Analyse et action
De nombreux challenges ont été mentionnés lors de la rencontre. Certains d'entre eux avaient déjà été évoqués précédemment. Dans la section qui va suivre, nous avons rassemblé les problèmes les plus importants qui sont apparus au cours de la discussion et nous essayons d'apporter une solution quand cela est possible, pour aider les défenseurs des droits humains qui pourraient être confrontés à ces situations.
"touchez tous les boutons." Prendre les problèmes de sécurité au sérieux.
La peur hante les défenseurs des droits humains. Cela influence l'attitude des sociétés dans lesquelles les défenseurs des droits humains travaillent. Ceux qui ne respectent les droits humains se servent de la peur comme une arme, pour se protéger et pour réduire au silence ceux qu'ils menacent. C'est un problème fréquemment rencontré par les défenseurs des droits humains et pourtant il est rarement mentionné ouvertement.
A la demande des participants de la première Tribune de Dublin en 2001, Front Line a chargé Peace Brigades International de trouver des solutions pour que les défenseurs des droits humains puissent se protéger efficacement. Gérer et reconnaître la peur est un élément essentiel pour améliorer la sécurité. Par le passé, de nombreux défenseurs des droits humains ont considéré la bravade et le courage comme étant la même chose. Ils ont refusé de reconnaître le danger, ont refusé de prendre certaines mesures de sécurité et le stress que ces situations ont engendré a fait que ces personnes se sont comportées d'une façon inappropriée ou autodestructive.
“N'ayez pas peur – Prenez des mesures.”
Dans leur présentation, Enrique Eguren et Christoph Klotz ont expliqué que la peur en tant que telle, ainsi que la sécurité doivent être prises au sérieux. Les procédures de sécurité demandent du temps et un engagement de la part des défenseurs, et si des membres de l'équipe les ignorent ou si les procédures sont simplement considérées comme des dispositions administratives, elles ne protégeront pas ceux qui sont en danger. Cependant, si une attention particulière est apportée et si tous les membres d'une organisation suivent les consignes de sécurité, l'équipe sera non seulement en sécurité, mais se sentira également en sécurité. Adopter un comportement basé sur la sécurité permet à ceux qui sont en danger de retrouver un certain contrôle sur des risques qu'ils encourent et, en connaîssant et gérant ces risques, ils peuvent réduire la force de ceux qui les menacent.
Etablir des liens et des alliances avec les autres est évidemment une part de cette stratégie, les participants ont décrit différentes façons dont une organisation peut venir en aide à une autre et améliorer ainsi leur sécurité en travaillant ensemble. Se lier avec des organisations régionales et internationales peut également être une source de protection.
Les gouvernements peuvent jouer un rôle important. Le représentant du bureau des affaires étrangères Anglais, Jon Benjamin, a décrit comment son pays ainsi que d'autres Etats de l'Union Européenne peuvent fournir une aide aux défenseurs des droits humains. Il a fait remarqué par exemple, qu'il est beaucoup plus difficile pour Missions de faire de rapides présentations au nom des défenseurs des droits humains s'ils ne connaissent pas le travail qu'ils font. Pour les défenseurs des droits humains qui risquent d'être arrêtés ou de faire l'objet d'actes de vengeance, se présenter à Missions pour leur présenter leur travail est une sage précaution.
“La sécurité commence chez soi – et avec vous-même.”
Front Line publiera un manuel sur la sécurité en 2004, en coopération avec Peace Brigades International (PBI). Le manuel, qui est rédigé par PBI sera basé sur une consultation des défenseurs des droits humains. Faire face à l'espionnage et au harcèlement électronique.
La conférence a également étudié plus en détail la question de la sécurité électronique, et Robert Guerra, de l'organisation Privaterra et José Cruz du Guatemala ont parlé des nouveaux risques que la communication électronique peut générer. Ils ont aussi évoqué les précautions à prendre pour éviter d'être mis sur écoute, le vol et pour protéger ses informations d'une manière générale.
Front Line veut approfondir son activité dans ce domaine et demande aux participants d'indiquer leurs besoins dans ce secteur. Lors d'un atelier, plusieurs personnes ont émis l'idée qu'une formation sur la protection électronique au niveau national et régional serait très utile.
C'est également un domaine où la coopération internationale peut être extrêmement utile, non seulement parce que certains pays fournissent une meilleure protection de la vie privée électronique, mais aussi parce que la communication électronique traverse les frontières très facilement. Certaines organisations par exemple, font une copie de leurs dossiers dans d'autres pays, ou base leur site web dans un pays étranger.
“Les adversaires ne travaillent pas seulement dans le monde réel – ils sont aussi dans le monde virtuel.”
Robert Guerra et José Cruz ont remarqué que les messages électroniques et les informations qui se trouvent dans un vieil ordinateur peuvent être facilement lus et copiés avec des moyens assez simples. Les informations concernant le système et les sites web peuvent aussi être manipulés facilement. Ils recommandent aux défenseurs des droits humains de veiller à protéger les informations qu'ils récupèrent et envoient. Ils ont fait remarqué aussi que la plupart des surveillances et des contrôles se font selon de vieilles méthodes de police plutôt que de façon électronique. Dans ce cas, les organisations des droits humains doivent porter une attention toute particulière aux problèmes plus terre-à-terre tels que les dégâts écologiques ou les coupures d'électricité.
“Nous avons tous peur de notre histoire.” Les relations avec l'Etat.
Les relations avec le gouvernement étaient un problème que les participants ont soulevé à plusieurs reprises. En ce qui concerne la sécurité, par exemple, Chris Collier a décrit une étude faite par HIVOS (L’Institut Humaniste International pour la Coopération avec les Pays en Développement) dans laquelle l'organisation a décortiqué l'effectivité des interventions par le gouvernement Néerlandais et par l'Union Européenne pour protéger les défenseurs des droits humains. HIVOS a conclu que les gouvernements de l'Union Européenne ont besoin de développer une politique dans ce domaine; Cela ne suffit pas d'agir de façon ad hoc. Les gouvernements devraient être plus transparents quant à leurs interventions. En ce qui concerne les missions, HIVOS suggère qu'un diplomate soit responsable de chaque mission en rapport avec les défenseurs des droits humains et que chaque mission face plus pour supporter financièrement les défenseurs des droits humains. Un tel soutien permettra de renforcer leur sécurité.
Dans ce contexte, les participants ont donné de nombreux cas où les gouvernements ont montré une volonté de protéger et de soutenir le travail des défenseurs des droits humains, et d'assurer leur sécurité. La décision prise par l'Irlande de fournir un asile aux défenseurs des droits humains, et annoncé lors de la conférence, a été très apprécié des participants. La coopération s'est améliorée, et un certain nombre de gouvernements cherche activement à remplir leur engagement pris lors de la Déclaration des Défenseurs des Droits Humains, et de nouvelles propositions pour apporter un soutien effectif et approprié sont discutées dans certains pays. Dans ce domaine, une coopération avec le gouvernement émerge et il est important de le noter.
Cependant, en général, les participants ont décrit leur relation avec les gouvernements de façon négative. Les témoignages que nous avons entendu nous rappellent que les Etats sont ceux qui respectent le moins les droits humains et que l'attitude des Etats est souvent le seul obstacle au respect des droits humains dans la plupart des sociétés. En décrivant les problèmes qu'ils ont rencontrés, les participants ont montré différentes sortes d'Etats et de nombreux obstacles. Certains parlent d'Etats criminels ou d'Etats militaires d'autres parlent d'Etats incompétents, et d'autres encore d'Etats où des régimes juridique et politiques différents sont appliqué sur un même territoire.
“Nous avons différents gouvernements et différente souverainetés dans mon pays.”
Un représentant, Rashid Kang, du Forum Asie, a raconté la situation des défenseurs des droits humains en Asie. Les gouvernements dans cette région n'ont jamais considéré les ONG sur les droits humains, ni même la société civile d'une manière plus générale comme étant complètement légitimes. Alors que les gouvernements étrangers ont été d'une grande aide dans des cas spécifiques, ils n'ont pas assez insisté auprès des gouvernements asiatiques pour faire évoluer leurs mentalités sur ce point. Les interventions des gouvernements étrangers ont même été parfois utilisées par les gouvernements Asiatiques pour contester la légitimité des acteurs de la société civile en mettant en place une campagne de propagande sur l'atteinte à la souveraineté. Plusieurs gouvernements Asiatiques ont entrepris des réformes politiques mais elles sont moins bonnes que ce qu'elles paraissent et ont tendance à créer des régimes “despotiques doux” qui évite une répression directe mais deviennent des experts dans l'art du harcèlement administratif et arrivent à convaincre les pays occidentaux qu'ils respectent les droits humains.
Ailleurs, les participants décrivent des systèmes politiques qui restent autoritaires ou très militarisés. Dans les deux cas, la répression est extrêmement violente, l'impunité est répandue partout et il n'existe pas ou peu de véritable protection des droits humains. Des situations comme celles-ci ont été décrit entre autres par des participants de Tchétchénie, d'Aceh (en Indonésie) et de Colombie.
“Nous n'avons pas d'Etat de droit dans notre pays.”
Dans d’autres sociétés, l'Etat montre une combinaison d'incompétence et de corruption. Il est incapable et ne veut pas remplir ses obligations en ce qui concerne les droits humains, et ne veut pas fournir des services jugés essentiels pour la population. Les défenseurs qui travaillent dans ces conditions font face à de nombreuses difficultés. Ceci n'est pas seulement du au fait que les fonctionnaires et les personnes haut placées sont intolérants envers les activités en faveur des droits humains et de la société civile, sont irresponsables en ce qui concerne leur devoir ou corrompus, c'est aussi du au fait que dans ces conditions, les défenseurs des droits humains ne peuvent pas faire de progrès.
“ En l'absence d'un système politique qui fonctionne, nous ne pouvons faire de progrès.”
Les défenseurs mais aussi tout les gens qui les entourent peuvent alors se sentir démoralisés. La réforme démocratique n'apporte pas une amélioration de la qualité de vie; les actions politiques ou juridiques pacifiques s'avèrent ineffectives; les gens perdent espoir. Dans ces conditions, les modèles de réformes progressives et rationnelles, comme celles que défendent les défenseurs des droits humains, semblent incapables d'influencer une forme d'Etat bien établi.
“Si vous n'avez pas de recours international, vous devez vous baser sur un régime national. Si celui-ci est corrompu ou ne fonctionne pas, que pouvez-vous faire alors? Où pouvez-vous aller pour obtenir justice? Quel espoir d'amélioration pouvez-vous offrir aux gens?”
La faiblesse des institutions internationales sur les droits humains et surtout la faiblesse des procédures d'application des droits humains sont particulièrement frustrantes pour les défenseurs qui vivent dans de tels Etats.
“ Si vous avez un gouvernement faible ou immoral et un pouvoir judiciaire lui aussi faible ou immoral, il est mauvais de se reposer sur des stratégies juridiques: Donc quel choix avons nous? Si vous ne pouvez pas trouver de l'aide ailleurs, que pouvez-vous faire?”
Dans un certain nombre de pays, cependant, la situation est plus positive: Dans ces cas là, les Etats ont plus de capacité et montre une volonté de réformer de façon à promouvoir et respecter les droits humains. Pendant les discussions lors des ateliers, des participants ont donné de nombreux exemples de cas où leurs gouvernements ont été influencés de façon positive par les défenseurs des droits humains et où l'établissement de procédures juridiques et administratives plus fortes a permis aux activistes des droits humains d'être plus effectifs.
Il semble que de tels plaidoyers en faveur des droits humains sont plus effectifs là où les organisations nationales de la société civile s'associent avec la des organisations régionales ou internationales pour appuyer son cas. Dans ce domaine aussi, la coopération était une source importante de succès.
Les participants ont souvent manifesté leur crainte au sujet du prix qu'ils auront à payer eux et leurs sociétés si une réforme est suspendue et si des efforts aux niveaux national et international ne sont pas fait pour créer des institutions justes et efficaces. De nombreux témoignages ont montré que continuer à tolérer l'impunité provoquerait un mal immense à long terme et ont expliqué combien il était difficile de reconstruire des institutions sociales et politiques corrompues et criminelles.
“Réconciliation est un mot qui me trouble. La réconciliation débute lorsque ceux qui ont commis une infraction sont confrontés à la justice. Sinon, les victimes vont devenir amers et cela sera la cause de futurs conflits.” Les violations des droits humains par les acteurs autres que l'Etat.
Les Etats ne sont pas les seuls responsables des violations même s'ils ont comme devoir de promouvoir et respecter les droits humains. Des violations effectuées par des acteurs privés ont été mentionnées dans de nombreux contextes.
Sans que cela ne surprenne personne, plusieurs participants ont soulevé le cas de compagnies privées ayant de l'influence. Dans certains pays, il est reproché à des compagnies d'avoir maltraité des employés ou d'avoir été complice de l'Etat en ce qui concerne des violations des droits humains. D'une façon plus générale, les participants reconnaissent que dans les années à venir, les défenseurs des droits humains ainsi que les institutions nationales et internationales sur les droits humains devront faire porter une attention particulière quant à l'influence des compagnies privées.
“Les compagnies pétrolières agissent comme un Etat dans l'Etat, mais pour protéger la compagnie et non les gens. [...] Le droit des gens à posséder un terrain, qui est un droit souvent sacré, est souvent bafoué pour permettre aux compagnies de prospecter.”
Les violences faites aux femmes est aussi un problème qui émerge. Des témoignages forts ont été faits au sujet de viols et de la protection des jeunes filles et des enfants, des violences conjugales et du commerce des femmes.
Les risques spécifiques rencontrés par les femmes défenseurs des droits humains ont été exprimés lors d'une conférence présidée par le Représentant spécial du Secrétaire général pour la question des défenseurs des droits de l'homme. Il a été montré que les femmes font faces à de nombreux abus et les actions prises pour lutter contre ces abus sont quasi exclusivement menées par des femmes. Il a été conclu que ces problèmes devront faire l'objet d'autres discussions. Les participants ont suggéré qu'une conférence internationale ayant pour thème les violences faîtes aux femmes serait utile ainsi qu'une discussion sur les liens entre les femmes défenseurs des droits humains et les droits humains en général.
Des preuves ont été présenté au sujet de la marginalisation économique et de l'humiliation sociale dont souffre les Dalits en Inde et au sujet de personnes servant d'esclaves en Mauritanie et dans d'autres pays.
Ensuite, le problème des meurtres pour l'honneur a été posé lors de la réunion, avec une émouvante description du meurtre d'une jeune femme Samia Sarwar à Hina Jilani en 1999.
Tous ces problèmes ainsi que ceux impliquant la violation des droits humains par des acteurs privés requiert une attention particulière dans les prochaines années à venir. Le nouvel environnement politique.
Souvent, les activistes des droits humains travaillent dans un environnement politiquement et économiquement nouveau. La mondialisation et l'intégration des systèmes politiques et économiques provoquent beaucoup de changements à tous les niveaux, qu'ils soient dangereux ou qu'ils offrent de nouvelles opportunités (telle que la communication électronique). Le pouvoir et le rôle des Etats changent également (ils ne diminuent pas mais changent). L'émergence de nouvelles politiques concernant la sécurité, dans le contexte de la “guerre contre le terrorisme” a eu un impact sur les politiques exercées dans de nombreux domaines, notamment sur le traitement des contestations dans beaucoup de pays.
Nouveau, également parce que les organisations sur les droits humains ont aussi besoin d'évoluer, pour correspondre à la demande d'un environnement changeant, et pour prendre en compte l'émergence de nombreuses activités et organisations sur les droits humains à travers le monde. Etablir des alliances et des coalitions.
Cette discussion était l'une de celles qui a le plus montré l'importance d'établir des alliances et des réseaux et de partager des informations au sein du pays et de la région. Il a déjà été montré à plusieurs reprises que les actions faites par des groupes qui travaillent ensemble ou qui forment une alliance ont amélioré la sécurité, sauvé des vies ou encore, augmenté les capacités des organisations.
“Les partenariat doivent être réels, transparents et doivent refléter les valeurs des droits humains. Ils doivent s'orienter vers non seulement l'activité et les efforts mais surtout vers le rendement et les résultats.
Les participants ont aussi montré une volonté de coopérer par l'intermédiaire de formations, une activité que Front Line développe, en relation avec la sécurité des défenseurs des droits humains et avec la sécurité électronique.
Les participants ont souligné l'importance de partager les connaissances et d'approfondir ses compétences au travers des formations ou autres, sur les droits économiques, sociaux et culturels. “Nous avons besoin d'être sûr que nous continuons à défendre les droits humains, tout en travaillant sur les droit économiques, sociaux et culturels. Cela signifie qu'il faut retourner aux racines et montrer combien tous ces droits sont interconnectés.”
“La stratégie de l'optimisme.”
“ Le poids des problèmes concernant les droits humains est si important que je crois que nous avons besoin de découper le monde en secteurs et en régions pour nous permettre de voir où les progrès ont lieu.”
“Une société civile active et critique est vitale pour un pays.”
Au tout début de la conférence, un des premiers intervenants a évoqué ce qu'il a appelé “la stratégie de l'optimisme”: une approche qui reconnaît les épreuves, les revers et les dangers du travail pour les droits humains, mais qui refuse de se démoraliser ou d'abandonner. Dans le même esprit, le poète Seamus Heaney parle du moment où “ l'espoir et l'histoire riment”. Cette façon de penser a inspiré toute l'assemblée. Bien que beaucoup aient parlé de l'impact de la guerre contre le terrorisme”, ce sujet n'a pas été prédominant. Bien que beaucoup aient déploré les effets néfastes de la mondialisation et de la politique économique mondiale, leurs commentaires n'étaient tournés cers la passé. Tous ceux qui ont décrit l'influence démoralisante des gouvernements corrompus ont montré tout de même leur détermination à lutter même si cela demande un effort immense.
Dans l'ensemble, le contexte politique est moins favorable pour les droits humains qu'il ne l'était deux ans plus tôt, quand la première tribune de Dublin a eu lieu. Depuis ces dernières années, il y a eu d'importants revers aussi bien sur le plan économique que politique dans de nombreux pays. Ceci ne peut pas être nié, même si à long terme, en parlent en décennies plutôt qu'en années, les droits humains et le travail effectue par les organisations ont sensiblement augmenté leur influence.
Dans ce contexte, deux commentaires s'imposent comme conclusion. Le premier est la valeur des petites victoires, quand cela est possible, même si l'objectif final n'est pas encore en vue. Dans les périodes de revers, il est vital de garder le moral: non seulement le moral des défenseurs des droits humains mais aussi le moral de tous les sympathisants des droits humains. Sans de petites réussites, cela est beaucoup plus difficile à réaliser.
Le deuxième commentaire est l'importance des alliances et de la coopération. L'utilité de telles alliances est de renforcer la protection, améliorer les plaidoyers et maintenir la confiance et fut souligné par de nombreux intervenants. C'était également le principal objectif de cette Tribune de Dublin.
Voici trois citations de défenseurs qui y étaient:
“ Nous vivons dans une situation de colère perpétuel.”
“La peur génère la colère et la colère nous paralyse. Nous avons besoin de l'espoir pour continuer.”
“Cette conférence me fait sentir plus fort et me convainc que nous gagnerons: nous avons l'espoir, qui est partagé par tous les défenseurs des droits humains.”