Droit à une alimentation décente
1. Les Etats parties du présent Pacte reconnaissent à chacun le droit à un niveau de vie décent pour lui-même et sa famille, y compris de la nourriture, des vêtements et un logement décents, ainsi qu'à une amélioration constante de ses conditions de vie..
2. Les Etats parties du présent Pacte reconnaissent le droit fondamental de chacun à ne pas souffrir de la faim. Dans cette optique, ils doivent prendre, individuellement et par le biais de la coopération internationale, les mesures et les programmes spécifiques nécessaires :
(a) Améliorer les méthodes de production, de conservation et de distribution de la nourriture en utilisant au mieux les connaissances techniques et scientifiques, en diffusant les connaissances sur les principes de la nutrition et en développant ou en réformant les systèmes agraires de manière à atteindre le développement et l’utilisation optimum des ressources naturelles;
(b) En prenant en compte les problèmes rencontrés à la fois par les pays exportateurs et importateurs de denrées alimentaires, assurer une distribution équitable des ressources alimentaires mondiales en fonction des besoins.
Contenu minimum essentiel
Les Etats parties du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ont des obligations fondamentales auxquelles ils ne peuvent se soustraire en ce qui concerne le droit à la nourriture. Ils doivent assurer :
- une nourriture disponible, de quantité et de qualité suffisantes pour satisfaire les besoins nutritionnels des individus, ne contenant pas de substances indésirables, et culturellement appropriée ;
- l’accès physique et économique à cette nourriture sans interférence avec l’environnement et la jouissance d’autres droits de l’homme ;
- le droit de ne pas souffrir de faim et de malnutrition afin de développer complètement et de maintenir les capacités physiques et mentales ;
- l’accès non-discriminatoire à une nourriture suffisante, suffisamment saine et équilibrée pour satisfaire les besoins nutritionnels nécessaires au développement et au maintien physique et mental ainsi qu’au niveau d’activité physique nécessaires aux besoins physiologiques de l’homme à tous les stades du cycle de vie et relatifs au sexe et à la situation professionnelle ;
- l’accès non-discriminatoire à une nourriture culturellement appropriée qui se conforme le mieux possible aux valeurs non-nutritionnelles relatives à la nourriture (Voir Comité des Nations Unies pour les droits économiques, sociaux et culturels); et
L’obligation de promouvoir les droits de l’homme peut s’étendre à des indicateurs et à des repères cohérents pour mesurer l’efficacité des politiques et des mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels. Le Comité des Nations Unies pour les droits économiques, sociaux et culturels indique que le droit à la nourriture ne doit pas être « interprété dans un sens étroit ou restrictif qui l’assimilerait à un ensemble minimum de calories, de protéines et autres nutriments spécifiques. » Parmi les outils de mesure et de qualification importants dans le contrôle du service rendu dans le cadre du droit à la nourriture, on peut citer :
- Normes révisées sur la forme et le contenu du rapport devant être soumis par les Etats parties en accord avec les articles 16 et 17 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels
- Systèmes d'Information et de Cartographie sur l'Insécurité Alimentaire et la Vulnérabilité (SICIAV) de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
- Key Indicator Mapping Systems (KIMS)
- Key Indicator Data Systems (KIDS)
- Banque de données de l'enquête sur les ménages en Afrique
Dossier sur le droit à la nourriture
- Articles 11(1), 11(2) du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels
- Article 12 du Protocole supplémentaire à la Convention américaine des droits de l'homme dans le domaine des droits économiques, sociaux et culturels ; « Protocole de San Salvador »
- Constitution de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
- Article 25(1) de la Déclaration universelle des droits de l'homme
- Article 10(b) de la Déclaration sur les progrès et les développements sociaux
- Déclaration universelle sur l'éradication de la faim et de la malnutrition
- Déclaration sur le droit au développement
- Déclaration mondiale sur la nutrition de la Conférence Internationale sur la nutrition
- Commission du Codex Alimentarius du Code d'éthique pour le commerce international de nourriture
- Ebauche du code de conduite sur le droit à une nourriture décente
- Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale
Violations potentielles du droit à la nourriture
On trouve, parmi les violations potentielles du droit à la nourriture :
- l’utilisation de l’aide alimentaire comme arme politique
- la promulgation de lois rendant l’allaitement illégal
- le maintien de mesures insuffisantes pour prévenir la contamination publique et privée de produits alimentaires
Développements majeurs du droit à la nourriture et exemples de pratiques d’excellence
On réalise toujours des avancées significatives dans le cadre de la réalisation complète du droit à la nourriture. Voici quelques ressources initiales relatives à ce droit :
- Module 12 du Circle of Rights sur le « droit à une nourriture décente »..
- FoodFirst
- Programme mondial alimentaire
- Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés
- Combattre la malnutrition en Ethiopie et en Erythrée
- UNICEF
- Groupe de travail intergouvernemental sur le droit à la nourriture
- Etude législative sur le droit à la nourriture
- Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
- The Hunger Site
- Oxfam
- Observation générale n°12 sur le droit à une nourriture décente
- Rapports et déclarations du rapporteur spécial