintes aux droits humains. Les libertés d’opinion et d’expression sont en principe garanties par la loi syrienne. En pratique, ces libertés sont fortement limitées ; on signale de nombreuses arrestations et détentions de défenseurs militant pour les droits humains et appelant à une réforme démocratique du pays. Le contrôle et la censure des contenus Internet est monnaie courante ; le gouvernement est fréquemment accusé de bloquer l’accès aux sites Internet utilisés par les défenseurs des droits humains. Aucun rapport ne signale la mise en détention de défenseurs des droits humains pour leurs activités en ligne. La suppression de la liberté de parole se décline sous diverses formes, sur la base d’infractions pénales telles que la « diffusion d’informations mensongères » chaque fois que des défenseurs dénoncent des atteintes aux droits humains. La liberté de réunion a virtuellement disparu, car pour organiser une rencontre ou une manifestation il faut au préalable adresser une demande écrite aux autorités, en indiquant les objectifs du rassemblement et les noms des organisateurs responsables. Plusieurs rapports font état de l’arrestation et de la détention arbitraires de défenseurs des droits humains qui avaient manifesté pacifiquement et demandé une réforme démocratique. Il convient d’y ajouter le fait que les ONG éprouvent régulièrement des difficultés à se faire enregistrer et qu’elles vivent quotidiennement sous la menace d’une fermeture pour « diffusion d’informations fausses ou exagérées ». Le gouvernement a interdit à des centaines de défenseurs des droits humains de voyager à l’étranger et des défenseurs connus des droits humains ont été arrêtés à leur retour en Syrie après s’être rendus à l’étranger pour y assister à des conférences et à des séminaires de droits humains. Plusieurs défenseurs des droits humains ont été accusés « d’incitation à l’agression étrangère de la Syrie », « d’affaiblir le sentiment national », « d’incitation aux querelles sectaires » ou encore de « nuire à l’image de la nation ».