Posted 2010/5/8

Ouzbékistan : Intimidation et perquisition illégale au domicile de la défenseuse des droits humains Mme Tatiana Dovlatova

La défenseuse des droits humains Mme Tatiana Dovlatova a récemment été harcelée par la police de Tachkent et a été victime d'une perquisition illégale de la police chez elle, le 21 avril 2010.

Informations Complémentaires

Tatiana Dovlatova est membre de l'Human Rights Alliance of Uzbekistan (Alliance pour les Droits Humains en Ouzbékistan), une organisation non-enregistrée qui travaille sur plusieurs questions liées aux droits humains, y compris la torture, l'accès à la justice, le droit à un procès équitable, les droits économiques et sociaux, ainsi que les droits des groupes vulnérables en Ouzbékistan.

Le 21 avril 2010 vers 17h45, cinq hommes en civil se sont présentés comme des ouvriers de la compagnie de gaz et ont tenté de pénétrer dans la cour du domicile de Tatiana Dovlatova. Tatiana a refusé de les laisser entrer et lorsqu'elle leur a montré qu'elle avait bien payé sa facture, les hommes ont déclaré qu'ils devaient la conduire au département de police Khamzinsky à Tachkent, car elle était sous le coup d'un mandat d'arrêt.

Ils sont revenus un peu plus tard et ont forcé la serrure du portail. Sans présenter aucun document officiel, ils sont entrés dans la maison de force et ont commencé la fouille. La perquisition a été menée en l'absence de témoins et les policiers ont refusé de s'identifier ou de présenter des documents légaux pour justifier la perquisition.

Bien que Tatiana Dovlatova soit en convalescence après une opération chirurgicale, les policiers ont tenté de l'emmener de force au poste de police. Elle a réussit à joindre ses collègues de l'Human Rights Alliance of Uzbekistan, qui ont appelé une ambulance. À leur arrivée, les médecins ont apporté une aide médicale à Tatiana Dovlatova et ont interdit aux policiers de la déplacer à cause de son état médical.

Après le départ de l'ambulance à 20h55, les policiers ont présenté une lettre de convocation à Tatiana Dovlatova, stipulant qu'elle doit se présenter au poste de police, mais sans expliquer aucune raison légale à cette convocation.

Front Line pense que le harcèlement policier contre Tatiana Dovlatova a un lien direct avec son travail légitime en faveur des droits humains et notamment, ses critiques envers le travail du département de police Khamzinsky à Tachkent.

Récemment, un autre membre de l'Human Rights Alliance of Ouzbékistan, M. Dmitry Tikhonov, a été victime d'une agression physique. Front Line est profondément préoccupée pour l'intégrité physique et psychologique de Tatiana Dovlatova.

Une mise à jour est nécessaire pour cette action. Avant de poursuivre cette action, contactez info@frontlinedefenders.org pour plus d'informations