La sécurité est l’affaire de tous
La question du respect effectif des procédures et règles de sécurité par les individus ou par l’organisation est complexe. Il est parfaitement possible d’avoir un bon plan de sécurité avec des règles de prévention et des procédures d’urgence ; vous pouvez accorder la priorité à la sécurité lors des réunions importantes, etc., sans pour autant que les personnes appliquent les règles de sécurité de l’organisation.
Cela pourrait paraitre incroyable étant donné que les défenseurs subissent constamment des pressions et des menaces. Mais cela arrive.
Si quelqu’un veut savoir quelque chose sur votre travail, il n’essayera pas d’obtenir des informations de la personne la plus prudente de votre organisation. Il ou elle tentera plutôt de se rapprocher d’une personne qui boit souvent le samedi soir. De même, si quelqu’un veut faire peur à votre organisation, il ou elle n’agressera probablement pas une personne qui a pris toutes les précautions nécessaires, mais visera quelqu’un qui néglige généralement sa propre sécurité. Dans la même logique, une personne prudente peut être attaquée parce que une personne négligente à laissé la porte ouverte… Car l’idée est aussi que la négligence d’une seule personne peut mettre tout le monde en danger.
C’est pourquoi la sécurité est une question affectant toute l’organisation, outre les personnes individuellement concernées. Si seules trois personnes sur 12 appliquent les règles de sécurité, l’organisation toute entière, y compris les membres qui les observent, est en danger. Si les choses s’améliorent et que neuf membres commencent à agir en fonction des procédures de sécurité, le risque est réduit. Cependant le risque serait beaucoup moindre si les 12 personnes au total suivaient ces règles.
La sécurité est une responsabilité de toute ’organisation ainsi que des membres concernés.
Avoir un bon plan de sécurité ne sert à rien s’il n’est pas respecté. Soyons réalistes, beaucoup de personnes ignorent les règles et les procédures. Cette adhésion défaillante est le résultat de l’écart entre les bonnes intentions et l’efficacité réelle. Il est malgré tout plus aisé de s’attaquer à ce problème qu’à ses possibles conséquences.