Les défenseurs des droits humains qui travaillent dans des environnements hostiles
Trop souvent les défenseurs des droits humains travaillent dans des environnements hostiles. Les raisons en sont multiples. La plupart sont liées au fait que leur travail peut les amener à s’affronter à de puissants acteurs qui violent les lois internationales sur les droits humains, que ce soient des gouvernements ou autorités de l'État, des forces de sécurité, des groupes armés de l’opposition ou des milices armées privées. Ces acteurs peuvent riposter en essayant de mettre fin au travail des défenseurs, par des moyens qui vont de la répression voilée des tentatives de libre expression à des menaces déclarées et des offensives directes. Le degré de tolérance par les acteurs dépend du travail des défenseurs. Les acteurs jugeront qu’ils peuvent accepter certaines activités, et condamner d’autres. En règle générale cette indécision de leur part est voulue.
Deux observations doivent être faites à ce propos : dans de nombreux cas, seuls certains éléments à l’intérieur d’un groupe d’acteurs complexe (comme ceux mentionnés ci-dessus) sont hostiles aux défenseurs. Par exemple, certains membres d’un gouvernement attacheront de l’importance à la protection des défenseurs, alors que d’autres voudront leur porter atteinte. Les défenseurs peuvent rencontrer de l’hostilité lors de bouleversements politiques, comme dans le cas d’élections ou d’événements politiques marquants.