Analyse des structures et procédures changeantes

Les parties prenantes ne sont pas des acteurs statiques. Elles entretiennent des rapports entre elles à différents niveaux ce qui engendre un réseau dense de relations. En terme de protection, il est important de dégager et de faire attention à ces relations qui forment et transforment les besoins de protection des individus. Il faut alors se pencher sur les structures et les procédures.

Les structures sont étroitement liées au secteur public, à la société civile ou aux organes privés. On s’y intéresse du point de vue de la protection. À l’intérieur du secteur public, le gouvernement peut être envisagé comme un ensemble d’acteurs avec, soit une stratégie unique, soit des stratégies internes divergentes. Par exemple, des différences d’opinion peuvent apparaître entre le ministre de la Défense et celui des Affaires Etrangères lorsqu’ils discutent des mesures politiques relatives aux défenseurs des droits humains, ou entre le bureau de l’ombudsman et l’armée. Les structures peuvent comporter des constituants variés. Par exemple, une commission intersectorielle (composée de membres du gouvernement, d’ONG, de l’ONU et du corps diplomatique) pourrait être créée pour suivre la situation de protection d’une organisation spécifique de défenseurs des droits humains.

Les procédures sont les chaînes de décisions et d’actions prises par une ou plusieurs structures dont l’objectif est d’améliorer la situation en matière de protection d’un groupe précis. Les procédures peuvent être juridiques, culturelles et politiques. Toutes les procédures ne permettent pas d’obtenir une amélioration de la protection. À plusieurs occasions les procédures de protection peuvent être contradictoires ou s’annuler. Par exemple, les personnes supposées être sous protection peuvent ne pas vouloir accepter une procédure de protection politique proposée par le gouvernement qu’elles considèrent comme une manœuvre déguisée pour les déplacer. L’ONU et les ONG peuvent apporter leur appui à ces personnes lors de cette procédure.

Il existe différentes méthodes pour faire l’analyse des parties prenantes. La suivante adopte une méthodologie directe, source de bons résultats dans l’analyse et dans les procédures de décision.

Lors de l’évaluation des processus de protection il est important de s’accorder un temps de réflexion et d’avoir en tête les intérêts et les objectifs des parties prenantes impliquées.