Sierra Leone
VUE D'ENSEMBLE
(Nov 2011)
La Sierra Leone a fait d'importants progrès dans le domaine des droits humains, depuis la fin du conflit armé en 2002. Cependant, comme la prise de conscience des droits humains reste faible en Sierra Leone, les défenseur-ses des droits humains jouent un rôle capital en termes de sensibilisation et d’éducation aux droits humains fondamentaux. Selon « Front Line Sierra Leone: Murders, Death Threats and Other Forms of Intimidation of Human Rights Defenders, 1997 – 2002 », la communauté des défenseur-ses des droits humains se compose de journalistes, d’un groupe de particuliers, de militants des droits civils, de juristes, de groupes communautaires, de groupes ou de dirigeants religieux, d’ONG des droits humains ainsi que de travailleurs sociaux.
En général, les défenseur-ses des droits humains peuvent accomplir leur travail sans risquer de graves agressions de la part des autorités. Aucun meurtre de défenseur-ses des droits humains ou de longues périodes de détention n'ont été rapportés au cours des dernières années.
Toutefois, certains DDH font toujours face au harcèlement ou à des actes d'intimidation lorsqu'ils accomplissent leur travail. Des attaques contre des organisations de défense des droits des genres ou sexuels ont été rapportées; notamment la destruction de biens et le chantage. Ces organisations sont exposées à des défis particuliers dans les zones rurales. Par exemple, une ONG a été cambriolée et en partie vandalisée seulement quelques mois après avoir déménagé suite à un avis d'expulsion qui serait lié à la nature de leurs activités. Les défenseur-ses des droits humains qui dénoncent les violations perpétrées par les autorités et les leaders traditionnels sont harcelé-es.
Les journalistes aussi sont victimes de harcèlement. Il y a eu plusieurs cas de menaces, agressions physiques ou arrestations. En 2011, un journaliste a été poignardé à mort pour avoir parlé d'un conflit concernant un terrain public.
Par ailleurs, le gouvernement n'a toujours pas abrogé ou amendé le Public Order Act (loi sur l’ordre public) de 1965, utilisé pour restreindre les activités des DDH et les empêcher de mener à bien leur travail légitime, en permettant la diffamation pénale et les restrictions de la liberté de circulation. En 2012, le gouvernement a annoncé qu'il envisageait d'abroger les dispositions liées à la diffamation pénale.






