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Published on Front Line (http://www.frontlinedefenders.org/fr)

Gégé Katana, gagnante du Prix Front Line pour les défenseurs des droits humains en situation de risque 2007

By clare
Créé 2007/05/17 - 14:45

Gégé KatanaGégé Katana

Gégé Katana est une éminente défenseuse des droits humains, qui travaille en Uriva, dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Gégé Katana est la présidente de Solidarité des Femmes Activistes pour la Défense des Droits Humains (SOFAD), une organisation qui travaille, à travers un réseau local de 625 femmes, pour la recherche et la campagne contre la violence sexuelle, et apporte un soutien et une aide aux survivantes de violes. SOFAD éduque également les communautés locales sur les droits des femmes et des enfants, et fait pression sur le gouvernement pour rendre la justice et réformer les lois discriminatoires.

Gégé Katana a travaillé avec plusieurs organisations non gouvernementales dont IDEA/Afrique - Institut pour le développement et l’éducation des adultes. Elle est membre du réseau du Fond Global pour la Femme et est coordinatrice pour la Synergie des Femmes Défenseurs des Droits de l'Homme du Sud-Kivu, en RDC.

L'ampleur et l'horreur des violences sexuelles à l'encontre des femmes et des filles dans l'Est de la RDC ont poussé Gégé Katana à travailler avec SOFAD. Le manque total de structure pour lutter contre les violations massives des droits humains, et en particulier celles perpétrées contre les femmes, a motivé Gégé Katana dans sa lutte pour les droits de la femme et les droits humains. Les principales violations des droits humains dans la région sont les déplacements forcés, les arrestations arbitraires, les actes de torture et les viols.

Gégé Katana est continuellement persécutée à cause de son travail dans le domaine des droits humains. Elle a été arrêtée arbitrairement à plusierus reprises. Sa maison a fait l'objet de plusieurs attaques. En 2004, des hommes armés ont dépouillé sa maison de tous ses affaires. Elle a reçu des menaces de mort de l'armée congolaise et d'autre factions armées.

En 2000, en un mois, elle a reçu plusieurs menaces de mort, alors qu'elle effectuait des recherches sur la condition de la femme à Banyamurenge. Ses mouvements sont constamment contrôlés. Entre 1996 et 2003, tout voyage lui a été interdit. En conséquence de ces persécutions, elle a souffert d'une traumatisme pendant une longue période. Beaucoup de ses collègues, amis et voisins se sont éloignés d'elle de peur, après avoir reçu des menaces de plusieurs groupes armés et de l'Etat.


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