Somaliland
VUE D'ENSEMBLE
(Dec 2011)
La République autoproclamée du Somaliland est assez stable depuis plusieurs années; le pays est relativement en paix et l'administration fonctionne. Deux ans après la date initialement prévue, des élections présidentielles ont été organisées en juin 2010 et le passage du pouvoir à l'opposition, qui a remporté les élections, s'est déroulé de façon pacifique. Les observateurs internationaux ont noté un processus électoral assez libre et équitable. La même année, une Commission Nationale des Droits Humains a été établie. Toutefois, elle manque d'indépendance. Par ailleurs, le gouvernement limite la liberté de la presse et les autorités ciblent les défenseur-ses des droits humains dans la région à travers des actes d'intimidation et de harcèlement et des arrestations arbitraires à cause de leur travail.
Les défenseur-ses des droits humains les plus exposés sont ceux-celles qui travaillent dans les médias. Le gouvernement exerce un contrôle strict de la presse bien que son indépendance soit garantie par la Constitution. Selon l'article 32(3) de la Constitution "Tout acte visant à les subjuguer [la presse et les autres médias] est interdit". Plusieurs journalistes ont été arrêtés et condamnés à des peines de prison à cause de leur travail. Des journaux et des stations radio ont été fermés. Un journaliste radio basé au Royaume-Uni a été interdit de travailler dans la région peu après avoir diffusé des interviews et des débats au sujet des zones séparatistes à la frontière du Somaliland.
Au cours des dernières années, le nombre de DDH a augmenté de façon significative dans la région, ce qui a en partie contribué à améliorer leur protection et leur visibilité.












