Posted 2010/5/30

Colombie: Assassinat du défenseur des droits humains M.Rogelio Martínez

Le défenseur des droits humains M. Rogelio Martínez a été assassiné le 18 mai 2010 à San Onofre, dans le département de Sucre en Colombie. Rogelio Martínez était membre de la branche du Movimiento de Víctimas de Crímenes de Estado – MOVICE (Mouvement des Victimes des Crimes d'État).

Informations Complémentaires

Le 18 mai 2010 vers 18h00, Rogelio Martínez circulait sur une moto pour se rendre chez lui, à la plantation « El Alemania », lorsqu'il a été renversé et assassiné par un groupe d'hommes en cagoule, tous vêtus de noir.

La plantation « El Alemania », où réside Rogelio Martínez, avait été infiltrée par des paramilitaires en 1997, après avoir été confiée à l'Instituto Colombiano de Reforma Agraria – Incora (Institut Colombien de Réforme Agraire).

A cause des opérations paramilitaires dans la région, les familles résidentes avait été déplacées en 2000. Depuis un peu moins de deux ans, Rogelio Martínez était retourné dans la région et, depuis, était régulièrement menacé et intimidé par des paramilitaires, qui l'accusaient d'être responsable du retour des habitants dans la région et de collaborer avec les guerillas de gauche.

Des membres de la branche de Sucre de MOVICE sont constamment menacés et agressés à cause de leur travail d'exposition de l'influence des paramilitaires au niveau local en matière de politique et de leur travail de campagne au nom des victimes.

Selon MOVICE, ses membres dans le département de Sucre ont été victimes de plus de 50 actes d'agression depuis sa création en 2006, y compris des assassinats, des attaques, des perquisitions illégales, de menaces directes et indirectes, et des actes d'intimidation.

Le 8 février 2010, Front Line avait lancé un appel urgent concernant des menaces et intimidations contre les activistes de MOVICE Juan David Díaz Chamorro et Ingrid Vergara, et, le 24 avril 2010, concernant les menaces de mort proférées par le groupe paramilitaire "Los Rastrojos" contre MOVICE et 60 organisations et personnes.

Front Line pense que le meurtre de Rogelio Martínez a un lien direct avec son travail légitime en faveur des droits humains. Front Line considère que ceci fait partie d'une campagne de diffamation, menaces, harcèlement, agression contre MOVICE. Front Line est extrêmement préoccupée par le sécurité des activistes de MOVICE.

Une mise à jour est nécessaire pour cette action. Avant de poursuivre cette action, contactez info@frontlinedefenders.org pour plus d'informations