Syrie
VUE D'ENSEMBLE
Les défenseur-ses des droits humains en Syrie sont directement pris pour cible et persécutés. Les autorités ont recours aux arrestations et détentions arbitraires, poursuites malveillantes, menaces de mort, interdictions de voyager et autres formes de harcèlement et d'intimidation pour punir les défenseur-ses des droits humains qui surveillent et dénoncent les violations des droits humains. Plusieurs défenseur-ses ont vu leurs domiciles perquisitionnés, leurs familles intimidées et certain-es ont été contraint_es de quitter le pays ou de se cacher.
Les tortures et mauvais traitements des détenus sont des pratiques répandues et perpétrées en toute impunité par les forces de sécurité dans le but d'obtenir des informations, des "aveux" forcés" et punir et terroriser les personnes suspectées de s'opposer au gouvernement. Certaines victimes craignent de subir des représailles si leur identité est révélée. Des milliers de personnes sont actuellement victimes de disparitions forcées et sont souvent détenues au secret dans des lieux inconnus. Dans tous ces centres, les actes de torture et de mauvais traitements sont répandus.
La liberté d'opinion et d'expression sont censées être garanties par la loi syrienne, mais en réalité elles limitent considérablement ces droits, et un nombre important de défenseur-ses des droits humains ont été arrêté-es et détenu-es pour avoir milité en faveur des droits humains et appelé à des réformes démocratiques en Syrie. La surveillance et la censure sur internet sont communes, et le gouvernement bloque régulièrement l'accès à des sites Internet utilisés par des défenseur-ses des droits humains. Des défenseur-ses des droits humains ont aussi été incarcérés à cause de leurs activités en ligne. Plusieurs défenseur-ses qui avaient des violations des droits humains présumées ont été accusé-es par les autorités d'avoir "diffusé de fausses informations".
La liberté de réunion est pratiquement inexistante depuis que les personnes qui souhaitent organiser des rencontres ou des manifestations ont l'obligation d'en faire la demande écrite aux autorités, soulignant les objectifs du rassemblement et les noms des organisateurs. De nombreux défenseur-ses des droits humains sont arbitrairement arrêté-es et incarcéré-es pour avoir manifesté pacifiquement et appelé à des réformes démocratiques. De plus, les ONG sont régulièrement confrontées à des difficultés pour enregistrer leurs associations auprès des autorités et la gestion quotidienne est entravée par la menace constante de fermeture pour "diffusion d'informations fausses ou exagérées".
Les forces gouvernementales utilisent régulièrement des armes létales ou une force excessive contre les manifestants pacifiques. De nombreuses personnes ont été abattues par des snipers alors qu'elles participaient à des manifestations de masses ou assistaient aux funérailles de personnes tuées lors de ces manifestations. Outre les enquêtes qui comportent de sérieux défauts sur les décès de détenus, les autorités n'ont pas enquêté sur les nombreux meurtres illégaux, tortures et autres violations graves commises par les forces de sécurité, et n'ont pas traduit les coupables en justice.
Malgré plusieurs réformes législatives qui ont amélioré les droits des femmes, les discriminations contre les femmes restent encrées dans le droit national syrien. Les discriminations contre les femmes sont visibles dans les affaires liées au mariage, au divorce, à l'héritage et à d'autres lois liées au statut personnel, ainsi que dans le Code pénal.
Les femmes sont toujours discriminées dans la loi et dans la pratique, et elles sont toujours victimes de violence à cause de leur genre, y compris de meurtre et d'autres crimes graves commis par des hommes proches qui veulent ostensiblement préserver "l'honneur''' de la famille.
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